Sugar daddy ou sugar baby L’autre forme de prostitution au Burkina

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Image d'illustration.

2 décembre 2021

De nombreux jeunes burkinabè offrent leur corps à des hommes ou femmes fortuné(e)s plus âgé (és) contre de l’argent ou d’objets de valeur. Ce type de prostitution, qualifiée de « sugar daddy » ou « sugar baby », qui bat son plein dans les pays voisins est en train de prendre de l’ampleur au pays des hommes intègres. Votre média en ligne, Faso amazone.net  a mené une enquête pour vous, depuis le mois de novembre 2021. Voici ce qui ressort.

Depuis quelques années l’expression « sugar daddy » enflamme la toile au point ou cela a même suscité les jeunes filles l’envie de vivre cette « expériences exceptionnelles et aux ressources abondantes ».

En effet, les sugar daddies (papas gâteaux) sont des hommes opulents, avec un âge avancé. Ils veulent se sentir au top en compagnie d’une sugar baby (fille plus jeune).

Ils sont d’ailleurs prêts à offrir des cadeaux luxueux ou encore des voyages chics à leur compagne, contre des faveurs sexuelles. Cette forme de prostitution prend de plus en plus de l’ampleur au Burkina Faso. Elle concerne surtout les jeunes filles issues de milieux modestes.

Entre les sugar daddies et travailler dur pour s’en sortir, de nombreuses jeunes en situation difficile optent pour le premier. Certaines s’y livrent par complexe ou par amour du gain facile. Le « deal » reste toujours le même : « donnant-donnant », comme le souligne Aïda.

Manque de moyens.

Durant plusieurs mois, Kadi (nom d’emprunt), 20 ans, a entretenu une relation avec Richard, un riche cinquantenaire. « Dans mon cas, c’est le manque de moyen de mes parents », justifie l’étudiante. Kadi a rencontré son sugar daddy alors qu’elle était en classe de terminale.

A l’époque, son père, qui assurait sa scolarité, était tombé gravement malade. Elle n’arrivait plus à solder sa scolarité. Elle confie avoir séduit Zingué, qui n’a pas résisté à son charme.  « Lorsqu’il a appris que j’étais en retard sur ma scolarité, il a décidé de me venir en aide en payant tous mes frais de scolarité.  Il assurait mon argent de poche et avait payé les frais de santé de mon papa. Je peux dire qu’il a joué le rôle du père pour moi. En retour, je lui offrais du sexe », rappelle Kadi.

Donnant-donnant.

Au bout de quelques temps, l’étudiante était sexuellement épuisée. Elle savait que la relation était sans avenir puisque son partenaire était marié et père de deux enfants. Mais, Aïda n’avait pas le choix : elle n’avait autre chose à offrir que son corps en contrepartie des biens et liquidités qu’elle recevait.

Toutefois, le phénomène ne concerne pas que les hommes. De plus en plus, de sugar momies (mamans gâteaux) entrent dans la danse. Elles sortent avec des jeunes garçons sugar boys ou gigolo, en échange d’argent. Cette prostitution qui ne dit pas son nom gagne de plus en plus du terrain au pays des hommes intègres

Mami O.

Faso Amazone.net

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