Faut il parler de la sexualité aux adolescents dans nos écoles?

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L’éducation sexualité est – il nécessaire à l’école ? Si les uns pensent positivement, les autres émettent des doutes. Pourtant elle s’avère necessaire. 

Pourtant de nombreux parents responsables d’associations et de parcours d’éducation à la vie sexuelle et affective, estiment qu’il est nécessaire d’en parler avec délicatesse et prudence aux enfants sans en faire une présentation purement mécanique, mais en intégrant la question du sens et de la relation à l’autre.

Dès la maternelle comme à la maison, on demande à l’enfant de suivre des règles. Il apprend le respect de l’intimité de chacun, le contrôle de son agressivité, le silence, l’attention. L’attachement à l’enseignant est fort, son rôle faisant écho à celui des parents, qui lui donnent délégation pour aider l’enfant à se canaliser, à intérioriser les interdits, et qui demeure un guide et un protecteur fiable. L’enseignant aide l’enfant à se connaître, à intégrer son identité sexuée de fille ou de garçon, le confirmant par des paroles valorisantes. Véhiculer une indétermination sexuelle, sous-entendre que l’enfant pourrait choisir son identité est particulièrement anxiogène. L’enfant se construit en s’identifiant et en se différenciant avec les adultes de même sexe ou de l’autre sexe, à commencer par son père et sa mère.

Le sexuel appartient « aux grands », ce n’est pas un sujet personnel pour lui. L’important est sa place dans sa famille, avec ses proches, ses amis et vivre dans une harmonie relationnelle. Il apprend que l’intimité « ça se respecte », « ton corps, c’est toi », « tu as le droit de dire non et de te défendre », « si on ne respecte pas ton intimité, tu en parles à tes parents ou à l’enseignant ». L’enfant apprend à intégrer l’égale valeur des sexes. Sans dogmatisme, mais dans un souci d’ouverture, il saura, par exemple, qu’une fille peut faire de la mécanique ou qu’un garçon peut devenir sage-femme. Ainsi s’offre à chacun la possibilité de développer sa personnalité et ses talents.

Une dangereuse ignorance
L’enfant est par nature très curieux. Avant sa puberté, en primaire, on lui doit l’explication de l’origine de la vie. Une présentation claire avec des mots adaptés l’aide à se situer dans la succession des générations et à croire dans le bien-fondé de sa venue au monde. Les parents doivent s’emparer du sujet, qui sera aussi abordé à l’école dans le programme de sciences, sur la reproduction humaine, dès le 1er cycle (CM1 et CM2). Il est nécessaire d’en parler avec délicatesse et sérieux, sans intrusion, ni implication personnelle de l’adulte.

L’enseignant peut avoir une posture scientifique et, avec ses élèves, admirer le processus de la vie : production hormonale, spermatogenèse, cycle féminin, fécondation, grossesse, naissance ; une présentation purement mécanique de l’anatomie et de la physiologie humaines est mal vécue par l’enfant.

L’imagerie est importante : des dessins respectueux et de qualité aident à une vision du corps juste et paisible. L’enjeu est la connaissance de soi-même et, donc, l’estime de soi. Le réflexe de pudibonderie refusant d’expliquer la sexualité, la puberté, l’origine de la vie, empêche l’enfant de se situer sereinement, le garde dans une dangereuse ignorance, en fait une proie facile face à l’avalanche d’informations provenant des réseaux sociaux, à la pornographie, voire à un abuseur potentiel.

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