Vie des partis politiques: L’UPC suggère au gouvernement de subventionner la CNIB à 500 francs

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L’union pour le progrès et le changement (UPC) plaide pour une subvention de l’établissement de la carte nationale d’identité burkinabè (CNIB). En conférence de presse ce jeudi 26 septembre 2019 à Ouagadougou, les responsables du parti du lion suggère au gouvernement de ramener le prix à 500 francs, et cela en vue d’alléger les peines des citoyens.

Amadou Diemdioda Dicko, 4ème vice-President de l’UPC

La subvention du coût d’établissement de la carte nationale d’identité burkinabè (CNIB) était le principal sujet à l’ordre du jour ce jeudi après-midi entre les premiers responsables de l’union pour le progrès et le changement et la presse.

Face aux journalistes, d’entrée de jeu, Amadou Diemdioda Dicko et ses camarades ne tournent pas autour du peau : « la CNIB est devenue un enjeu vital, dans ce contexte sécuritaire particulièrement grave ». Raison de plus pour que le plus grand nombre de burkinabè en possède. Et comment en posséder si le coût reste inaccessible pour nombre de burkinabè ?

C’est en cela que l’Union pour le progrès et le changement en appelle au gouvernement afin de subventionner le prix de la CNIB en le ramenant de 2500 francs à 500 francs, d’autant plus que c’était à ce prix en 2010 alors que le pays n’était pas en insécurité chronique, rappelle les conférenciers. Selon Amadou Diemdioda Dicko, plusieurs raisons concourent à ce plaidoyer. « D’abord c’est un enjeu de survie et de gouvernance au vue de l’insécurité chronique dans laquelle nous vivons. Ensuite, les premières CNIB biométriques datent de 2009 et arrivent à expiration. Aussi, la crise économique a réduit drastiquement le pouvoir d’achat des ménages », a-t-il indiqué.

Une autre raison mise en branle par l’UPC, c’est les déplacés internes. Selon les conférenciers, ceux qui accueillent ceux-ci se retrouvent dans une situation précaire si bien qu’il leur est difficile de débourser 2500 francs pour se faire établir la pièce d’identité. Mais est-ce là les vraies raisons ?, s’interrogent la presse. La trentaine de journaliste présente à cette conférence de presse pensent plutôt que cette subvention souhaitée par l’UPC vise uniquement à une large participation des populations aux élections de 2020.

A cette hypothèse, l’UPC se veut claire : « la subvention d’un politicien cible uniquement son potentiel électorat, celle de l’Etat a l’avantage de toucher tous les citoyens, sans discrimination aucune, et c’est de cela qu’il s’agit », explique le principal conférencier.

Actualité oblige, la décision du conseil constitutionnel dans le procès qui opposait l’UPC à son ancien camarade Elysée Kiemdé était également à l’ordre du jour. Par cette décision rendue en faveur de l’UPC, le député Kiemdé perd ainsi son mandat au sein de l’hémicycle. Une décision saluée par les membres de l’UPC à cette conférence de presse.
Anaëlle K

www.fasoamazone.net 

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