Grossesses en milieu scolaire: Plus de 1200 cas dans le Centre Ouest entre 2012 et 2018

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Grossesse en milieu scolaire(image d'archives)

La population du Burkina Faso est majoritairement jeune. 67% ont moins de 25 ans et 33% des jeunes ont un âge compris entre 15 et 35 ans. Cette tranche de la population est confrontée à plusieurs maux dont la sexualité précoce et ses conséquences. Entre 2012 et 2018, elles sont plusieurs milliers d’élèves à avoir contracté des grossesses non-désirées dans la région du centre-ouestUne situation qui inquiète plus d’un, en premier la Directrice régionale des enseignements post-primaire et secondaire de Centre-Ouest (DREPS) qui en donne les raisons.

Les grossesses en milieu scolaire sont récurrentes dans la région Centre Ouest. Plus de 1200 élèves enceintes ont été recensés par la direction générale des enseignements post-primaire et secondaire de Centre-Ouest (DREPS) entre 2012 et 2018. Vu l’ampleur du phénomène, il est plus que urgent de tirer la sonnette d’alarme. C’est ainsi qu’une équipe de la Direction de la communication et de la presse ministérielle (DCPM) du ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales a eu un entretien depuis  le lundi 26 juillet 2021 avec la Directrice régionale des enseignements post-primaire et secondaire de Centre-Ouest (DREPS). L’objectif de cet entretien est de faire l’état des lieux et trouver des perspectives pour endiguer le fléau.

Selon la directrice régionale madame Zongo/Nikiema Bernadette, ce chiffre d’élèved enceintes se justifie par le fait que les enfants sont mal encadrés à la maison. À cela s’ajoute le fait que la population du Burkina Faso soit majoritairement jeune et que 67% ont moins de 25 ans et 33% des jeunes ont un âge compris entre 15 et 35 ans. Cette tranche de la population est confrontée à plusieurs maux dont la sexualité précoce et ses conséquences.

Entre 2012 et 2018, elles sont plusieurs milliers d’élèves à avoir contracté des grossesses non-désirées. Dans la région du Centre-Ouest à Koudougou, est enregistré le taux le plus élevé surtout dans la province du Sanguié. Ce qui fait hausser également le taux de déscolarisation, des infections sexuellement transmissibles et de prévalence du VIH. 26,62% au BEPC et 41,66% au Baccalauréat 2021.

Madame Zongo justifie ce faible taux de réussite. Comparativement, elle trouve que les élèves en classe de terminale sont plus assidus, plus consciencieux par rapport à ceux en classe de 3e qui sont plus jeunes, en âge de puberté d’où les 41,66% contre 26,62%.

En général le faible taux de réussite de succès est lié, aux cas de grossesses. Comme perspectives, avec le service technique relié à la direction de l’Education inclusive des filles et du genre, un plaidoyer sera fait à l’endroit de la tutelle pour venir à bout de ce phénomène, a affirmé madame Zongo.

Mais avant, la sensibilisation doit se faire aussi bien à l’école que dans les familles, car l’école n’est qu’un canal de réussite pour ces enfants. Les parents sont alors interpelés.

Mami O.

Fasoamazone.net

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