Situation sécuritaire : « Les populations de Namsiguia vivent dans une prison à ciel ouvert », dixit Abdoul Karim Sawadogo

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L’association pour le développement de Namsiguia et village environnant (ADNVE) était face à la presse le lundi 10 janvier 2021 à Ouagadougou. Cette sortie médiatique intervient après le discours de politique générale du premier ministre Lassina Zerbo pour inviter le gouvernement à plus d’effort dans la lutte contre l’insécurité dans la province de Bam. 

Le Burkina Faso est confronté depuis plus de six (06) ans à des attaques armées causant ainsi de nombreuses victimes et de milliers de déplacés internes . Une situation qui s’aggrave de jour en jour dans la ville de Namsiguia située dans la commune de Bourzanga, province de Bam. Cette ville est considérée par les terroristes comme le verrou à sauter pour mieux s’implanter dans la zone et étendre leur emprise aussi bien dans le Bam que dans le Soum. A la date du 5 janvier 2022, elle a enregistré sa 30e attaque terroriste.

Abdoul Karim Sawadogo, président d’honneur de l’ADNVE.

« Les populations de Namsiguia vivent dans une prison à ciel ouvert », a déploré Abdoul Karim Sawadogo, président d’honneur de l’ADNVE.

A en croire M. Sawadogo, les femmes dans la recherche d’eau ou du bois de chauffe sont victimes de traitement dégradant. En plus de cela, les populations n’ont pas accès à leurs champs ni au point d’eau de Kourao pour leur maraichère et l’accès aux puits et forages situés dans les quartiers périphériques est interdit par les terroristes.« Encerclées par les terroristes qui développent sans peine leur stratégie d’étouffement, en occupant les points problématiques comme le barrage de Kourao et les puits de Basnéré, les populations sont affamées et assoiffées », a indiqué M. Sawadogo.

Il a souligné que depuis décembre 2021, les attaques à Namsiguia sont quasi quotidiennes et sont souvent soldées par mort d’homme, vol de bétail, enlèvement, etc.

En effet, les populations de Namsiguia sont privées de leur liberté d’aller et venir. Elles n’ont pas cette possibilité de se déplacer du fait du blocus des terroristes à Kaifaye situé à 2km où ceux-ci contrôlent les cars pour enlever les ressortissants de Namsiguia. Malgré leur cri de cœur, le gouvernement Burkinabè fait la sourde oreille par rapport à cette situation alarmante.


Le premier ministre Lassina Zerbo qui s’est adressé au Parlement le 7 janvier 2021, a dans son discours de politique général affirmé que si Namsiguia n’est pas tombé hier, c’est qu’il ne tombera plus.

De ce fait, les populations de Namsiguia ont espoir que leur résistance de longues années ne sera pas en vain.

L’association pour le développement de Namsiguia et village environnant (ADNVE) tire encore sur la sonnette d’alarme pour que Namsiguia soit sauvé maintenant des mains des terroristes.

Rébecca YE

Faso Amazone. net

 

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