
À Paspanga, le 30 juin 2026, le comité Kalgondé a mis le théâtre au service de la sensibilisation citoyenne. Devant des chefs coutumiers, des leaders communautaires et de nombreux habitants, cette initiative a ouvert un espace d’échanges sur les violences basées sur le genre (VBG), les infections sexuellement transmissibles (IST) et les grossesses précoces en milieu scolaire, afin de promouvoir une prise de conscience collective et des changements durables de comportements.

« La lutte contre ces fléaux doit être l’affaire de tous. » C’est par ces mots que Madame Nikièma née Wanga Kadidia, porte-parole du comité Kalgondé, a donné le ton, ce mardi, dans l’enceinte de la radio Optima.

Ce regroupement d’associations féminines, basé à Ouagadougou, a en effet proposé un théâtre-forum interprété par la troupe Nerwata, avec un objectif clair : sensibiliser le plus grand nombre aux conséquences dramatiques des violences basées sur le genre (VBG), des IST et des grossesses en milieu scolaire.

Devant une foule nombreuse, composée notamment de chefs coutumiers et de familles venues de plusieurs quartiers, la pièce a mis en scène des situations du quotidien. « Les conséquences de ces phénomènes sont désastreuses. Elles freinent l’épanouissement de nombreuses familles et handicapent le développement durable de notre population », a martelé Mme Nikièma, tout en insistant sur la nécessité d’une mobilisation collective.

Elle a tenu à rappeler que cette activité a pu voir le jour grâce au soutien de l’ONG Kiéogo, partenaire de longue date du comité.
Dans le public, l’adhésion était palpable. Zoungrana Gisèle, qui a suivi l’intégralité de la représentation, ne cachait pas sa satisfaction : « J’ai beaucoup aimé la qualité de la pièce. Cela va permettre à la population de mieux connaître les dangers des IST et des grossesses en milieu scolaire. »

Même son de cloche du côté des autorités coutumières. Le chef de Been Sonkoglog Naaba, a chaleureusement salué les initiatrices de l’événement avant de lancer un appel solennel : « Je demande à tous ceux qui ont suivi cette pièce de veiller à la bonne éducation de nos enfants. C’est la seule chose qui peut leur garantir un avenir radieux».

Une exhortation à faire redescendre les messages de prévention au cœur des familles, pour que le théâtre ne reste pas qu’un spectacle, mais devienne un véritable levier de transformation sociale.

Avec cette initiative, le comité Kalgondé confirme que la sensibilisation par l’art reste une arme efficace pour protéger la jeunesse et renforcer le tissu familial burkinabè.

Pascal K.














