Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 21 mai 2026,
en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 12 H 42 mn,
sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.
I. DELIBERATIONS
I.1. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO
Le Conseil a adopté un rapport relatif aux projets spécifiques de la Grande Chancellerie des Ordres burkinabè. Ces projets visent l’approvisionnement de la Grande Chancellerie des Ordres
burkinabè en médailles et pin’s « made in Burkina ». Ils portent sur l’acquisition de 5875 médailles, de 2300 agrafes et de 47 005 pin’s.
Le coût global des projets spécifiques s’élève à cinq cent deux millions deux
cent soixante-dix-huit mille (502 278 000) F CFA TTC. Le financement est
assuré par le budget de l’Etat, exercice 2026.
I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’EAU, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES
Le Conseil a adopté un décret portant règlementation de l’abattage, des
mouvements intérieurs et de l’exportation des asins, des camélins, des équins et
de leurs produits au Burkina Faso.
Ce décret est une relecture du décret
n°2016 857/PRES/PM/MRAH/MCIA/MINEFID/MATDSI du 07 septembre 2016 portant règlementation de l’abattage et de l’exportation des asins, des
camélins, des équins et de leurs produits au Burkina Faso.
Les insuffisances constatées dans l’application dudit décret ne permettent pas de
lutter efficacement contre le commerce transfrontalier et la sortie massive des
animaux sur pied qui est le nouveau mode opératoire utilisé par les trafiquants.
En effet, depuis 2015, l’existence des asins est menacée dans notre pays en
raison de la forte demande en Asie des produits asins en général et des peaux en
particulier. Pourtant, l’élevage des asins, des camélins et des équins au
Burkina Faso revêt une importance socio-économique et culturelle indéniable
pour les populations rurales.
Les principales innovations du nouveau décret portent sur :
– la prise en compte du mouvement intérieur et la gestion des animaux et
produits saisis ;
– l’instauration d’un agrément de commerçant pour les acteurs exerçant ce
commerce ;
– l’obtention préalable d’une autorisation de déplacement dans les zones à
fort potentiel de trafic ;
– la saisie ou la confiscation des animaux et de leurs produits.
L’adoption de ce décret permet de disposer de textes règlementaires en vue de
lutter efficacement contre le trafic des asins, des camélins, des équins et de leurs
produits au Burkina Faso.
I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
Le Conseil a adopté quatre (04) rapports.
Le premier rapport est relatif à un projet de décret portant statut général des
établissements publics de prévoyance sociale.
Ce décret est une relecture du décret n°2014-679/PRES/PM/MEF/MFPTSS du
1er août 2014 portant statut général des établissements publics de prévoyance
sociale.
Cette relecture vise à pallier les insuffisances constatées dans son application et
à harmoniser le cadre juridique des établissements publics de prévoyance sociale
avec celui des Etats membres de la Conférence interafricaine de la prévoyance
sociale.
Les innovations du décret portent entre autres, sur :
– la possibilité pour l’établissement public de prévoyance sociale de
bénéficier d’un patrimoine d’affectation dont les conditions sont fixées
par arrêté conjoint du ministre chargé de la tutelle technique et du ministre
chargé de la tutelle financière ;
– la définition de la composition du Conseil d’administration de
l’établissement public de prévoyance sociale dont les ressources
proviennent essentiellement de l’Etat ;
– la définition de la composition du Conseil d’administration de l’établissement public de prévoyance sociale en charge de la gestion des
régimes d’assurance maladie ;
– la création d’un comité d’audit et d’un comité d’investissement au sein du
Conseil d’administration ;
– la prévision de l’établissement d’un contrat de performance devant être
conclu entre le Conseil d’administration et le Directeur général.
L’adoption de ce décret permet de renforcer le cadre juridique et institutionnel
du système de protection sociale au Burkina Faso.
Le deuxième rapport est relatif à un projet de décret portant déclaration
d’utilité publique urgente, les projets de réhabilitation des infrastructures du
domaine public ferroviaire du Burkina Faso.
