THIMO À OUAGADOUGOU : LES FEMMES AU CŒUR DE L’ACTION

0
12
Reportage terrain FasoAmazone.net : immersion auprès des acteurs des THIMO à Ouagadougou.

OUAGADOUGOU, Burkina Faso — Dans le cadre d’un reportage de terrain, FasoAmazone.net est allé à la rencontre des acteurs des Travaux à haute intensité de main-d’œuvre (THIMO) à Ouagadougou, pour mettre en lumière l’engagement des femmes dans l’assainissement et l’amélioration du cadre de vie urbain. Au sein de l’équipe rencontrée, 72 des 75 travailleurs sont des femmes. Entre travaux d’intérêt collectif, insertion professionnelle et perspectives d’autonomisation économique, immersion au cœur d’un dispositif qui place l’action et la solidarité au service du développement local.

À Ouagadougou, les Travaux à haute intensité de main-d’œuvre (THIMO) mobilisent une forte majorité de femmes. Sur les 75 travailleurs actuellement concernés par les activités observées, 72 sont des femmes. Entre assainissement, entretien des voies et travaux communautaires, ces Amazones participent à l’amélioration du cadre de vie des populations.

Des femmes en première ligne sur le terrain

Elles sont visibles sur le terrain, équipées de leurs outils de travail et mobilisées pour contribuer à l’entretien des espaces publics. À Ouagadougou, les travailleuses engagées dans les Travaux à haute intensité de main-d’œuvre (THIMO) prennent part à différentes opérations destinées à améliorer le cadre de vie et à faciliter la circulation.

Les chiffres communiqués pour l’équipe observée sont révélateurs : 72 femmes sur un effectif de 75 travailleurs. Une présence féminine importante qui mérite d’être mise en lumière, tant pour la participation des femmes aux travaux communautaires que pour leur implication dans les initiatives publiques à vocation sociale.

Dans le cadre de cette immersion, FasoAmazone.net a rencontré des travailleuses et des responsables du dispositif afin de mieux comprendre les missions réalisées sur le terrain et l’organisation mise en place pour les accompagner.

Assainissement, entretien des voies et sécurité de la circulation

Les missions confiées aux équipes THIMO couvrent plusieurs besoins du quotidien. Elles interviennent notamment dans le nettoyage des espaces publics et des établissements hospitaliers, l’entretien des caniveaux, le curage des canaux et le désherbage le long de certaines voies.

Ces opérations contribuent à l’assainissement des espaces fréquentés par les populations. Le nettoyage des caniveaux et le curage des canaux participent notamment aux efforts visant à limiter les eaux stagnantes, qui peuvent favoriser la prolifération des moustiques vecteurs du paludisme.

Les équipes contribuent également à dégager la visibilité le long des axes routiers, afin de réduire les risques d’accidents, notamment lorsque la végétation masque certaines portions de la voie. Elles peuvent aussi intervenir pour le remblaiement de nids-de-poule et d’autres travaux communautaires relevant de leurs missions.

Ces activités sont menées en coordination avec les collectivités territoriales, les services concernés et les structures publiques. Les besoins constatés sur le terrain peuvent être signalés aux équipes de suivi afin de permettre une intervention adaptée.

Un dispositif à vocation sociale

Au-delà des travaux réalisés, les THIMO s’inscrivent dans une démarche de lutte contre les inégalités sociales. Le dispositif cible notamment des personnes burkinabè âgées de 18 à 45 ans, sans emploi, non scolarisées ou déscolarisées.

Pour les personnes recrutées, l’activité constitue une possibilité d’accéder temporairement à un emploi rémunéré, dans le cadre d’un contrat dont la rémunération est basée sur le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG).

Selon les informations recueillies, le programme prévoit une mobilisation annuelle de 1 000 personnes, réparties entre dix régions bénéficiaires, à raison de 100 personnes par région. Les contrats de travail s’étendent sur six mois.

Cette organisation vise à permettre à une nouvelle cohorte de bénéficiaires d’accéder au dispositif chaque année, tout en développant des perspectives au-delà de la période d’emploi.

Des équipements pour accompagner les travailleurs

Les conditions de travail constituent un autre volet du dispositif. Les travailleurs bénéficient notamment d’une assurance tous risques et de mesures de prévention comprenant des vaccinations contre la fièvre jaune et le tétanos, selon les informations communiquées.

Des équipements de protection et du matériel de travail sont également prévus : gants, gilets, bottes, cache-nez et kits de premiers secours. Un tricycle figure aussi parmi les moyens matériels mentionnés pour accompagner les activités.

L’objectif est de permettre aux équipes d’effectuer leurs missions dans des conditions mieux encadrées, tout en tenant compte des risques liés aux interventions sur le terrain.

De l’emploi temporaire à l’autonomie économique

L’une des évolutions importantes du dispositif réside dans le développement des formations aux activités génératrices de revenus (AGR).

Les bénéficiaires peuvent être orientés vers différents domaines, notamment la saponification, le tissage, la teinture et le kokodonda, ainsi que la fabrication de jus locaux et la transformation de produits alimentaires.

D’autres formations concernent l’aviculture, l’utilisation de couveuses et la production d’aliments pour animaux. La transformation du lait en yaourt, en « gapal » fait également partie des activités citées.

Cette approche vise à renforcer les compétences des bénéficiaires et à favoriser la création de sources de revenus après la période de travail. Le programme prévoit aussi leur organisation en coopératives, avec des formations adaptées aux modules choisis et un accompagnement destiné à soutenir leurs activités.

Des Amazones à valoriser

À Ouagadougou, la forte représentation des femmes au sein de l’équipe observée rappelle que les initiatives de développement local mobilisent également les compétences, l’énergie et le travail des femmes.

Leur contribution ne se limite pas à la réalisation des tâches quotidiennes. Elle s’inscrit dans une dynamique plus large associant emploi, participation citoyenne, assainissement et recherche d’autonomie économique.

À travers ce reportage, FasoAmazone.net met en lumière ces travailleuses et les équipes qui les accompagnent, tout en rappelant l’importance de valoriser les initiatives qui associent utilité collective et opportunités sociales.

Horossi

FasoAmazone.net — Informer • Valoriser • Inspirer.

Email : fasoamazone@fasoamazone.net

Contact–Watsapp : 00226/64785139

LAISSER UN COMMENTAIRE

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.