ANNÉE SCOLAIRE : Vers un examen terminal unique?

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Le Burkina Faso, est malade de son école. C’est le moins que l’on puisse dire devant la grève itérative déclenché par les syndicats du personnel enseignant du Primaire et du Secondaire, depuis pratiquement le début de l’année scolaire 2017-2018.

Ils ont rencontré le 09 Janvier dernier le premier Ministre Paul Kaba Thiéba avec lequel ils sont parvenus, a un accord sur certains points de leur plateforme revendicative. Une enquête parlementaire sur notre système éducatif avait décelé, les incohérences et dysfonctionnements.

Les revendications corporatistes des enseignants sont formulées dans une plateforme revendicative en plusieurs points. Ce sont entre autres, la revalorisation des conditions de travail et de vie des enseignants, le recrutement du personnel, la construction de classes pour faire disparaître les classes sous paillote,  la réduction des effectifs dans les classes, et des questions touchant le reclassement, les avancements et l’équité dans la retraite salarial. Il faut dire que notre pays ou la population grimpe, il y a un manque criard, d’écoles primaires de collèges, ou de lycées publics. A Ouagadougou, pour de plus de 2millions d’habitants on ne compte pratiquement pas plus de 15 établissements publics. On voit donc la prolifération des établissements privés  ou la vacation est faite par des enseignants du public. Ces écoles privées font donc peu de recrutement. Hors mis les fonctionnaires qui y dispenses les cours, les autres s’ils perçoivent leurs rétributions, reste Mai  à Octobre dans la galère total ! C’est dans les années 90, c’est-à-dire, à la fin du dernier siècle, que l’on a vu les enseignants de ruer sur  les pancartes pour exiger du gouvernement d’alors l’amélioration de leur conditions de vie et un accord avait été obtenu à l’arrachée et avait permis de mettre un terme au mouvement de grogne.

Aujourd’hui les élèves qui espéraient une année scolaire avec récompenses et sanctions scolaires sont désemparés. L’on se demande que font les Associations des Parents d’Elèves (APE) pour que le gouvernement et les syndicats fument ensemble le calumet de la paix. Les cours sont faits mais les évaluations ne le sont pas dans les écoles publiques. Désormais le 1er trimestre est pratiquement foutu. Il ne faudrait pas penser au lieu d’opter à l’évaluation trimestrielle ou semestrielle, à faire un examen terminal unique dans les établissements publics (ETU) ? Ne l’oublions pas l’école frome l’intelligent de demain. Instruire, éduquer et former ne font-ils pas partie du 2ème axe du Programme National de Développement Economique et Social (PNDES) du Président Roch Marc Christian KABORE ?

Le savoir se trouve à la l’école mais, il est dans la rue, dans les cybers, dans les portables androïdes.

Mamadou KONE

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