Côte d’Ivoire: des morts contre la candidature d’Alassane Ouattara

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Plusieurs manifestants issus des partis de l’opposition ont protesté ce 13 août 2020 dans plusieurs communes de la capitale ivoirienne pour exprimer leur mécontentement contre un éventuel 3ème mandat du président Alassane Ouattara.

Abidjan a eu un réveil chaud ce 13 août 2020. E effet des manifestations ont éclatées dans plusieurs communes de la ville comme dans la commune de Yopougon. Les manifestants ont érigé des barricades, brulé des pneus pour dire non à un éventuel 3ème mandant du président Alassane Ouattara. Il a fallu l’intervention des forces de l’ordre pour disperser les manifestants et dégager les routes.

Par ailleurs dans plusieurs villes du pays, des manifestations ont également eu lieu. C’est le cas à Daoukro, le bastion de l’ancien président Henri Konan Bédié, candidat du PDCI RDA, à l’élection présidentielle. Des manifestations ont également éclaté à Gagnoa le fief de Laurent Gbagbo, à Adzopé et à Divo.

Selon les informations rapportées par Jeune Afrique, on enregistre 05 morts et plusieurs blessés suite aux affrontements entre les manifestants et les forces de l’ordre. Pour le moment, les autorités ivoiriennes n’ont donné aucun chiffre officiel.

Côte d’Ivoire : des manifestations contre la candidature de Ouattara tournent à l’affrontement
Certaines des manifestations organisées à Abidjan et dans ses environs pour protester contre une nouvelle candidature d’Alassane Ouattara ont dégénéré. Au moins deux personnes ont été tuées à Bonoua.

Des groupes de manifestants ont érigé des barricades et brûlé des pneus dans différents quartiers d’Abidjan, ce jeudi, lors de manifestations qui avaient été interdites, la veille, dans un communiqué du ministre ivoirien de l’Administration du territoire, Sidiki Diakité, qui avait été lu à la télévision publique.

Des affrontements ont éclaté en plusieurs endroits, entre manifestants et forces de l’ordre. Selon un premier bilan, non officiel, délivré à Jeune Afrique par un haut gradé de la police, il y aurait eu au moins cinq personnes tuées au cours de ces heurts.

Affrontements à Yopougon
Lors des manifestations contre une nouvelle candidature de Ouattara, le 13 août 2020 à Abidjan.
« Nous manifestons pour le départ du président Ouattara, parce que sa candidature viole la Constitution, nous ne voulons pas accepter un troisième mandat », a déclaré à l’AFP Hervé Séka, un manifestant dans le quartier d’Anono.

Dans la commune de Yopougon, des affrontements entre policiers et manifestants ont paralysé la circulation dans la zone du palais de justice. « Les voitures font demi-tour, de nombreux fonctionnaires n’ont pas pu se rendre au travail », a affirmé un habitant de Yopougon.

À Port-Bouët, des dizaines de manifestants ont bloqué la voie principale, certains brandissant des pancartes affirmant « ADO dégage ! », en référence au président Alassane Dramane Ouattara.

Arrestations à Cocody
Dans des quartiers de la commune huppée de Cocody, où résident le chef de l’État et de nombreuses personnalités, les forces anti-émeute ont été déployées en grand nombre et ont maintenu le calme.

Les policiers, qui procédaient à des fouilles corporelles sur les passants, ont toutefois interpellé un groupe de femmes – des cadres de Générations et Peuples Solidaires (GPS), le mouvement de Guillaume Soro – chantant l’Abidjanaise (l’hymne national), le drapeau ivoirien en main. Parmi elles, Anne-Marie Bonifon, la coordinatrice du GPS.

À la mi-journée, un haut gradé de la police a affirmé à Jeune Afrique que 14 personnes avaient été interpelées à Abidjan, dont dix à Cocody.

Deux morts à Bonoua
Les échauffourées ont été particulièrement violentes à Bonoua, ville de l’ex-première dame de Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo. Dans cette ville, située à 50 km à l’est d’Abidjan, un face-à-face tendu entre manifestants et la police a bloqué la route internationale menant au Ghana. Notre source au sein des services de police fait état de « deux décès » à Bonoua, où « le commissariat de police a été pris d’assaut et incendié » par les manifestants.

Daoukro, le fief d’Henri Konan Bédié, avait été placé sous couvre-feu dès mercredi soir, après des affrontements violents entre partisans et opposants à une nouvelle candidature d’Alassane Ouattara. Selon un bilan provisoire délivré à JA par une source au sein de la police, trois personnes ont été tuées dans les violences de mercredi, au cours desquelles plusieurs commerces, ainsi que des maisons d’habitation, ont été incendiés.

Jeune Afrique

 

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