Le domaine public ferroviaire de notre pays fait l’objet d’une occupation anarchique se traduisant par un envahissement des couloirs ferroviaires à la
sortie des agglomérations et des emprises des gares par des riverains aux fins
d’activités diverses ou d’érection d’habitats spontanés.
Cette situation compromet la sécurité des installations, des convois ferroviaires
et la mise en œuvre des projets de réhabilitation envisagés par la Société de
gestion du patrimoine ferroviaire du Burkina (SOPAFER-B).
Ce décret vise à déclarer d’utilité publique urgente les projets de réhabilitation
des infrastructures du domaine public ferroviaire du Burkina Faso afin de permettre la libération des emprises des sites en vue de sauvegarder le
patrimoine ferroviaire et de prévenir les risques d’arrêt du trafic.
Les projets de réhabilitation envisagés concernent :
– la remise en état des infrastructures ferroviaires à travers une régénération
intégrale des 622 km du linéaire, de manière à permettre un trafic avec
une charge de 20 tonnes par essieu contre 17 tonnes par essieu
actuellement ;
– le renouvellement de la voie ferrée et ses dépendances de manière à
réduire le temps de parcours pour le transport international et à relever la
vitesse moyenne à 100 km/h ;
– la mise en place d’un système de signalisation moderne permettant
l’amélioration de la sécurité et la gestion automatisée des circulations
ferroviaires.
L’adoption de ce décret permet de déclarer d’utilité publique urgente les projets
de réhabilitation des infrastructures du domaine public ferroviaire du
Burkina Faso.
Le troisième rapport est relatif à la situation d’exécution du budget et de la
trésorerie de l’Etat, exercice 2026, au 31 mars.
Au 31 mars 2026, les recettes budgétaires recouvrées atteignent
807,56 milliards F CFA, pour un objectif trimestriel de 748,60 milliards
F CFA, correspondant à un taux d’exécution de 107,88% sur le trimestre et de
22,71% sur l’année.
Au terme du premier trimestre 2026, le niveau d’exécution des crédits de
paiement s’établit à 741,23 milliards F CFA, sur une prévision de
3 918,29 milliards F CFA, soit un taux d’exécution de 18,92%. A la même date
en 2025, le montant des dépenses exécutées était de 730,24 milliards F CFA.
Au niveau de la gestion de la trésorerie, au 31 mars 2026, au total
1 453,44 milliards F CFA ont été encaissés sur des comptes de disponibilités
des comptables directs du trésor, contre 911,20 milliards F CFA à la même
période en 2025, soit un taux de progression de 59,51%.
Le montant total des décaissements effectués par le Trésor public se chiffre à
1 245,33 milliards F CFA contre 969,70 milliards F CFA à la même période en
2025.
En rapprochant les encaissements des décaissements, il se dégage un solde
créditeur de 208,11 milliards F CFA.
A l’issue du premier trimestre 2026, une analyse des principaux soldes et
indicateurs permet d’apprécier la performance de la mise en œuvre des mesures
prises en matière de gouvernance budgétaire et économique.
Ainsi, au 31 mars 2026, il se dégage une épargne budgétaire de
239,45 milliards F CFA et un solde budgétaire global excédentaire de
66,33 milliards F CFA. A fin mars 2025, l’épargne budgétaire était
excédentaire de 86,32 milliards F CFA et le solde budgétaire global déficitaire
de 52,68 milliards F CFA.
Au regard de ces performances, le Conseil recommande aux acteurs de
poursuivre les efforts en faveur de l’efficacité budgétaire et invite les
ordonnateurs à réengager en priorité sur le budget 2026, les dépenses non
abouties des exercices 2025 et antérieurs, avant tout nouvel engagement afin
d’éviter l’accumulation de la dette intérieure.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission du rapport sur la situation
d’exécution du budget et de la trésorerie de l’Etat, exercice 2026, au 31 mars à
l’Assemblée législative du Peuple.
Le quatrième rapport est relatif à un projet de décret portant création du
Fonds souverain minier d’investissements du Burkina Faso (FSMIB) « Siniyan-Sigui ».
