Foire aux semences paysannes 2026 : Yelemani place la souveraineté alimentaire au cœur des enjeux agricoles au Burkina Faso

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Loumbila accueillera du 21 au 23 mai 2026 la 3ᵉ édition de la foire « De la graine à la table » organisée par l’association Yelemani autour de la souveraineté alimentaire et des semences paysannes.

À l’heure où les défis climatiques, la dépendance alimentaire et la disparition progressive des semences locales inquiètent de plus en plus les producteurs, l’association Yelemani entend remettre les semences paysannes au centre des politiques agricoles. Du 21 au 23 mai 2026, le site agroécologique de Loumbila accueillera la troisième édition de la foire « De la graine à la table », un rendez-vous désormais incontournable pour les acteurs engagés dans la souveraineté alimentaire au Burkina Faso.

Placée sous le thème : « Banque de semences paysannes et souveraineté alimentaire au Burkina Faso : enjeux, défis et perspectives », cette édition ambitionne de renforcer la préservation du patrimoine phytogénétique national et de promouvoir une agriculture durable, résiliente et indépendante.

Journalistes, femmes et hommes de médias mobilisés autour des enjeux de souveraineté alimentaire au Burkina Faso !

Face à la presse ce mercredi 13 mai 2026 à Ouagadougou, les organisateurs ont affiché leur volonté de faire de cette foire bien plus qu’un simple cadre d’exposition agricole. Pour Yelemani, il s’agit d’un espace stratégique de réflexion, de transmission et d’action autour des semences paysannes, considérées comme la base de toute souveraineté alimentaire.

Selon M. Yoni Kader, représentant de l’association, l’événement s’inscrit désormais dans une dynamique nationale. « Cet événement dépasse le cadre associatif et s’inscrit dans une dynamique nationale de souveraineté alimentaire et de préservation du patrimoine phytogénétique », a-t-il déclaré lors de la lecture de la déclaration liminaire.

Depuis 2024, l’association dispose d’une banque de semences paysannes, véritable outil de conservation, de multiplication et de partage des variétés locales adaptées aux réalités agroécologiques du Burkina Faso. Une initiative saluée par plusieurs acteurs du monde agricole qui y voient une réponse concrète à la vulnérabilité des systèmes alimentaires face aux crises climatiques

 et économiques.

Participants, participantes, producteurs, chercheurs, élèves, étudiants, ONG et acteurs du monde agricole sont attendus du 21 au 23 mai 2026 à Loumbila pour la 3ᵉ édition de la foire « De la graine à la table » organisée par l’association Yelemani.

Pendant trois jours, producteurs, chercheurs, organisations paysannes, #ONG, étudiants, élèves et partenaires venus du Burkina Faso, du Mali et du Togo prendront part à des panels, des formations, des expositions, des échanges de semences, des concours ainsi qu’à une table ronde dédiée aux enjeux liés à la gestion des ressources phytogénétiques.

Les #organisateurs entendent notamment :
partager les expériences de gestion des banques communautaires de semences ;
vulgariser les stratégies de conservation des ressources phytogénétiques ;
renforcer la collaboration entre chercheurs et producteurs ;
promouvoir les bonnes pratiques de production de semences maraîchères paysannes ;
élaborer une feuille de route nationale pour une gestion efficace des semences locales.

Cette édition 2026 se distingue également par plusieurs innovations majeures. Outre l’ouverture à des délégations étrangères, l’introduction de l’art oratoire au profit des élèves traduit une volonté forte de sensibiliser la jeunesse aux enjeux de l’alimentation, de l’agriculture durable et de la préservation des savoirs endogènes.

Environ une centaine de participants sont attendus chaque jour sur le site de Loumbila. À travers cette foire « De la graine à la table », Yelemani veut démontrer que la reconquête de la souveraineté alimentaire passe inévitablement par la sauvegarde des semences paysannes, ce patrimoine vivant que les communautés rurales continuent de protéger malgré les nombreuses pressions modernes.

Dans un contexte marqué par les défis sécuritaires, climatiques et économiques, cette initiative apparaît comme un plaidoyer fort pour une agriculture plus autonome, inclusive et enracinée dans les réalités locales du Burkina Faso.

Pascal K.

FasoAmazone.net

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