Violences faites aux femmes et aux filles: Un Projet d’aide à la prévention et à la réduction voit le jour

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Désormais, les violences faites aux femme et aux filles ne seront plus qu’un vieux souvenir.  Et cela grâce au projet d’aide à la prévention et à la réduction des violences faites aux femmes et aux filles. Initié par la Communauté pour la promotion de la santé sexuelle et reproductive au Burkina Faso (CAPSSR-BF), son lancement officiel a eu lieu ce jeudi 1et avril 2020 à Ouagadougou.

Photo de famille des participants(es).

C’est à la maison de la femme à Ouagadougou que la Communauté pour la promotion de la santé sexuelle et reproductive au Burkina Faso (CAPSSR-BF) a procédé le jeudi  1er avril 2021,  au lancement du Projet d’aide à la prévention et à la réduction des violences faites aux femmes et aux filles.

D’une  durée de trois ans, ce projet qui vise à contribuer à l’effectivité des droits des femmes et des filles dans 3 Communes de la région du Centre que sont, Tanghin-Dassouri, Komsilga et Pabré et dans 2 villes de la région du Nord à savoir, Ouahigouya et Yako, à travers la lutte contre les violences basées sur le genre.

Outre  son  caractère  communautaire, le projet sera mis en œuvre avec l’appui technique du ministère en charge de la Femme et de la solidarité nationale et celui en charge de la justice.

Dans  son discours d’ouverture, la Chargée de mission au ministère en charge de la Femme Ursile Bouda/Kaboré, représentante de la ministre de la Femme et de la solidarité nationale a fait savoir que le projet a une grande importance et s’est inscrit dans l’objectif du gouvernement dans la réduction des inégalités du genre et des violences basées sur les femmes et les filles.

Pour  elle, « le gouvernement à lui seul ne peut pas tout faire et s’il y a des initiatives pareilles, cela peut permettre lui d’atteindre ses objectifs ».

Selon la représentante de la ministre en charge de la Femme, « un tel projet est à féliciter et nous sommes là pour soutenir les initiatrices de ce projet ».En se basant sur le rapport d’enquête démographique sur la santé en 2010, Dr Adjmi/Barry Euphrasie du ministère de la Justice et des droits humains, indique que 20 % des femmes, soit une femme sur 5, a déclaré avoir quelques fois subi depuis l’âge de 15 ans, des violences physiques. 10% des femmes sont mariées avant l’âge de 15 ans et 52% avant l’âge de 18 ans.I l ressort qu’au Burkina Faso, les formes de violences faites aux femmes sont similaires à celles rencontrées partout dans le monde.

Selon Dr Adjmi, ces chiffes « interrogent notre conscience et nous interpellent sur la nécessité de redoubler d’effort et de renforcer les acquis, pour un accès des populations à leurs droits au bien-être ».Maria Nonguerma, présidente de la CAPSSR-BF, explique que le Projet d’aide à la prévention et à la réduction des violences faites aux femmes et aux filles, va favoriser les textes et lois qui régissent les droits des femmes et des filles au Burkina Faso.

Elle  plaide pour un changement de mentalité parce que convaincue que les textes sont méconnus par certaines femmes qui ne savent pas qu’elles ont des droits à faire valoir en matière de sexualité.

Mami O.

Fasoamazone.net

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