
Tentative d’infanticide à Dakar : une étudiante arrêtée après un accouchement clandestin, un nourrisson sauvé in extremis
À Dakar, au Sénégal, une affaire bouleversante secoue l’opinion publique et ravive le débat sur les abandons de nouveau-nés et la détresse silencieuse de nombreuses jeunes femmes confrontées à des grossesses cachées.
Selon les informations relayées ce lundi 11 mai 2026 par la police sénégalaise, une jeune femme se présentant comme étudiante a été interpellée par les éléments du Commissariat d’arrondissement des HLM, encore appelé Commissariat de Biscuiterie/HLM, pour une présumée tentative d’infanticide après un accouchement clandestin survenu dans le quartier de la Cité Bissap à Dakar.
Les faits remontent à la nuit du 9 mai 2026. Aux environs de 00h15, les forces de l’ordre ont été alertées par les sapeurs-pompiers pour une intervention d’urgence dans une habitation de la Cité Bissap. Une fois sur les lieux, les policiers découvrent une scène particulièrement troublante : la jeune femme se trouvait allongée dans les toilettes de son domicile, dans un état laissant penser qu’elle venait d’accoucher en secret.
Au cours des premières investigations, les enquêteurs ont établi que le nouveau-né avait été introduit dans une canalisation reliée à une fosse septique. Grâce à une opération délicate menée par les sapeurs-pompiers, le bébé, une petite fille, a pu être extrait vivant des conduites d’évacuation.
Le nourrisson, retrouvé dans un état critique, a immédiatement été transporté à l’hôpital Idrissa Pouye de Grand Yoff pour une prise en charge médicale intensive. La mère présumée y a également été admise sous surveillance policière avant d’être placée en garde à vue après autorisation médicale.
Cette affaire provoque une immense vague d’émotion au Sénégal et au-delà. Derrière ce drame humain, plusieurs questions profondes émergent : la peur du jugement social, l’isolement psychologique, les grossesses dissimulées, la précarité, le manque d’accompagnement familial ou encore l’absence de soutien psychosocial pour certaines jeunes filles et femmes en détresse.
Un phénomène alarmant qui interpelle toute la société.
Les abandons de nourrissons et les accouchements clandestins semblent se multiplier dans plusieurs villes africaines.
Ces drames, souvent liés à la honte, à la peur ou à la pression sociale, doivent aujourd’hui être considérés comme une urgence sociale majeure.
Il devient indispensable de renforcer :
l’éducation sexuelle et reproductive ;
l’écoute psychologique des jeunes filles ;
les mécanismes d’assistance sociale ;
la sensibilisation familiale et communautaire ;
ainsi que la protection des femmes confrontées à des grossesses difficiles.
Car derrière chaque bébé abandonné, il y a souvent une profonde détresse humaine qui n’a pas été entendue à temps.
Plus que jamais, les autorités, les familles, les leaders communautaires, les éducateurs et les organisations sociales sont appelés à agir ensemble pour prévenir ces tragédies qui endeuillent nos sociétés.
Non à l’abandon des nouveau-nés.
Oui à l’écoute, à l’accompagnement et à la protection de la vie.














