AFRIQUE — Elles développent des entreprises, créent des solutions numériques, se forment aux nouvelles technologies et investissent progressivement des secteurs longtemps considérés comme masculins. À travers le continent africain, les femmes prennent une place croissante dans l’économie numérique.
À Lagos, au Nigeria, le She Code Africa Summit 2026, prévu le 19 septembre, doit réunir plus de 500 femmes issues de la technologie, de l’entrepreneuriat et de l’investissement. L’initiative célèbre également dix années d’engagement en faveur de la participation des femmes africaines au secteur technologique.

Depuis sa création, She Code Africa indique avoir accompagné ou touché plus de 65 000 femmes à travers ses différentes initiatives.
Le numérique, un nouvel espace d’opportunités
Pour de nombreuses jeunes Africaines, les technologies représentent aujourd’hui bien plus qu’un secteur professionnel.
Programmation, intelligence artificielle, cybersécurité, création de contenus, commerce électronique, services numériques et entrepreneuriat technologique offrent de nouvelles possibilités de formation, d’emploi et de création d’entreprises.

Cette évolution ouvre également la porte à des modèles économiques qui peuvent dépasser les frontières nationales. Une entrepreneure installée à Ouagadougou peut ainsi développer un service destiné à des clients dans d’autres villes africaines ou travailler à distance avec des partenaires situés sur le continent et au-delà.
Mais l’accès aux opportunités reste un défi
L’essor du numérique ne signifie pas que les obstacles ont disparu.
L’accès à la formation, au financement, aux équipements, à Internet et aux réseaux professionnels reste déterminant pour permettre aux femmes de transformer leurs compétences en véritables opportunités économiques.

L’accompagnement apparaît donc essentiel : mentorat, financement, formation technique, mise en réseau et accès aux marchés peuvent permettre à davantage de femmes de passer de l’idée à l’entreprise.
Des femmes qui construisent l’Afrique numérique
L’exemple de She Code Africa illustre une dynamique plus large : celle d’une génération de femmes africaines qui veut participer pleinement à la construction de l’économie numérique du continent.
Elles ne sont plus seulement utilisatrices des technologies. Elles deviennent développeuses, entrepreneures, dirigeantes, formatrices, créatrices et innovatrices.
Cette évolution mérite d’être davantage racontée, notamment à travers les parcours de femmes qui développent des solutions adaptées aux réalités africaines.

Et au Burkina Faso ?
Le Burkina Faso compte également de nombreuses femmes engagées dans le numérique, la communication digitale, le commerce en ligne, la création de contenus et l’entrepreneuriat technologique.

Le développement de ces initiatives pose une question essentielle : comment mieux accompagner les femmes burkinabè pour qu’elles puissent transformer leurs compétences numériques en entreprises durables et en emplois ?
La réponse passe notamment par la formation, l’accès au financement, le mentorat et la création de réseaux professionnels solides.

Elles font l’Afrique
De Lagos à Ouagadougou, en passant par Nairobi, Accra, Johannesburg ou Abidjan, les femmes africaines investissent progressivement les nouvelles économies du continent.
Elles apprennent, innovent, entreprennent et transmettent.

Le numérique ne représente donc pas seulement une technologie : pour de nombreuses femmes africaines, il devient un espace pour créer, décider et construire leur avenir.
Horossi
FasoAmazone.net — Quand les femmes prennent leur place, elles participent à écrire l’avenir de l’Afrique.
Source : She Code Africa, informations relatives au She Code Africa Summit 2026 ; données publiées à l’occasion de l’événement.