Depuis plusieurs mois, le cours de l’or connaît une hausse historique
franchissant le seuil de 4000 dollars américains (USD) l’once, soit environ
78 000 F CFA le gramme. Cette conjoncture exceptionnelle génère des revenus
miniers excédentaires considérables pour l’Etat, dont la capitalisation structurée
permettrait de transformer une rente conjoncturelle en un levier de
développement durable. Malgré cette embellie du cours de l’or, des insuffisances majeures ont été relevées, notamment l’absence d’un mécanisme
dédié à la captation et à la gestion des recettes minières excédentaires ainsi que
celle d’épargne intergénérationnelle permettant aux générations futures de
bénéficier des rentes minières actuelles.
Au regard de la place stratégique du secteur des mines dans l’économie
nationale, il est impératif de doter notre pays d’un fonds souverain adossé aux
ressources minières.
Le présent décret vise la mise en place dudit fonds pour entre autres :
– financer de manière autonome des infrastructures stratégiques et la relance
industrielle nationale ;
– renforcer la souveraineté financière du Burkina Faso et améliorer sa
notation souveraine.
L’adoption de ce décret permet la création du Fonds souverain minier
d’investissements « Siniyan-Sigui » en vue de la transformation des rentes
minières en levier de développement durable et de souveraineté économique au
profit des populations du Burkina Faso.
I.4. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
Le Conseil a adopté un rapport relatif à une demande d’agrément pour la
nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de l’Ordre
souverain militaire hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de
Malte auprès du Burkina Faso.
Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur
Patrick JABRE, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire
de l’Ordre souverain militaire hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes
et de Malte auprès du Burkina Faso, avec résidence à Ouagadougou.
I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT
Le Conseil a adopté deux (02) rapports.
Le premier rapport est relatif à un projet de loi portant définition et sanctions
des infractions en matière de métrologie.
Les infractions et les sanctions en matière de métrologie sont régies au Burkina
Faso par la Zatu n°86-021/CNR/PRES du 24 mars 1986 relative au système de
mesure et organisant le contrôle des instruments de mesure. Au fil des années et
au regard des évolutions dans le secteur de la métrologie, ce cadre légal a
montré ses limites.
Ce projet de loi permettra notamment à notre pays de corriger les insuffisances
décelées dans les dispositions de ladite Zatu, de s’adapter au contexte actuel des
textes en matière de métrologie et de se conformer aux dispositions du
Règlement n°08/2014/CM/UEMOA du 25 septembre 2014.
Les innovations majeures du projet de loi se rapportent au relèvement du
quantum des peines et du taux des amendes ainsi qu’à la prise en compte des
infractions relatives aux mesures présentées dans des publicités ou autres
communications publiques, aux préemballages et à la règlementation sur les
mesurages.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à
l’Assemblée législative du Peuple.
Le second rapport est relatif à un projet de décret portant modification du
décret n°2016-357/PRES/PM/MCIA/MINEFID du 13 mai 2016 portant
approbation des statuts de l’Agence burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité (A.B.NOR.M).
Le décret n°2025-1683/PF/PRIM/MEF du 31 décembre 2025 portant
modification du décret n°2014-613/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant
statut général des Etablissements publics de l’Etat à caractère administratif
(EPA) a consacré la réduction du nombre d’observateurs aux sessions du
Conseil d’administration et rend obligatoire la modification de leurs statuts.
L’Assemblée générale des Etablissements publics de l’Etat a également
recommandé en 2024, la prise en compte des Bureaux comptables des matières
dans les statuts particuliers et les organigrammes des Etablissements publics de
l’Etat.
L’adoption de ce décret permet à l’Agence burkinabè de normalisation, de la
métrologie et de la qualité de se doter de textes règlementaires en vue
d’accomplir efficacement ses missions.
I.6. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE
ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET TECHNIQUE
Le Conseil a adopté un rapport relatif aux projets spécifiques du ministère de
l’Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique.
Ces projets spécifiques portent sur l’acquisition d’équipements au profit de
l’éducation en situation d’urgence afin d’assurer la continuité éducative et de
renforcer la résilience des populations impactées par la crise sécuritaire.
