Projet de loi sur le quota genre au Burkina: Les femmes appellent les autorités à corriger les insuffisances

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Un nouveau projet de loi sur le quota genre au Burkina Faso est sur le point d’être adopté par l’Assemblée nationale. Or pourtant, ce projet ne fait pas l’unanimité au sein de certaines organisations de la société civile. En conférence de presse le samedi 23 novembre 2019 à Ouagadougou, le Cadre de concertation des organisations intervenant sur le genre et la participation politique des femmes au Burkina Faso, a dénoncé de «graves» insuffisances contenues dans ce nouveau projet de loi. Pour cela, elles demandent à l’Assemblée nationale de ne pas la voter.

Les journalistes présents au point de presse

Le cadre de concertation des organisations intervenant sur le genre et la participation des femmes au Burkina Faso est remonté contre le projet de loi portant fixation de quota et modalités de positionnement des candidats et candidates aux élections législatives et municipales au Burkina Faso.

Devant être voté le 5 décembre prochain par l’Assemblée nationale, Martine Yabré et ses camarades dénoncent  ici à travers une conférence de presse de «graves» insuffisances et des violations de droits humains constatées déjà sur ce projet de loi. Selon la porte-parole de ces organisations féminines, la loi sur le quota a  été  adoptée par l’exécutif le 11 octobre 2019 et transmise  à l’Assemblée nationale pour adoption,  doit être revue pour le renforcement de la démocratie au Burkina.

S’exprimant samedi à Ouagadougou, devant les journalistes, elle signale être auditionnée en tant que Cadre, le 21 novembre passé par la  commission genre de l’hémicycle burkinabè, a décidé de partager la position officielle de sa structure à l’insu des échanges avec l’opinion nationale et internationale.

Pour Martine Yabré, le projet de loi  qui va être validé par la représentation nationale le 5 décembre prochain ne respectent pas les droits humains, toute chose qui ne favorise pas l’ancrage de la démocratie au Burkina Faso.

A l’écouter, le projet de loi doit être assorti de mesures coercitives afin que les politiciens  fassent de la participation féminine leur priorité dans la gestion de la cité.
« Les femmes ne doivent plus être des deals pour les politiciens, il faut changer la donne afin de permettre au pays de se développer davantage», a-t-elle soutenu.

Le membre dudit cadre des organisations féminines, a précisé que pour résoudre la loi sur le quota au Burkina, le gouvernement et l’Assemblée nationale doivent assumer leurs responsabilités par des actes concrets,  en faveurs de la gent féminine.

Elle  a, par ailleurs, appelé les autorités à prendre une mesure pour corriger les insuffisances sur la loi de quota pour consolider la démocratie au pays des hommes intègres.

Martine Yabré a rappelé qu’aucun projet de loi qui viole les droits humains et qui met en mal une partie de la population, ne peut être  accepté ou toléré au Burkina Faso.
«Le projet de loi portant fixation sur le quota et modalités de positionnement des candidates et candidats aux élections législatives et municipales au Burkina Faso, en l’état, comporte des graves insuffisances  et ne doit pas être voté par l’Assemblée nationale», a-t-elle conclu.
Mami O.

Faso Amazone.net 

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