DROITS DES FEMMES | CLARISSE BILA ZOUNGRANA ÉPOUSE NADEMBEGA : UN ENGAGEMENT JURIDIQUE AU SERVICE DE LA LUTTE CONTRE LES VIOLENCES BASÉES SUR LE GENRE

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Mme Clarisse Bila ZOUNGRANA épouse NADEMBEGA

Juriste, inspectrice de l’enseignement secondaire et spécialiste des droits humains, Clarisse Bila ZOUNGRANA épouse NADEMBEGA s’inscrit dans la dynamique de promotion des droits des femmes et de lutte contre les violences basées sur le genre (VBG). À l’occasion du ciné-débat organisé par l’Initiative Pananetugri pour le Bien-être de la Femme (IPBF), le samedi 10 octobre 2026, elle a animé les échanges autour des violences conjugales, de la protection des victimes et de la nécessité d’une mobilisation collective.

Les violences basées sur le genre, un défi qui appelle à l’action

Les violences basées sur le genre demeurent une préoccupation majeure pour les droits humains. Qu’elles soient physiques, psychologiques, sexuelles, économiques ou liées à d’autres formes de domination, elles portent atteinte à la dignité, à la sécurité et à l’autonomie des victimes.

Au-delà des blessures visibles, leurs conséquences peuvent affecter durablement la santé mentale, les relations familiales, la vie sociale et les perspectives d’avenir des femmes et des filles.

Face à cette réalité, la prévention et la lutte contre les VBG nécessitent une action concertée des institutions, des organisations de la société civile, des familles et de l’ensemble des communautés.

C’est dans cette perspective que s’inscrit la participation de Clarisse Bila ZOUNGRANA épouse NADEMBEGA au ciné-débat organisé par l’IPBF autour des violences conjugales et de la santé mentale.

Sensibiliser les populations pour déconstruire les idées reçues

Pour lutter efficacement contre les violences basées sur le genre, la sensibilisation des populations constitue une étape essentielle.

Il s’agit de faire connaître les différentes formes de violences, d’expliquer leurs conséquences sur les victimes et sur la société, mais aussi de combattre les préjugés et les comportements qui contribuent à leur banalisation.

Les violences ne doivent jamais être considérées comme une fatalité ni comme une affaire strictement privée. Elles concernent toute la société, car leurs conséquences peuvent toucher les familles, les enfants et les communautés.

La sensibilisation doit ainsi contribuer à promouvoir des relations fondées sur le respect, la dignité, l’égalité et le rejet de toute forme de violence.

Briser le silence et encourager les victimes à réagir

L’un des obstacles majeurs à la lutte contre les VBG réside dans le silence qui entoure encore de nombreuses situations de violence.

La peur, la honte, la pression sociale, la dépendance économique ou la crainte de ne pas être crue peuvent empêcher certaines victimes de demander de l’aide.

Face à ces difficultés, il est essentiel d’encourager les femmes et les filles victimes à sortir de l’isolement et à rechercher un accompagnement adapté à leur situation.

Aux femmes et aux filles qui hésitent encore à parler, le message est un appel à ne pas rester seules face aux violences.

Réagir peut signifier se confier à une personne de confiance, contacter une structure spécialisée, solliciter une assistance juridique ou rechercher un accompagnement psychosocial. L’essentiel est de pouvoir accéder à une aide appropriée, dans des conditions qui préservent la sécurité et la dignité de la victime.

Il ne s’agit jamais de culpabiliser celles qui n’ont pas encore pu parler, mais de leur rappeler qu’elles méritent d’être écoutées, crues et protégées.

Accompagner les victimes dans la recherche de solutions

La lutte contre les violences basées sur le genre ne peut se limiter à la dénonciation. Elle doit également s’accompagner de réponses concrètes pour les personnes concernées.

L’écoute sans jugement, l’orientation vers les services compétents, l’assistance juridique, le soutien médical et l’accompagnement psychosocial peuvent contribuer à protéger les victimes et à favoriser leur reconstruction.

Les proches et les communautés ont également un rôle important à jouer : soutenir sans culpabiliser, éviter de banaliser les violences et faciliter l’accès à des ressources adaptées.

Les institutions et les organisations engagées dans la promotion des droits des femmes doivent poursuivre leurs efforts pour renforcer la prévention, l’information et les mécanismes de prise en charge.

Clarisse NADEMBEGA, un parcours engagé pour les droits des femmes

Juriste, inspectrice de l’enseignement secondaire et consultante-formatrice en droits humains, Clarisse Bila ZOUNGRANA épouse NADEMBEGA possède une expérience dans les domaines des droits des femmes, de la lutte contre les violences basées sur le genre et de l’accompagnement des victimes.

Son engagement au sein de l’Association des femmes juristes du Burkina Faso (AFJ/BF) témoigne de son implication dans la promotion des droits humains. Membre de l’association depuis 2002, elle a occupé le poste de secrétaire générale adjointe de 2012 à 2017, avant d’en assurer la présidence de 2017 à 2025.

Distinguée Chevalier de l’Ordre du Mérite burkinabè, elle contribue, à travers son parcours professionnel et associatif, aux efforts visant à renforcer la connaissance des droits, la protection des femmes et la lutte contre les violences.

Lors du ciné-débat de l’IPBF, son rôle d’animation du panel a permis de placer les enjeux liés aux violences conjugales et aux VBG au centre des échanges.

« Réagir peut sauver » : un appel à la responsabilité collective

La lutte contre les violences basées sur le genre exige une mobilisation durable. Elle suppose de sensibiliser les populations, de favoriser la libération de la parole, de protéger les victimes et de les accompagner vers des solutions adaptées.

Aux femmes et aux filles victimes, le message est celui de l’espoir et de la solidarité : elles ne sont pas seules et ont droit à la sécurité, au respect et à la dignité.

Aux familles, aux témoins et à l’ensemble de la société, il revient de refuser la banalisation des violences et de contribuer à créer un environnement dans lequel les victimes peuvent demander de l’aide sans être stigmatisées.

Réagir peut sauver ; rester dans le silence peut tuer. Cette formule résume l’urgence d’agir face aux violences, tout en rappelant que la responsabilité de leur prévention et de leur prise en charge doit être partagée.

La protection des femmes et des filles ne saurait être une cause ponctuelle. Elle doit devenir un engagement quotidien, porté par des actions concrètes en faveur d’une société plus juste, plus sûre et respectueuse des droits humains.

Légende photo : Clarisse Bila ZOUNGRANA épouse NADEMBEGA, juriste et spécialiste des droits humains, sensibilise contre les violences conjugales et les violences basées sur le genre.

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