Ces projets concernent :
– la fourniture, l’installation et l’équipement de tentes sahéliennes ;
– l’acquisition à bonne date de matières d’œuvres pour les deux (02)
sessions de certification de 2026 des examens nationaux au profit de trois
(03) directions régionales de l’Enseignement secondaire et de la formation
professionnelle et technique.
Le coût global des projets s’élève à deux milliards cinq cent cinq millions cent
cinquante-sept mille cent trente-neuf (2 505 157 139) F CFA.
Le financement est assuré par le budget de l’Etat, exercice 2026.
II. COMMUNICATIONS ORALES
II.1. Le ministre de l’Economie et des finances a fait au Conseil deux (02)
communications :
La première communication est relative à la situation économique et
financière du Burkina Faso en 2025, les premières tendances en 2026 et
les perspectives 2027-2029.
Sur la base des données quasi-définitives, l’économie burkinabè affiche une
croissance de 5,3% en 2025 après 4,8% en 2024, confirmant ainsi une trajectoire
ascendante encourageante. Cette croissance, moins forte que les précédentes
prévisions en raison d’une révision à la baisse des performances des secteurs
secondaire et tertiaire, témoigne néanmoins d’une résilience économique
remarquable et d’un renforcement des acquis de croissance grâce aux efforts
soutenus du Gouvernement. L’inflation s’établit à -0,5% pour l’année 2025 en
baisse de 4,7 points de pourcentage par rapport à 2024.
Cette évolution reflète
principalement les effets de la bonne campagne agricole 2025/2026 sur les prix
des produits alimentaires.
En 2026, l’activité économique évoluerait dans un environnement international
toujours marqué par les incertitudes géopolitiques et commerciales, avec leurs
effets potentiels sur le cours des matières premières et l’économie. Malgré ce
contexte, les perspectives économiques nationales demeurent encourageantes, portées par la poursuite des efforts de reconquête du territoire et les perspectives
d’une bonne campagne agro-pastorale.
L’activité économique maintiendrait sa trajectoire ascendante avec une croissance projetée à 5,7% en 2026 après 5,3% en 2025 en scénario tendanciel
mais pourrait atteindre une croissance de 7,7% avec la mise en œuvre du Plan
RELANCE 2026-2030.
Sur la période 2027-2030, l’économie s’inscrirait sur une trajectoire de
croissance soutenue avec des taux de 6,1% en 2027, de 5,5% en 2028 et de 5,3%
en 2029. Cette dynamique serait portée par l’ensemble des secteurs. L’inflation
resterait maîtrisée en dessous de 3% sur l’ensemble de la période 2027-2029
sous l’hypothèse d’une bonne campagne agricole, de l’amélioration de la
situation sécuritaire nationale, de la poursuite des mesures gouvernementales de
lutte contre la vie chère et de l’atténuation des tensions géopolitiques.
La seconde communication est relative à la situation d’exécution du budget et
de la trésorerie de l’Etat, exercice 2025, au 31 décembre.
Au 31 décembre 2025, les recettes budgétaires ont été recouvrées à hauteur de
3 693,71 milliards F CFA, soit un taux de recouvrement de 108,40%. Comparé
au niveau des recouvrements au 31 décembre 2024 qui était de
2 947,67 milliards F CFA, il ressort une progression de 746,04 milliards F CFA
et une hausse de la performance de recouvrement de 14,99 points de
pourcentage.
Au titre de l’exécution des dépenses budgétaires, le niveau d’exécution du
budget de l’Etat s’établit à 4 076,77 milliards F CFA sur une prévision des
Crédits de paiement (CP) ajustés de 4 095,41 milliards F CFA, soit un taux
d’exécution de 99,55%. A la même date en 2024, le montant des dépenses
exécutées était de 3 666,13 milliards F CFA, correspondant à un taux
d’exécution de 98,92% sur les CP ajustés de 3 706,12 milliards F CFA.
