
À Ouagadougou, Adja Bonkoungou, connue sous le nom de « guérisseuse de Zagtouli », a posé un triple acte de solidarité en faveur de l’éducation, des personnes privées de liberté et de la culture burkinabè. Le 17 octobre 2026, elle a remis des fournitures scolaires à quatre Circonscriptions d’éducation de base (CEB), trois tonnes de vivres à cinq maisons d’arrêt et de correction, ainsi qu’un véhicule neuf de marque « Jetour » à l’artiste musicien Floby.

La solidarité en actes. C’est le message fort porté par Adja Bonkoungou lors d’une cérémonie organisée le samedi 17 octobre 2026 à son domicile, dans le quartier de Zagtouli, à Ouagadougou. À travers cette triple remise de dons, la bienfaitrice a manifesté son engagement en faveur des populations vulnérables, de l’éducation des enfants et du rayonnement de la culture nationale.

En présence de chefs coutumiers, de responsables pénitentiaires et d’inspecteurs de l’éducation, cette initiative a réuni trois domaines essentiels au développement de la société : l’éducation, la dignité humaine et la promotion des talents artistiques.
Rentrée scolaire : des fournitures pour soutenir les enfants démunis
Dans le domaine de l’éducation, les CEB Ouaga 7, Ouaga 8, Dassouri 1 et Dassouri 2 ont bénéficié de kits scolaires composés notamment de cahiers de 100 et 200 pages, de protège-cahiers et de bics.

Ce geste intervient dans un contexte où de nombreuses familles rencontrent des difficultés pour réunir les fournitures nécessaires à la scolarisation de leurs enfants. En soutenant ces structures éducatives, Adja Bonkoungou entend contribuer à alléger les charges des parents et à favoriser de meilleures conditions d’apprentissage pour les élèves.

Au nom des bénéficiaires, Hilo Mamadou, représentant de la CEB de Dassouri 2, a salué cette initiative.
« Ce don est très important pour nous car en ce début d’année scolaire, il y a des parents qui n’ont pas les moyens pour doter leurs enfants des fournitures scolaires », a-t-il déclaré, exprimant sa reconnaissance à la donatrice.

Au-delà de la valeur matérielle des fournitures, cette action rappelle l’importance de la solidarité communautaire pour soutenir la scolarisation et préserver les chances de réussite des enfants issus de familles modestes.
Trois tonnes de vivres pour cinq maisons d’arrêt et de correction
Le deuxième volet de cette opération de solidarité a concerné les personnes privées de liberté. Adja Bonkoungou a offert trois tonnes de vivres, principalement constituées de sacs de riz, à cinq maisons d’arrêt et de correction.

Cette contribution vise à apporter un soutien aux établissements pénitentiaires et à témoigner de l’attention portée aux personnes détenues, souvent éloignées de leur famille et confrontées à des conditions de vie difficiles.
L’inspecteur de sécurité pénitentiaire Tarnagda Noufou, directeur général adjoint de la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou, a salué cette démarche humanitaire.

« En plus de sa mission de guérisseuse, Adja Bonkoungou est une personne humaniste. Elle songe aux personnes vulnérables et plus particulièrement à celles privées de leurs libertés », a-t-il souligné.

Cette action met en lumière un principe fondamental : la privation de liberté ne saurait effacer la dignité humaine. Le soutien aux personnes détenues demeure ainsi un enjeu de solidarité et de responsabilité collective.
Floby reçoit un véhicule neuf de marque Jetour
Le troisième temps fort de la cérémonie a été consacré à la culture burkinabè. L’artiste musicien Floby a reçu les clés d’un véhicule neuf de marque Jetour, concrétisant une promesse formulée par Adja Bonkoungou lors de la célébration des 20 ans de carrière musicale de l’artiste, quatre mois auparavant.

Visiblement heureux, le chanteur a exprimé sa satisfaction de voir cet engagement honoré.
« Je suis content de mon cadeau. Je suis content de voir que la promesse qu’elle m’avait faite il y a de cela 4 mois a été tenue. Merci à elle et merci pour tout ce qu’elle fait pour la culture », a-t-il déclaré.
Ce geste constitue également une marque de reconnaissance envers un artiste qui contribue, à travers sa musique, à la vitalité du paysage culturel national. Il illustre la place que peuvent occuper les initiatives privées dans l’accompagnement des acteurs culturels et la valorisation des talents burkinabè.
Adja Bonkoungou : « La solidarité est un acte »
Interrogée sur les motivations de ses actions, Adja Bonkoungou a insisté sur la nécessité de traduire les valeurs humaines en gestes concrets.
« La solidarité est un acte, que toute personne, malgré ses moyens, doit pouvoir poser à l’endroit de son prochain », a-t-elle affirmé.
Pour la bienfaitrice, le partage ne doit pas être réservé aux personnes disposant de ressources importantes. Chacun peut, selon ses moyens, contribuer à améliorer la situation de son prochain.

Elle a également rappelé deux principes qui guident son engagement : le respect de la dignité humaine et le droit de chaque enfant à un avenir, indépendamment de son origine ou de sa situation sociale.
« Chaque être humain, quelle que soit sa situation, a droit à la dignité. Ensuite, un enfant, d’où qu’il vienne, a droit à un avenir », a-t-elle déclaré.

Éducation, dignité humaine et culture : trois engagements pour une même cause
À travers ces trois initiatives, Adja Bonkoungou a apporté un soutien à des bénéficiaires aux besoins différents, mais réunis par une même aspiration : vivre dans de meilleures conditions et bénéficier de davantage d’opportunités.
Les fournitures scolaires représentent un appui aux familles et à l’éducation des enfants. Les vivres destinés aux établissements pénitentiaires témoignent d’une attention envers les personnes privées de liberté. Le véhicule remis à Floby traduit, quant à lui, un geste de reconnaissance envers le monde artistique.

Cette triple action illustre la diversité des formes que peut prendre la philanthropie au Burkina Faso. Elle rappelle surtout que la solidarité ne se limite pas aux discours : elle prend tout son sens lorsqu’elle répond à des besoins concrets.

À Zagtouli, le 17 octobre 2026, Adja Bonkoungou a ainsi placé l’éducation, la dignité humaine et la culture au cœur d’une même démarche. Un message qui invite chacun, à son échelle, à faire du partage un levier de cohésion sociale et d’espoir pour les communautés.
Pascal K.
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