BURKINA FASO / OCTOBRE ROSE 2026 : CANCER DU SEIN ET DU COL DE L’UTÉRUS, VICTORIA DIESSONGO/NACOULMA LANCE UN APPEL URGENT AU DÉPISTAGE ET À LA SOLIDARITÉ

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Victoria Diessongo/Nacoulma, coordinatrice de la COSDA-Burkina Faso, engagée pour la prévention et le dépistage précoce des cancers féminins.

À l’occasion d’Octobre Rose, mois de sensibilisation aux cancers féminins, Madame Victoria Diessongo/Nakoulma, coordinatrice de la COSDA, section Burkina Faso, appelle à renforcer la prévention, le dépistage précoce et l’accès aux soins. À travers ses visuels de sensibilisation et son engagement dans la société civile, elle mène un combat contre le silence, les préjugés et les diagnostics tardifs. Pour elle, la prévention doit devenir une habitude de vie et non une préoccupation limitée au mois d’octobre.

Les cancers du sein et du col de l’utérus demeurent des préoccupations majeures de santé publique. Pourtant, face à ces maladies, l’information, la prévention et le dépistage précoce peuvent contribuer à sauver des vies. Au Burkina Faso, de nombreuses femmes restent confrontées à plusieurs obstacles : peur du diagnostic, manque de moyens financiers, insuffisance d’informations et difficultés d’accès aux structures de santé.

C’est dans ce contexte que s’inscrit l’engagement de Madame Victoria Diessongo/Nakoulma. Depuis plusieurs années, elle utilise notamment les réseaux sociaux et les supports visuels pour sensibiliser les femmes et interpeller les populations sur l’importance de la prévention des cancers féminins.

« L’ignorance et le silence tuent autant que la maladie elle-même », confie-t-elle pour expliquer les origines de son engagement. Son déclic est né d’un constat douloureux : trop de femmes, des mères, des sœurs, des amies et des collaboratrices souffrent ou perdent la vie à la suite de diagnostics tardifs. Pour elle, chaque message de sensibilisation peut contribuer à provoquer une prise de conscience et encourager une femme à franchir la porte d’un centre de santé.

Des visuels pour briser le silence et provoquer le déclic

Pour porter son message, Victoria Diessongo/Nacoulma a fait le choix de la communication visuelle. Un choix qu’elle justifie par la capacité de l’image à attirer rapidement l’attention et à franchir certaines barrières linguistiques.

À l’heure où les réseaux sociaux occupent une place importante dans les habitudes de communication, les visuels constituent, selon elle, un moyen efficace de toucher les femmes directement sur leurs téléphones, de dédramatiser le sujet et de susciter le dialogue au sein des familles.

Mais derrière chaque publication se trouve un objectif précis : encourager les femmes à s’informer, à être attentives à leur santé et à recourir aux services de dépistage.

Cette responsabilité, elle la vit avec humilité et détermination. Car, comme elle le souligne, un simple message peut amener une femme à prendre une décision qui pourrait changer le cours de sa vie.

Peur du diagnostic, tabous et difficultés financières : des obstacles persistants

Si la sensibilisation progresse, plusieurs freins continuent de limiter le recours au dépistage. Victoria Diessongo/Nacoulma évoque notamment la peur du cancer, encore trop souvent perçu comme une condamnation à mort.

À cela s’ajoutent les tabous entourant le corps féminin, la pudeur, les difficultés financières, la crainte de la stigmatisation et parfois la peur de perdre le soutien de son conjoint ou de ses proches.

Face à ces réalités, elle lance un message sans ambiguïté aux femmes qui pensent que le cancer ne concerne que les autres ou qui attendent l’apparition de douleurs avant de consulter.

« N’attendez pas de souffrir pour consulter. Le dépistage se fait précisément quand on se sent en bonne santé, pour s’assurer que tout va bien », insiste-t-elle.

Elle rappelle ainsi l’importance de ne pas attendre l’apparition de symptômes pour s’informer sur les possibilités de dépistage adaptées à son âge et à sa situation.

Dépister davantage, même dans les zones rurales

Pour Victoria Diessongo/Nakoulma, la lutte contre les cancers féminins ne saurait se limiter aux campagnes numériques et aux grandes villes. Elle doit également atteindre les femmes vivant dans les zones rurales et celles qui ont un accès limité à l’information et aux services de santé.