Au titre de la gestion de la trésorerie, au total 5 082,05 milliards F CFA ont été
encaissés sur des comptes de disponibilités des comptables directs du trésor,
contre 3 919,20 milliards F CFA au 31 décembre 2024, soit un taux de
progression annuelle de 29,67%. Le montant total des décaissements effectués
par le Trésor public se chiffre à 5 022,73 milliards F CFA contre
3 814,86 milliards F CFA à la même période en 2024, soit un taux de
progression annuelle de 31,66%.
En rapprochant les encaissements des décaissements, il se dégage un solde
créditeur de 59,32 milliards F CFA.
Au 31 décembre 2025, l’épargne budgétaire est ressortie à 625,35 milliards
F CFA contre 347,96 milliards F CFA en 2024, soit une amélioration de
277,39 milliards F CFA et un solde budgétaire global déficitaire de
506,48 milliards F CFA pour une prévision corrigée de -813,06 milliards
F CFA.
Au regard de la situation d’exécution du budget au 31 décembre 2025 et dans le
cadre de la poursuite des actions visant l’efficacité de la dépense budgétaire, le
Conseil a instruit les ordonnateurs de poursuivre le réengagement des dépenses
non abouties des budgets 2025 et antérieurs sur le budget 2026 avant tout
engagement de nouvelles dépenses, afin d’éviter la constitution de nouvelles
dettes.
II.2. Le ministre de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme a
fait au Conseil une communication relative à la 30e
édition du Festival
panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), prévue
du 20 au 27 mars 2027 sur le thème « Cinémas d’Afrique et développement
endogène ».
Malgré leur croissance et la diversification des récits, les cinémas d’Afrique font
face à des défis nécessitant des stratégies endogènes pour leur diffusion.
Le cinéma, en tant qu’expression culturelle impactant, est central dans la quête
d’émancipation et de souveraineté des peuples africains. Ce thème vise à mettre
en évidence les passerelles entre le développement endogène et le cinéma en
Afrique.
II.3. Le ministre de l’Enseignement de base, de l’alphabétisation et de la
promotion des langues nationales (MEBAPLN) et celui de l’Enseignement
secondaire et de la formation professionnelle et technique (MESFPT) ont fait au
Conseil le point des préparatifs des examens et concours scolaires et de la
certification professionnelle de la session de 2026.
Au titre du MEBAPLN, les épreuves écrites et orales de l’évaluation
certificative des acquis des apprenants de l’alphabétisation ont débuté le 19 mai
2026 et s’achèvent le 06 juin 2026.
Le Certificat d’études primaires (CEP)
débute le 02 juin et prend fin le 18 juillet 2026.
Au titre du MESFPT, les examens et les concours scolaires ainsi que les
certifications professionnelles ont débuté le 05 mai 2026 par les épreuves
physiques et sportives et prennent fin le 22 septembre 2026 avec la proclamation
des résultats du Brevet professionnel de technicien spécialisé (BPTS).
Les épreuves d’éducation physique et sportive du Brevet d’études du premier
cycle (BEPC), des Brevets d’études professionnelles (BEP) et des certificats
d’aptitude professionnelle (CAP) se sont déroulés du 05 au 19 mai 2026. Leurs
épreuves écrites commencent le 02 juin et s’achèvent respectivement les 12, 13
et 15 juin 2026.
Les épreuves d’éducation physique et sportive du Baccalauréat (BAC) se
déroulent du 21 mai au 04 juin 2026. Leurs épreuves écrites auront lieu du
23 juin au 10 juillet 2026.
Pour ce qui concerne les certifications de qualification professionnelles, le
Certificat de qualification professionnelle (CQP) se déroulera du 30 juin au 07
juillet 2026. Quant au Brevet de qualification professionnelle (BQP), il se
déroulera du 21 au 28 juillet 2026. Le Brevet professionnel de technicien (BPT)
est prévu du 1er au 08 septembre 2026, et celui du Brevet professionnel de
technicien spécialisé (BPTS) du 15 au 22 septembre 2026.
Le MEBAPLN enregistre au total 385 543 candidats, soit 219 388 filles/femmes
et 166 155 garçons/hommes.
Le MESFPT enregistre au total 373 631
candidats dont 212 450 filles/femmes et 161 181 garçons/hommes.
L’ensemble des candidats enregistrés au compte des deux ministères s’élève à
759 174.
