Célébration en différée du 8 mars 2024- Ouagadougou: L’association « la Perche de l’inclusion » vous invite à sa journée le 14 avril 2024 à Tampouy

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Rasmata Konfé, présidente, de l'asdociation "Perche de l'inclusion".

8 mars journée internationale de la femme est un moment de réflexion et d’instrospection pour l’épanouissement de l’autre moitié du ciel. Dédiée à la femme, dans le but de trouver les solutions aux problèmes cruciaux que rencontrent quotidiennement les femmes. Le 8 mars doit être aussi un moment de solidarité envers les personnes défavorisées. Sur cette question l’association « la Perche de l’inclusion », en a fait son domaine de prédilection. Le 14 mars 2024, du côté de Tampouy, elle célèbre en différée cette journée. Au programme la remise de kits de dignité aux femmes, une course cycliste de femmes handicapées moteurs, un repas communautaire, des messages de paix, de cohésion et de vivre ensemble seront véhiculés, etc.

Les inégalités entre les femmes et les hommes sont les plus historiques et les plus structurelles de nos sociétés.
Malgré des avancées ces dernières décennies le chemin reste long pour atteindre l’égalité.  Selon l’ONU, les femmes devront actuellement attendre encore plus de 300 ans avant de connaître un monde égalitaire.

Les femmes et les jeunes filles continuent de subir le sexisme, la discrimination, les violences basées sur le genre, l’exclusion sociale et économique, etc…

Ici la présidente Rasmata Konfé brandissant son prix

Ces statistiques intriguent les femmes de l’association  » la Perche de l’inclusion », elles qui travaillent d’arrache-pied pour changer la donne au Burkina Faso.

En prélude à la célébration en différée de la Journée internationale de la femme prévue pour ce 14 avril 2024 à Ouagadougou,  la première responsable de l’association est revenue sur les activités  mènées qui sont entre autres la santé sexuelle et reproductive, l’éducation inclusive,  la prise en charge des filles mères et les enfants rejetés.

« Nous accompagnons les filles en grossesse et abandonnées en les aidant jusqu’à l’accouchement et ensuite nous essayons de faire la médiation entre elle et sa famille pour son réintégration familiale, « parce que vous savez aujourd’hui personne ne veut plus bien s’occuper de l’enfant d’autrui « ,  explique madame Konfé dans une voix teintée de tristesse.

« On estime qu’une femme utilise et jette en moyenne plus de 10000 serviettes hygiéniques au cours de sa vie menstruelle. Pour joindre l’utile à l’agréable et répondre à ce besoin crucial, l’association « la Perche de l’inclusion » a déjà formé des jeunes filles sur la confection des serviettes hygiéniques respectueuses de l’environnement.

Projet financé par OXFAM

L’association qui est soutenue par l’ONG Oxfam ambitionne les aider à créer leur propre entreprise de fabrication de serviettes hygiéniques destinées à la vente. « Nous voulons que les jeunes filles connaissent leurs menstrues se prendre en charge pour éviter de tomber dans le filet des garçons » a déclaré Rasmata Konfé.

En rappel, c’est au total 40 filles handicapées et vulnérables qui ont bénéficié de cette formation. D’où ces jeunes  filles seront dotées également le 14 avril de kits de dignité..

Le message c’est de montrer qu’il ya pas de différence entre une femme citadine et rurale et aussi prouver que l’handicap n’est pas une fatalité, a laissé entendre dame Konfé.

La présidente Konfé, invite l’ensemble des Ouagavillois(ses)s à se joindre à elles ce 14 avril 2024 pour mener des réflexions endemble et plaider auprès des décideurs afin qu’ils trouvent des solutions idoines aux préoccupations des femmes vulnérables (handicapées) et aux enfants démunis. Pour paraphraser le philosophe Aristote qui dit je cite « les racines de l’éducation sont amères, mais les fruits sont doux ».

Créee en 2014 et officialisée en 2016 cette association œuvre dans le domaine de l’humanitaire.

Son domaine de définition apporter du sourire et du confort aux personnes issues des couches vulnérables ( personnes handicapées, enfants de la rue, orphelins, filles mères, veuves) considérées comme le maillon faible de la société. « Nous formons les femmes sur des activités génératrices de revenus et l’autonomisation financière des femmes » a fait savoir la coordonnatrice de l’association la « Perche de l’inclusion » Rasmata Konfé.

Pascal K.

Fasoamazone.net

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