À l’entrée comme à la sortie de Bobo-Dioulasso, l’activité commerciale autour du péage révèle une économie de proximité portée en grande partie par les femmes et les jeunes filles.
BOBO-DIOULASSO — Sur la Route nationale 1 (RN1), aux abords du péage de Bobo-Dioulasso, difficile de ne pas remarquer l’effervescence qui anime les lieux. Des étals, des fruits, des légumes et divers produits locaux attirent voyageurs, riverains et clients de passage.
Derrière cette animation commerciale se trouvent des femmes et des jeunes filles qui, au quotidien, investissent le petit commerce pour gagner leur vie et participer à l’économie de leur communauté.
Des étals modestes, une activité économique bien réelle
Fruits, légumes, tubercules, chenilles et produits locaux s’échangent dans un mouvement presque permanent. Chaque vendeuse tente d’attirer le client, négocie, organise ses produits et veille à maintenir son activité.
À première vue, il peut s’agir d’un simple commerce de proximité. Pourtant, ces petites activités constituent une source de revenus pour de nombreuses familles et contribuent à maintenir la circulation des produits entre les zones de production, les villes et les consommateurs.
Derrière chaque étal, il y a donc une activité économique, un revenu et souvent une famille à soutenir.
Les femmes au cœur de l’économie de proximité
Le petit commerce représente pour de nombreuses femmes une porte d’entrée vers l’autonomie économique. Avec des moyens parfois limités, elles développent leurs activités, fidélisent leur clientèle et occupent progressivement une place importante dans les circuits commerciaux locaux.

Sur la RN1, leur présence donne ainsi un visage humain à l’économie de proximité.
Ces vendeuses ne sont pas seulement des commerçantes installées au bord de la route. Elles sont aussi des actrices de l’économie locale, au contact direct des consommateurs et des produits issus des territoires.
Bobo-Dioulasso, une ville où le commerce rythme le quotidien
Carrefour économique majeur de l’ouest du Burkina Faso, Bobo-Dioulasso est traversée quotidiennement par de nombreux voyageurs et marchandises.
L’activité observée aux abords du péage illustre cette dynamique : dès les premières heures, les échanges s’installent et se poursuivent au rythme des passages.
Cette effervescence rappelle que l’économie ne se résume pas aux grandes entreprises ou aux grands investissements. Elle se construit également dans les marchés, les rues, les boutiques, les étals et les activités quotidiennes de milliers de personnes.

« Le développement, c’est l’économie »
L’image de ces femmes et de ces filles sur la RN1 invite à regarder autrement le petit commerce.
Derrière un panier de tomates, un tas d’oignons, des fruits ou quelques produits locaux, se trouve parfois toute une stratégie de survie, d’autonomie et d’entrepreneuriat.
« Le développement, c’est l’économie. L’économie, c’est le développement. »
À Bobo-Dioulasso, cette réalité se lit aussi sur les étals des vendeuses.

Derrière le petit commerce, une grande force économique
Valoriser ces activités, c’est aussi reconnaître la contribution de celles qui, chaque jour, participent discrètement mais concrètement à faire tourner l’économie locale.
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