
Ouagadougou les 14- 15-16 juillet 2026.
Le développement économique durable ne peut se construire sans une véritable inclusion des femmes dans les mécanismes de financement et d’accès aux ressources productives. C’est le message fort porté par le Président Alkassoum MAÏGA, qui a livré le mardi 14 juillet 2026 à Ouagadougou, lors du Forum national des Femmes sur la « Budgétisation Sensible au Genre(BSG) et sur la Gratuité des soins au profit des Femmes enceintes et des Enfants de moins de 5 ans au Burkina Faso », une analyse approfondie sur les défis liés aux micro-crédits et à l’accès au foncier, deux leviers essentiels de l’autonomisation économique féminine.

Selon lui, si les dispositifs de micro-financement ont permis à de nombreuses femmes de lancer ou de développer des activités génératrices de revenus, ces financements restent souvent insuffisants pour transformer durablement leurs entreprises. Les faibles montants accordés, les conditions de remboursement parfois contraignantes et le manque d’accompagnement limitent encore leur impact.

Le Président Alkassoum MAÏGA insiste également sur une autre problématique majeure : l’accès au foncier. Dans plusieurs localités, les femmes rencontrent encore d’importantes difficultés pour obtenir des terres agricoles ou des titres fonciers sécurisés, en raison de pesanteurs socioculturelles et de certaines pratiques coutumières.

« Sans accès sécurisé à la terre, il est difficile pour les femmes d’investir, de produire davantage, d’accéder à des crédits plus importants ou de garantir leurs emprunts », souligne-t-il.

Pour lui, le développement passe par des réformes favorisant une meilleure inclusion des femmes dans les politiques foncières, un accès facilité aux financements adaptés, le renforcement des capacités entrepreneuriales et un accompagnement technique permanent.
L’amélioration de ces deux piliers constitue un enjeu stratégique pour renforcer la résilience économique des femmes, lutter contre la pauvreté et accélérer le développement local.

À travers cette réflexion, le Président Alkassoum MAÏGA invite les décideurs publics, les partenaires techniques et financiers, les institutions de microfinance ainsi que les autorités coutumières à conjuguer leurs efforts afin de garantir aux femmes un accès équitable aux ressources économiques et foncières.
Le défi de l’autonomisation des femmes dépasse le simple accès au crédit : il repose également sur leur droit à posséder, exploiter et sécuriser les ressources qui créent la richesse.
Par la Rédaction
FasoAmazone.net – L’information au service du #genre













