Education nationale: 1933 écoles et établissements post primaires et secondaires sont fermés

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A l’occasion du point de presse du gouvernement, tenu ce jeudi 23 mai 2019, le ministre en charge de l’éducation nationale Stanislas Ouaro,  s’est prononcé sur les préparatifs des examens de fin d’année. Il a aussi saisi l’occasion pour faire le bilan des écoles fermées à ce jour.

Sur les préparatifs des examens 
A ce jour les jurys sont constitués pour tous les examens et les numéros de procès-verbaux sont attribués aux candidats.
Le calendrier de déroulement des examens de la session de 2019 va du 6 au 20 juin 2019 pour les épreuves écrites. Le BEPC, les BEP et CAP commencent le 6 juin et le CEP est prévu pour le 11 juin 2019.

L’épreuve d’Education physique et sportive du BEPC, du BEP et du CAP s’est déroulée du 6 au 20 mai sans incident.

En ce qui concerne les effectifs, il faut noter qu’au niveau du Certificat d’Etudes Primaires (CEP), le ministère a enregistré 419 260 inscrits (223 529 filles et 195 731 garçons) soit 29 751 candidats en plus par rapport à la session de 2018 avec un taux d’accroissement de 7,6%.

C’est seulement dans la région de l’Est qu’il y’ a moins d’inscrits à cette session par rapport à l’année dernière. En effet on y enregistre une baisse de 1031 candidats par rapport au nombre d’inscrits en 2018. Cette situation est liée au contexte sécuritaire difficile dans la région. Les candidats au CEP sont répartis dans 1907 centres d’examens et 8781 salles.

Le Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC), a enregistré 304 096 candidats inscrits pour le BEPC contre 314 387 à la session de 2018, soit une régression de 3,27%. Deux raisons pourraient expliquer cette baisse du nombre d’inscriptions : d’abord, la situation qui prévaut dans les régions de l’Est, du Sahel et du Nord (des établissements fermés) n’est pas sans conséquence sur le nombre total d’inscrits. On observe une baisse de 1254 candidats au Sahel, 1154 au Nord et 1122 à l’Est. La seconde raison est que la session de 2018 a enregistré 131 212 admis soit 42,94% de ceux qui se sont présentés (contre un taux de succès de 28,83% l’année précédente). Il y a donc beaucoup moins de redoublants qui se présentent cette année à cet examen.

Cela est relativement bien illustré dans les régions du centre et des Hauts Bassins qui ne connaissent pas de fermeture d’établissement mais où le nombre d’inscrits a respectivement baissé de 2769 et 1485. Les candidats au BEPC de cette session sont répartis dans 1427 centres de composition (soit 728 jurys et 699 centres secondaires).
Les examens de l’EFTP (BEP et CAP), au niveau de l’enseignement et la formation technique et professionnelle enregistre 12 028 candidats (4684 filles et 7344 garçons) contre 11 307 à la session de 2018 soit un taux d’accroissement de 6,38%. Selon le ministre Ouaro, ses agents sont à pied d’œuvre et l’acheminement des épreuves vers les centres d’examens commencera le 27 mai prochain.

Au regard de la situation sécuritaire, une session spéciale à l’endroit des élèves en classe d’examens dont l’année scolaire a été fortement perturbée sera organisée. Le ministre a indiqué qu’un état des lieux sera fini  en fin mai pour déterminer ceux qui verront leur année scolaire blanchie et ceux qui pourront par un réaménagement du calendrier scolaire achever leur année scolaire.

Le budget des examens de la session 2019
Le budget de la session 2019 est de 14 536 685 184 dont 5 866 511 913 pour les DREPPNF (pour le CEP), 6 563 551 271 pour les DREPS (pour le BEPC, les BEP et les CAP), 2 106 622 000 pour la DGEC. En 2018, le budget était de 14 475 738 055.
Des difficultés liées à l’acquisition du matériel et des consommables ont émaillé le processus mais le ministère dit être parvenus à les lever afin de rendre les épreuves disponibles dans les centres d’examens dans les délais.

La situation des écoles fermées à la date du 17 mai 2019
A la date du 17 mai, Au total, mille neuf cent trente-trois (1933) écoles et établissements post primaires et secondaires sont fermés. Trois cent-vingt-six mille cent cinquante-deux (326 152) élèves sont affectés par cette situation. De même, neuf mille quarante-deux (9042) enseignants seraient hors des classes.

Pour faire face à cette situation, le gouvernement a élaboré une stratégie de scolarisation des élèves des zones à forts défis sécuritaires dont les principaux axes sont entre autres entre autres l’élaboration d’un plan d’actions, des outils de suivi-évaluation et d’une cartographie des interventions de la stratégie ; la mise en place des organes et instances de coordination et de pilotage de la mise en œuvre de la stratégie ;

L’évaluation rapide des besoins des structures éducatives ouvertes ; le réaménagement des programmes d’enseignement en fonction des publics cibles et des nécessités de rattrapage des retards constatés sur le terrain ; le réaménagement du calendrier scolaire ; la mise en œuvre des approches pédagogiques adaptées aux différentes situations constatées sur le terrain ; la mise en œuvre des actions de sensibilisation des communautés ; les appuis aux structures éducatives ouvertes ; la réinscription des élèves déplacés dans les structures éducatives hôtes ; la mise en œuvre d’un plan de communication.

Mami O.

www.fasoamazone.net 

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