Gouvernance nationale : le CED tire a boulet rouge sur le MPP

0
790
Le présidium de la conférence de presse et Pascal Zaïda au centre
Selon le Cadre d’Expression Démocratique (CED), tous les voyants sont au rouge à Burkina Faso. Roch Marc Christian Kaboré a failli à sa mission première de sécuriser sa population. Ce mercredi 2 mai 2018, le coordinateur du CED est sorti de son silence. Au cours d’une conférence de presse, il a donné sa lecture sur des faits d’actualités nationale.
Les participants(es) a cette conférence de presse
Les participants(es) a cette conférence de presse

Sept mois après son incarcération et quelques-uns de ses militants, Pascal Zaïda du Cadre d’Expression Démocratique (CED), est sorti de son silence ce 2 mai 2018. Il a donné sa lecture de la situation nationale au cours d’une conférence de presse

« Le pouvoir du MPP est une source de malheur pour le Burkina » foi du coordonnateur national du CED, Pascal Zaïda, dès l’entame de la lecture de sa déclaration liminaire. À l’entendre, rien de bon n’est à tirer de la gouvernance du président Roch Kaboré. Le domaine sécuritaire est le porte flambeau de l’échec du MPP d’après le CED. Le président du Faso a failli à l’une de ses missions premières, qui est d’assurer la sécurité et l’intégrité du territoire burkinabè, foi de M. Zaida. « A l’heure où nous sommes, le Burkina Faso est divisé. Que le MPP veuille ou pas, Roch a failli à sa mission première et comme nous sommes démocrates, on ne va pas lui demander de démissionner, mais en 2020, il ne doit plus se présenter parce que le Burkina est divisé » soutient-il.

Comme porte de sorti, il propose au président du Faso d’engager un dialogue inclusif à ce sujet. « Pour votre information, je voudrais vous dire que la hiérarchie militaire n’est pas contente. On ne peut pas accepter que ce pays soit divisé en deux. S’il (Roch Kaboré) ne peut pas, qu’il démissionne le plus tôt possible » clame-t-il. Même son de trompette sur le plan économique. Le Plan national de développement économique et social (PNDES), est un « plan faramineux lourd à démarrer, plongeant l’économie du pays dans une inertie totale » et d’ajouter « Le PNDES a échoué sur toute la ligne. L’économie est à plat, les investisseurs ont fui le Burkina Faso et personne ne veut le reconnaitre. À mi-parcours, nous estimons que le gouvernement de Paul Kaba Thiéba a échoué d’un point de vue économique ».

Au plan politique, le coordinateur du CED a peint un tableau tout aussi noir, fait de méfiance et de défiance. À l’en croire, le pouvoir de Roch Kaboré s’est doté « d’un régime dictatorial verni de démocratie ». S’agissant du vote des Burkinabè de l’étranger, le conférencier du jour estime que cette question est non négociable. Quant à l’adoption de la nouvelle constitution, Zaïda décrie l’obligation de la voie référendaire, pour s’assurer de sa légitimité. « On a créé une commission pour se partager les perdiemes et des voyages dits de diffusion alors que la constitution du 2 juin n’avait pas de problème » a-t-il signifié.

Concernant le volet judiciaire, Zaïda indique que le procès du putsch a montré les limites des juridictions d’exception dans un État de droit. « Le Conseil constitutionnel qui devait nous garantir une justice équitable a dit qu’il est incompétent et a déclaré le tribunal militaire, un tribunal spécifique. Ce tribunal spécifique répond donc aux ordres du président de la république, au ministre de la défense et à celui de la justice » a-t-il affirmé. Au plan social, le coordonnateur du CED fait également le constat d’une injustice. Si les travailleurs réclament de meilleures conditions de vie et de travail, que des ONG comme OCHA annoncent une année de faim pour 3 millions de Burkinabè, monsieur Zaïda soutient que « L’État dote les ministres de nouvelles berlines de fonction, représentant et représenté se donnent des vacances à travers le monde ».

Justin Ouattara/www.fasoamazone.net

LAISSER UN COMMENTAIRE

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.