Ouaga II : 30 ans de prison pour viol aggravé – une justice face à l’urgence des violences faites aux femmes

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Tribunal de Grande Instance(TGI) de Ouaga II, inauguré le 18 Mai 2021
Audience exceptionnelle au Tribunal de Grande Instance de Ouaga II : des condamnations lourdes qui relancent le débat sur les viols et violences contre les femmes

Ouagadougou, 28 avril 2026 – La Chambre criminelle du Tribunal de Grande Instance de Ouaga II a marqué les esprits lors d’une audience extraordinaire consacrée à six dossiers sensibles, dont plusieurs cas de viol aggravé. Au total, dix accusés étaient concernés.

Dans un contexte de recrudescence des violences basées sur le genre, ces décisions judiciaires fortes soulèvent une question cruciale : pourquoi de viols et de violences faites aux femmes, et quelles solutions durables pour y mettre fin ?

Des peines exemplaires du tribunal pour des crimes graves

Après des débats contradictoires, le Tribunal a prononcé des sanctions lourdes :

  • 30 ans de prison ferme pour Rouamba Issaka pour viol aggravé, avec mandat d’arrêt
  • 15 ans de prison ferme pour Zabsonré Latifo, assortis d’une amende de 3 000 000 FCFA
  • 11 ans de prison ferme pour Nikiema Séni, avec la même amende

Un autre accusé, poursuivi pour viol aggravé, a été acquitté au bénéfice du doute, illustrant l’importance du respect des principes fondamentaux de justice.

Par ailleurs, un dossier de meurtre a été mis en délibéré au 5 mai 2026, tandis que cinq autres accusés impliqués dans des affaires de stupéfiants ont écopé de peines allant du sursis à plusieurs années d’emprisonnement.

Viols et violences faites aux femmes : une crise sociale profonde
Ces condamnations, aussi sévères soient-elles, mettent en lumière une réalité préoccupante : la persistance des violences sexuelles au Burkina Faso.

Les causes sont multiples :

  • Silence social et stigmatisation des victimes
  • Faible dénonciation des agressions
  • Impunité perçue dans certains milieux
  • Défaillances dans l’éducation et la prévention
  • Inégalités de genre profondément enracinées
Dans de nombreuses situations, les victimes hésitent à porter plainte, par peur du jugement, des représailles ou du rejet familial.
 Quelles solutions pour protéger la femme et la société burkinabè ?

Face à cette urgence, plusieurs pistes s’imposent :

✔️ Renforcer la prévention et l’éducation

Sensibiliser dès le plus jeune âge au respect, au consentement et à l’égalité entre les sexes.

✔️ Revoir  l’application des lois

Les décisions du TGI Ouaga II montrent une volonté de dissuation, mais leur application doit être systématique et visible.

✔️ Protéger et accompagner les victimes

Mise en place de centres d’écoute, assistance juridique gratuite et suivi psychologique.

✔️ Mobiliser toute la société

Familles, leaders communautaires, médias et institutions doivent agir ensemble.

 Une responsabilité collective pour un avenir sans violences

Le combat contre les viols et les violences faites aux femmes ne peut être gagné uniquement dans les tribunaux. Il nécessite une transformation profonde des mentalités.

Garantir la sécurité et la dignité de la femme, c’est protéger la famille et construire une société burkinabè plus juste, plus forte et plus humaine.

La rédaction

FasoAmazone.net

Source: TGI Ouaga II

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