Injustice à l’égard des femmes: Les femmes de L’UPC interpellent le gouvernement

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5 mars 2020

En  cette veille  de la commémoration  de la 163ème Journée Internationale  des droits de la femme , 08 mars 2020,  placée  sous  le thème « Je suis de la génération égalité : levez-vous pour les droits des Femmes ».  L ‘Union nationale des femmes de  L’ UPC (L’Union nationale  pour le Changement et le Progès)  témoigne sa solidarité à l’endroit des Femmes et des  enfants du Burkina Faso,   qui se trouvent dans des camps pour déplacés internes ou dans les rues de certaines villes, sans abris et à la recherche d’un espace plus sécurisé.   A travers leur présidente,  Madame  Jacqueline KONATE Née SOURATIE,  elle interpelle  le  gouvernement afin que des mesures fortes et diligentes soient prises pour corriger toutes les injustices à l’égard des femmes en ce qui concerne leurs droits.

 

Depuis 1977 l’organisation des nations unies a choisi pour chaque année, cette date pour célébrer la Femme dans le monde entier. Pour l’occasion l’Union Nationale des Femmes de l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC) rend un vibrant hommage à toutes les Femmes du Burkina qui depuis des décennies travaillent inlassablement pour améliorer leurs conditions de vie et promouvoir leurs droits.

Cette année au Burkina Faso comme l’année précédente, la journée est célébrée dans un contexte national empreint de crise sécuritaire aiguë, émaillé d’actes terroristes qui ont endeuillé de nombreuses familles et contraint d’autres à quitter leurs villages.

Nous Femmes de l’UPC, en tant que sœurs, mères, épouses, ne pouvons pas rester indifférentes à cette situation macabre. Nous compatissons avec toutes les familles qui ont perdu des proches et avec les victimes des attaques terroristes.

Nous avons une pensée pieuse pour nos FDS qui bravent toutes les adversités de la nature de jour comme de nuit pour assurer la sécurité des populations en général et celles des zones attaquées en particulier.

Nous pensons aux Femmes et aux enfants qui se trouvent dans des camps pour déplacés internes ou dans les rues de certaines villes, sans abris et à la recherche d’un espace plus sécurisé.

Chères compatriotes, chères sœurs,

La journée du 8 mars est une occasion pour les Femmes de faire un inventaire des actions menées pour l’amélioration des conditions de vie des Femmes, en tirer les leçons et se projeter dans l’avenir. A l’UPC, le thème retenu est évocateur et invite toutes les Femmes à plus d’actions, de combativité, de persévérance et surtout de bon choix des acteurs de la gouvernance du pays, car le chemin pour l’effectivité des droits des Femmes au Burkina Faso est semé d’embuches.

Néanmoins, l’espoir est permis car la promotion des droits des Femmes est une priorité pour le parti du lion, l’Union pour le Progrès et le Changement. Il nous revient donc de saisir cette opportunité pour nous réaliser, nous affirmer afin de bénéficier de tout son soutien pour le rayonnement des droits des Femmes au Burkina Faso.

Sans tomber dans l’auto satisfaction, nous pouvons dire que la voix de la Femme compte au Burkina Faso et elle a toujours besoin d’être entendue mais aussi être écoutée pour la simple raison que les Femmes s’investissent beaucoup dans tous les domaines de la vie nationale à savoir l’économique, le social, le religieux, le coutumier et le politique.

La question des droits des Femmes demeure une nécessité impérieuse et urgente qui mérite d’être inscrite parmi les priorités des priorités. A cet effet, nous adressons un appel au gouvernement afin que des mesures fortes et diligentes soient prises pour corriger toutes les injustices à l’égard des Femmes en ce qui concerne leurs droits.

En dépit des textes de lois qui sont votés au niveau national, des conventions et des traités ratifiés au niveau régional et international pour promouvoir les droits des Femmes, il reste encore des défis énormes à relever. Ce sont entres autres :

  • La mise en œuvre effective des textes de loi qui protègent les droits des Femmes,

N°061-2015/CNT relative à la prévention, répression et réparation des violences à l’égard des Femmes et des Filles et prise en charge des victimes

  • La loi du 22 janvier 2020 portant fixation de quota et modalité de positionnement des candidates ou des candidats aux élections législatives et municipales.

En dehors des textes de lois, nous invitons également le gouvernement à prendre des mesures fortes pour renforcer la résilience des Femmes déplacées internes en vue de soulager leurs souffrances et de permettre de retrouver la dignité.

Nous saisissons l’opportunité de cette commémoration du 8 mars 2020, pour renouveler nos sincères remerciements :

  • Aux partenaires techniques et financiers pour leurs soutiens multiples et multiformes pour la promotion des droits des Femmes.
  • Aux organisations de la société civile qui œuvrent sans relâche pour transformer non seulement les mentalités des Hommes et des Femmes en faveur de la promotion, la protection et la défense des droits de la Femme, mais également pour mener des plaidoyers pour l’adoption et la ratification de nombreux textes protégeant les droits des Femmes. Nous apprécions toutes ces contributions à leur juste valeur.

Nous souhaitons une bonne et heureuse journée internationale des droits des Femmes à toutes les Femmes du Burkina Faso ;

Que Dieu bénisse le Burkina Faso

Présidente de l’Union Nationale des Femmes de l’UPC

Jacqueline KONATE Née SOURATIE

Faso Amazone.net 

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