
À Ouagadougou, dans le district sanitaire de Boulmiougou, les acteurs associatifs du domaine de la santé amorcent une nouvelle étape de leur structuration. Réunis le samedi 9 mai 2026 à l’initiative de l’Association d’Assistance pour les Maladies Infectieuses (ADAPMI), une trentaine de responsables d’associations ont pris part à une séance d’information consacrée à la loi n°011-2025/ALT du 17 juillet 2025.

Cette rencontre visait à permettre aux organisations de la société civile de mieux comprendre les nouvelles exigences légales encadrant la liberté d’association au Burkina Faso, mais surtout à accélérer leur mise en conformité.

Une démarche pour renforcer la transparence et la collaboration
Dans un contexte où les autorités burkinabè renforcent le contrôle et la régulation du secteur associatif, l’initiative de l’ADAPMI s’inscrit dans une dynamique de collaboration constructive avec le district sanitaire de Boulmiougou.

Selon les organisateurs, il s’agit avant tout de garantir une meilleure efficacité des interventions sur le terrain, tout en respectant le cadre légal en vigueur.
Une loi pour assainir et sécuriser le secteur associatif
La communication principale, animée par Songré Pamoussa, président de l’ADAPMI, a permis de revenir en détail sur les innovations majeures de la loi n°011-2025/ALT, promulguée par décret le 23 juillet 2025.

Cette réforme vise notamment à :
Renforcer la transparence et la bonne gouvernance des associations ;
Lutter contre le financement du terrorisme et le blanchiment de capitaux ;
Assurer un meilleur suivi des organisations intervenant sur le territoire.
Parmi les principales obligations rappelées figurent :
La détention obligatoire d’un récépissé en règle ;
L’interdiction de cumul de présidences associatives ;
La séparation stricte entre certaines fonctions publiques et la direction d’associations ;
La transmission obligatoire des rapports financiers aux autorités compétentes ;
La présence d’un siège physique officiel ;
La déclaration des financements à partir de 500 000 F CFA.

Une forte adhésion des acteurs associatifs
Les participants ont salué cette initiative jugée essentielle pour leur mise à niveau juridique et organisationnelle.
Pour plusieurs responsables, cette séance a permis de combler des zones d’ombre et de mieux comprendre les exigences de la nouvelle réglementation.

Vers un secteur associatif plus structuré à Boulmiougou
Avec cette démarche proactive, les associations du district sanitaire de Boulmiougou affichent leur volonté de poursuivre leurs actions en faveur de la santé publique dans un cadre désormais plus rigoureux, transparent et conforme à la loi.

Une dynamique qui pourrait servir de modèle à d’autres districts sanitaires du Burkina Faso dans le processus d’assainissement du secteur associatif.

Pascal K.














