Burkina : Roch Marc Christian Kaboré aspire à un gouvernement dynamique

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18 décembre  2021

Au Burkina Faso, un nouveau gouvernement est mis en place pour redonner l’espoir au peuple burkinabè. Le Président du Faso Roch Kaboré dans son message à la nation du 25 novembre 2021, avait annoncé un gouvernement resserré qui sera à mesure de travailler pour instaurer la paix et la quiétude tant recherchées par les Burkinabè. Poussé par la pression populaire, le Chef de l’Etat n’a pas tardé à mettre sa promesse en pratique. De trente-deux (33) ministres, le nouveau gouvernement est passé à vingt-cinq (25) dont cinq (06) femmes et dix-neuf (19) hommes avec à la tête Lassina Zerbo.

Ce technocrate de haut vol n’a pas d’autre choix que de batailler pour mériter la confiance qui a été placée en lui par le Président du Faso. C’est sans doute au regarde de ses compétences et ses expériences que le Chef de l’Etat a porté son choix sur lui. C’est en même temps une grande responsabilité qu’il va désormais assurer, celle de conduire avec succès la mise en œuvre suivie de la politique du gouvernement.

A ce jour, tous les nouveaux ministres sont déjà installés et les burkinabè ont les regards tournés vers ce nouveau gouvernement pour le retour de la paix au pays des hommes intègres.

On peut dire de ce gouvernement que le quota genre n’a pas été respecté. Sur vingt-cinq (25) ministres on compte seulement six (06) femmes. Il s’agit de Hadizatou Rosine Sori-Coulibaly, ministre des affaires étrangères ; Victoria Ouédraogo/Kibora, ministre de la justice ; FatiOuédraogo/Zizien, ministre du genre et de la solidarité nationale ; Hadja Fatimata Ouattara/Sanon, ministre de la transition digitale ; Martine Kouda/Pabeyam, ministre déléguée auprès du ministre de l’Economie ; Claudine Valérie B. Rouamba/Ouédraogo, ministre déléguée auprès du ministre de la communication.

Toutefois, on pourrait noter que le Président du Faso Roch Kaboré et son premier ministre Chef du gouvernement Lassina Zerbo n’ont pas hésité en nommant des femmes dans certains departements ministériels. Le retour de Hadizatou Rosine Sori-Coulibaly dans le gouvernement est historique dans la mesure où elle est la première femme à être nommée comme ministre des affaires étrangères.

Une fierté pour dame Coulibaly qui soutient que les jeunes filles retiendront que tout est encore possible lorsque tout semble impossible.

Elle mesure l’ampleur des défis à relever mais elle dit être persuadée à réussir les missions à lui confiées.

Victoria Ouédraogo/Kibora qui occupe les rênes du Ministère de la justice a également du pain sur la planche. La question de la réconciliation nationale doit nécessairement passée par la justice et vérité sur les crimes de sang, notamment les dossiers de Norbert Zongo et ses compagnons qui sont encore pendants dans les tiroirs de la justice.

Le 13 décembre dernier, lors de la 23e commémoration de l’assassinat de Norbert Zongo, le collectif des organisations démocratiques de masse et des partis politiques (CODMPP) et la Coalition nationale de lutte contre la vie chère ont montré leur détermination à rester debout jusqu’à ce que justice soit faite sur le drame dé Sapouy.

Du reste, c’est avec satisfaction que les burkinabè découvrent les zones d’ombres sur le coup

d’Etat de 15 octobre 1987. On note à ce jour, plus de 50 témoins sur la mort du père de la révolution Thomas Sankara.

En tout état de cause, le peuple burkinabè attend de ce nouveau gouvernement justice-vérité-réconciliation sans lesquels, il serait dur d’instaurer la paix.

La rédaction

Fasoamazone.net

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