Burkina Faso: Rama La Slameuse fait le buzz à Bobo Dioulasso et fait parler son cœur

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Connu sur le surnom de Rama la slameuse, Diallo Rasmata à l’état civil, célibataire et mère d’une fille, première fille slameuse du Burkina Faso, Rama la slameuse a foulé le sol de la prestigieuse ville de Bobo Dioulasso ce jour 19 avril 2018 à 16 H Gmt.

Une grande parade de ses fans, admirateurs et admiratrices ont sillonnés la grande avenue de l’aéroport de Bobo Dioulasso jusqu’à son hôtel ou l’attendait une autre grande foule de fans souhaitant la voir, la toucher et lui dire merci pour sa grande générosité.ob_e2d362_dsc-0815

*La générosité est un héritage familial. Ce que je fais n’est pas volontaire. J’accomplis la mission de Dieu sur la terre et dans la vie de ses enfants. Je fais ce que Dieu me demande et je vais là où il me dirige. Je n’agis que quand Dieu me le demande et pour me comprendre, il faut être enfant de Dieu. J’aimerais leur dire de laisser Dieu agir dans leur vie car quand il agit dans ta vie, de nombreux gens vont s’interroger sur toi. Je demande à tout le monde de faire de Dieu, leur priorité et de le laisser les guider ».

Celle qui a fait son entrée dans l’univers du showbiz le 8 février 2008 a reçu une pluie de bénédictions, pouvait-on noter à la suite des paroles prononcées de l’artiste.ob_6d9991_dsc-0822

« Je suis un enfant de Dieu qu’il utilise pour accomplir sa mission sur terre. Là où il me guide, c’est là-bas que je vais. Aujourd’hui, c’est vers les vieilles femmes et jeunes filles de Bobo Dioulasso que Dieu m’a guidée. ». Elle affirme par ailleurs : « Je suis une digne fille du Pays des Hommes intègres qui contribue à la paix de son pays, non seulement dans son domaine de prédilection qu’est le slam, mais également par ces actes », a fait remarquer l’artiste.

Contrairement à bien des choses en ce monde, voilà une qualité exhibée spontanément, et qui ne peut être mesurée quantitativement; ni ne peut être encadrée. Elle surprend à tous coups, pour enrichir la vie de celui qui donne, autant que celui qui reçoit.ob_46c2be_dsc-1028

Elle est le symbole vivant de l’abondance universelle. Elle est de source inexplicable, et apparaît comme le ferait un éclatement de la lumière; nourrissant tous ceux qui en sont témoins. Là où elle se trouve, elle semble éveiller en d’autres cœurs, le même élan; le même désir du don de soi.

Le cœur des journalistes et de l’assistance fut inondé de cette qualité divine. Rama la Slameuse ne connaît que l’amour; et la générosité qui est l’expression la plus concrète.

Elle a tenu à démontrer sa générosité en ouvrant son cœur tout en s’offrant la liberté d’exprimer sa joie de se retrouver à Bobo Dioulasso avant son concert prévu dans le mois de juillet à la Maison de la Culture.

Pour elle, quand on déborde d’amour; c’est normal de vouloir partager. Tu vis alors tes plus beaux moments sur la terre. Ta générosité annonce qui tu es, belle et douce lumière. Ta générosité de cœur parle du divin qui marche sur la terre, parle et agit pour le plus grand bien de tous.

Mais, pour les vieilles femmes, la générosité de son cœur est une énergie d’une beauté incomparable.

Pendant l’entretien avec la presse, nous avions eu l’impression d’écouter Nelson Mandela qui disait: « L’honnêteté, la sincérité, la simplicité, l’humilité, la générosité, l’absence de vanité, la capacité à servir les autres – qualités à la portée de toutes les âmes- sont les véritables fondations de notre vie spirituelle*.

Sa générosité est semblable à celle de Mère Theresa qui avait un noble détachement du bien que l’on possède, en faveur de celui qui se trouve accablé par l’infortune, et qu’on se fait un plaisir de soulager : s’il y a peu d’hommes de cette espèce, s’ils deviennent chaque jour plus rares, c’est que l’égoïsme a isolé tous les cœurs.

La situation de pauvreté dans laquelle se trouvent nombre de nos mamans et sœurs au Burkina Faso a fait l’objet d’attention très particulière, lors de la rencontre, le 18 avril 2018, de Rama la Slameuse au restaurant de l’hôtel Wifama de Bobo Dioulasso.

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L’émotion a atteint son paroxysme Pour elle, C’est un fléau contre lequel elle a décidée de se battre jour et nuit pour apporter la joie au cœur des femmes du troisième âge et des jeunes filles de 14 ans. Elle est indignée par l’indifférence dont les pauvres et les femmes peuvent être l’objet.

Pour Rama la Slameuse, le plus grand réconfort que l’on puisse apporter aux pauvres, c’est de leur donner l’assurance qu’ils ne sont pas seuls. Ensuite, elle luttera chaque jour sur l’élaboration de multiples initiatives au profit des pauvres.

«Aujourd’hui, ma foi demeure parce que je suis engagée dans un mouvement de solidarité avec les femmes du 3ème âge et des jeunes filles vulnérables. J’éprouve le besoin d’être avec ceux qui sont dans la galère et rejeté par la société. Elles me nourrissent et me bénissent chaque jour. Sinon, je n’aurais sans doute pas persévéré. »

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La pauvre dame en pleur

Des paroles fortes qui ont déclenchés des pleurs de l’assistance et de l’artiste Rama la Slaneuse qui n’arrivait pas à contenir ses larmes face aux propos des différentes intervenantes qui expliquaient leurs déboires et difficultés quotidiennes.

L’émotion a atteint son paroxysme lorsque Rama la Slameuse a décidée d’aider toutes les dames présentes à la rencontre et de prendre entièrement en charge une pauvre dame qu’elle considère comme sa mère à Bobo Dioulasso jusqu’à son dernier souffle.

C’est en sanglots ponctué par des bénédictions de ses mères que l’auteur de « Orphelin » a quitté la salle de réception pour rejoindre sa chambre.

Saidicus Leberger Journaliste

Web Activiste Humanitaire

Radiotankonnon.over-blog.com

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