Corruption électorale au Burkina Faso :: une stratégie de lutte en cours

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La  Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) , organise  du 14 au 18 novembre 2022 à Koudougou, un atelier  de  diagnostic et de cadrage pour l’élaboration d’une stratégie de lutte contre la corruption électorale. Cet atelier est organisé en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), et avec la collaboration de l’Autorité Supérieure de Contrôle de l’Etat et de lutte contre la Corruption (ASCE-LC).

L’organisation des élections au Burkina rime très souvent avec la propagande hors campagne, et autres agissements tendant à influencer les choix électoraux. En réponse à cela, des dénonciations, des enquêtes assorties de peines ont été prononcées par les juridictions répressives dans plusieurs localités.


La tenue d’un tel atelier vise à réaliser le diagnostic de la corruption en matière électorale, pour un bon cadrage en vue de l’élaboration d’une stratégie de lutte contre la corruption électorale au Burkina Faso.

À travers ce partenariat, « le PNUD entend apporter, à travers cette première étape du processus d’assainissement de la vie politique au Burkina Faso, sa pierre dans la fondation de l’édifice du prochain cycle électoral », a fait ressortir M.Hermann NAKANBO, de l’allocution qu’il a prononcée au nom de la représentante résidente adjointe du PNUD au Burkina Faso.

Un cadre de réflexion grandement apprécié par le premier responsable de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) M.Elysé OUEDRAOGO, qui a par ailleurs insisté sur les conséquences désastreuses de la corruption électorale, dont l’une d’elles est l’affectation de la confiance des populations et la légitimité des autorités qui en découle.

Dans la même veine que ses prédécesseurs, le Contrôleur Général d’État de l’Autorité Supérieure de Contrôle d’Etat et de lutte contre la Corruption (ASCE-LC) M.Philippe Néri Kouthon NION a rappelé que son institution est de « tous les combats qui fédèrent toutes les énergies et toutes les intelligences concourant à une lutte efficace contre la corruption, quel que soit son domaine de manifestation ». Il a salué l’opportunité d’une telle réflexion en indiquant « qu’il nous faut davantage travailler dans le sens de la prévention et de la répression de la corruption électorale afin d’inculquer aux plus jeunes qui ne sont pas en âge de voter, la culture du refus de la corruption d’où qu’elle vienne… » Il s’agit, de procéder à des échanges fructueux et constructifs sur la responsabilité individuelle et collective de toutes les parties prenantes à la lutte, pour une véritable appropriation des bonnes pratiques. » a-t-il ajouté.

Les travaux qui enregistrent la participation de la CENI, de L’ASCE-LC, de la Justice, du MATDS, des OSC, les représentants des partenaires techniques et financiers et des partis politiques, s’étaleront sur 6 jours et devront à terme mettre aboutir à la conduite d’une étude sur l’élaboration de la stratégie de lutte contre la corruption électorale.

DCP/ASCE-LC

 

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