Des dispositions sont prises pour la bonne tenue des concours et examens
scolaires et des certifications professionnelles de la session de 2026.
III. NOMINATIONS
III. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
A. AU TITRE DE LA PRIMATURE
– Monsieur Yaya SANOU, Mle 245 217 M, Inspecteur du trésor,
2e
classe, 1er échelon, est nommé Chargé d’études ;
– Monsieur Ernest KABORE, Mle 91 269 A, Inspecteur du trésor,
2e classe, 5e échelon, est nommé Secrétaire technique chargé du suivi du
portefeuille des participations de l’Etat et ses démembrements dans les
entités économiques.
B. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’EAU, DES
RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES
– Monsieur David Dléwigo Dimitri KAM, Mle 57 448 G, Ingénieur
d’agriculture, 1
ère classe, 10e
échelon, est nommé Secrétaire général de la
Société Faso Agropoles ;
– Monsieur Abdoulaye GUIRE, Mle 254 862 R, Ingénieur agronome, 1 ère classe, 4e
échelon, est nommé Directeur de la formation continue et de l’incubation de l’Ecole nationale de formation agricole de Matourkou.
C. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
– Madame Nana BANDRE/TRAORE, Mle 58 465 E, Inspecteur desimpôts, 2e classe, 6e
échelon, est nommée Conseiller fiscal de la Caisse
autonome de retraite des fonctionnaires ;
– Monsieur Romiald Samdpawendé NIKIEMA, Mle 57 139 W, Inspecteur des impôts, 2e
classe, 1er échelon, est nommé Directeur du Centre des impôts de Ouaga VI ;
– Monsieur Lassané KARGOUGOU, Mle 55 744 D, Inspecteur des impôts, 2e classe, 4 e
échelon, est nommé Directeur des moyennes
entreprises du Centre IV ;
– Madame Orokia DIABI/SANOGO, Mle 239 762 Y, Contrôleur des services financiers, 2 e classe, 2e
échelon, est nommée Comptable principal
des matières de l’Agence burkinabè pour l’emploi « Faso Tonlo Zï » ;
– Monsieur Bassene BAKONE, Mle 346 173 X, Inspecteur des douanes,
catégorie I, grade initial, 4e
échelon, est nommé Membre permanent à la
Coordination nationale de lutte contre la fraude.
D. AU TITRE DU MINISTERE DES SERVITEURS DU PEUPLE
– Monsieur Ousmane David ZANNE, Mle 212 429 T, Conseiller en gestion des ressources humaines, 2
e classe, 3e échelon, est nommé Inspecteur
technique des services.
E. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA
CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME
– Monsieur Salifou OUARMA, Mle 220 278 V, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1 ère classe, 5 e échelon, est nommé Directeur général de la communication et des médias.
F. AU TITRE DU MINISTERE DE LA CONSTRUCTION DE LA PATRIE
– Monsieur Kouka Benjamin KONKOBO, Mle 92 929 S, Ingénieur en génie civil, 1 ère classe, 11e
échelon, est nommé Conseiller technique ;
– Monsieur Gomsida OUEDRAOGO, Mle 75 404 M, Ingénieur en génie civil, 2 e classe, 6e
échelon, est nommé Chargé de mission ;
– Monsieur Souako KOHOUN, Mle 91 369 J, Géographe, 2 e classe, 6 e
échelon, est nommé Directeur général de l’Office national du contrôle des Aménagements et des constructions (ONC-AC) ; Monsieur Moussa DEMBELE, Mle 48 523 H, Conseiller d’intendance
scolaire et universitaire, 2 e classe, 4e
échelon, est nommé Directeur de
l’administration des finances de l’Ecole nationale des travaux publics ;
– Monsieur Bobolewendé Solomé OUEDRAOGO, Mle 241 642 R, Conseiller d’éducation, 1 ère classe, 8e échelon, est nommé Directeur de la
formation initiale de l’Ecole nationale des travaux publics.
Le Porte-parole du Gouvernement,
Pindgwendé Gilbert Ouédraogo















