Déplacés internes: le calvaire des femmes dans la répartition des vivres

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La situation sécuritaire du Burkina Faso a entrainé de milliers de personnes déplacées internes (PDI). Ces personnes qui sont reçus dans des centres d’accueils fuient généralement leur village les mains vides. Le besoin vital se pose alors comme une nécessité. Pour ce faire, les organisations humanitaires offrent des vivres au ministère de la Femme, de la Solidarité nationale  et de l’Action humanitaire (MFSAH), pour venir en aide à ces PDI. Mais comment se fait la répartition de ces vivres? Est-ce que tous les PDI sont pris en compte dans la distribution des vivres? Dans le but d’éclairer l’opinion par rapport à la prise en charge alimentaire des PDI, le quotidien Fasoamazone  a l’occasion de la journée internationale de l’Action Humanitaire, s’est intéressé à ce sujet le jeudi 19 Août 2021.

La prise en charge alimentaire des déplacés internes constitue un véritable problème. En effet, les personnes déplacées internes dénoncent un manque ou une inégale répartition des vivres offerts par les organisations humanitaires.

Des personnes qui se sont inscrites pour bénéficier de la dotation en nourriture n’en bénéficient pas. Dans une interview diffusée par VOA Afrique, il ressort que les femmes et les jeunes filles sont victimes d’abus sexuel avant de recevoir une quantité de nourriture de base. Certains PDI sont obligés de payer à prix d’argent pour avoir des vivres. « Nous sommes restés dans nos abris pendant six (06) mois sans même une quantité de nourriture de base, à moins  que vous n’avez des relations sexuelles avec les personnes qui distribuent la nourriture (…) ». Ce sont là des propos d’une déplacée interne recueillis par VOA Afrique.

Une réalité que vivent les déplacés internes selon les résultats d’une enquête publiée par « the new humatarian ». Dans la région du Centre nord, huit (08) personnes déplacées ont été forcées à avoir des relations sexuelles en échange d’une aide alimentaire.

Les PDI vivent toutes ces conditions depuis quelques temps, mais le Ministère de tutelle n’a pas encore donner de réaction.

Selon les confrères de VOA, c’est une situation assez complexe du fait du manque de la législation en matière de prévention des cas d’aides contre le sexe.

Par ailleurs, le bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies a affirmé que le gouvernement burkinabè dispose d’un numéro vert afin de déposer les plaintes en cas d’abus sexuels ou sexiste

. Des points focaux sont mis en place pour détecter tout signe d’abus ou d’exploitations sexuelles.

Source :VOA Afrique

Avec Fasoamazone.net

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