Elle préconise notamment le déploiement de cliniques mobiles de dépistage dans les villages et les marchés, l’implication des associations féminines et des relais communautaires ainsi que le recours aux langues nationales pour faciliter la compréhension des messages.

Les radios de proximité devraient également être davantage mobilisées pour diffuser des informations accessibles et régulières.

Au-delà de ces actions, elle estime indispensable de renforcer les infrastructures sanitaires, de décentraliser les services spécialisés vers les régions et de soutenir les femmes disposant de faibles revenus.

Parmi ses propositions figurent la subvention, voire la gratuité du dépistage du cancer du col de l’utérus et des examens du sein, ainsi que la création de fonds de solidarité destinés à accompagner les patientes dans leurs traitements.

La prévention des cancers féminins, une responsabilité collective

Pour cette actrice de la société civile, la santé des femmes ne doit pas être considérée comme une affaire exclusivement féminine. Les hommes, les familles, les leaders communautaires et religieux, les médias ainsi que les associations ont tous un rôle à jouer.

Les conjoints doivent encourager les femmes à se faire dépister et contribuer à lever les obstacles financiers. Les leaders communautaires et religieux peuvent, quant à eux, aider à déconstruire les préjugés et à libérer la parole.

Elle insiste également sur la nécessité de lutter contre la stigmatisation des femmes atteintes de cancer.

« Le cancer n’est ni contagieux, ni le résultat d’une malédiction », rappelle-t-elle, appelant les familles à privilégier l’écoute, l’amour et la solidarité plutôt que l’isolement.

Aux entreprises et aux partenaires, elle adresse également un appel à l’engagement. Elle les invite à faire de la responsabilité sociétale des entreprises un véritable levier de solidarité, notamment à travers le financement de journées de dépistage gratuit pour leurs collaboratrices et les communautés environnantes.

Quant aux médias, elle les encourage à maintenir la sensibilisation tout au long de l’année.

La COSDA : une dimension panafricaine au service de la santé des femmes

En sa qualité de coordinatrice de la COSDA, section Burkina Faso (Coordination des organisations de la société civile pour le développement en Afrique), Victoria Diessongo/Nakoulma inscrit son engagement dans une vision plus large du développement humain.

Pour elle, aucun développement durable n’est possible sans une population en bonne santé. Les femmes constituant un pilier essentiel de la vie économique et sociale, leur accès à la santé et à des soins de qualité représente un enjeu majeur de justice sociale et d’autonomisation.

La présence de la COSDA dans 54 pays africains constitue, selon elle, une opportunité pour renforcer les échanges d’expériences, partager les bonnes pratiques et développer des initiatives communes en faveur de la santé des femmes.

Elle souhaite notamment voir émerger des campagnes de sensibilisation sous-régionales et des actions de plaidoyer auprès des instances continentales.

Son ambition est claire : faire de la prévention des cancers féminins un engagement durable, porté par les organisations de la société civile et leurs partenaires, bien au-delà du mois d’octobre.

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« Ne laisse pas la peur choisir à ta place »

Au terme de cet entretien, Victoria Diessongo/Nakoulma s’adresse directement aux femmes, particulièrement à celles qui repoussent constamment leur dépistage par peur, par manque de moyens ou par méconnaissance.

Son message se veut à la fois affectueux et ferme : connaître son corps, s’informer, se faire accompagner et ne pas laisser la peur empêcher de consulter.

Elle invite également les jeunes filles à s’informer sur la vaccination contre le papillomavirus humain (HPV), qui permet de prévenir une grande partie des cancers du col de l’utérus.

À toute la société, elle rappelle que prendre soin des femmes revient aussi à préserver les familles et à construire une nation plus forte.

Son souhait le plus cher est de voir émerger une Afrique où aucune femme ne perdra la vie faute d’information, de dépistage ou de moyens financiers.

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Burkina Faso -Société Civile: Mme Kadidia Victoria DIESSONGO/NACOULMA prend officiellement les rênes de la Coordination -Pays de la COSDA -BF – https://www.fasoamazone.net/2025/04/16/64376/

« Nous rêvons tous d’une Afrique où le dépistage précoce est accessible gratuitement au plus profond de nos campagnes », conclut-elle.

Un appel qui dépasse largement le cadre d’Octobre Rose : faire de la prévention un réflexe collectif, de la solidarité une réalité et de la santé des femmesune véritable priorité.

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