Burkina/Transition : les femmes entendent jouer leur partition

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Le Burkina Faso connaît depuis le 24 janvier dernier, une nouvelle ère de son histoire. En effet, le pays a connu un changement de régime suite à des manifestations de protestation du 22 janvier 2022 contre le régime Roch Kaboré, qui a suivi une prise de pouvoir par l’armée.

Après ce coup de force perpétré contre le régime Kaboré, le président du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration(MPSR), Paul Henri Sandaogo Damiba s’est engagé à être à l’écoute de tous « les patriotes qui s’engageront honnêtement et de façon sincère et désintéressée, à l’édification d’un Burkina Faso prospère et paisible ».

Martine Yabré, coordonnatrice du cadre des organisations et acteurs intervenants sur la participation citoyenne des femmes

Pour ce faire, il a pris l’engagement d’impliquer  les forces vives de la Nation pour convenir d’une feuille de route dont le but est faire des projections en vue de réaliser le redressement voulu par les burkinabè.

En vue de garantir une prise en compte effective des besoins et intérêts stratégiques des femmes, des jeunes filles issues des différentes catégories sociales, des associations et structures féminines du Burkina Faso se sont réunies en atelier, le jeudi 3 février 2022 à Ouagadougou.

Il s’agit au cours de cette rencontre, d’échanger sur les défis et les enjeux d’une transition pour les femmes.

L’objectif  de cette rencontre est de présenter un projet de mémorandum qui va porte sur les attentes des organisations féminines qui intervenant  dans le domaine de la promotion du genre et des droits humains. « Nous avons écouté le premier communiqué et la déclaration des nouvelles autorités. Il y a un certain nombre de rencontres qui ont été entreprises.  Ce ne serait pas intéressant que les femmes qui prendront part à des rencontres de prise de décision sans se concertées », a indiqué Martine Yabré, la coordonnatrice du cadre des Organisations et acteurs intervenants sur la participation citoyenne des femmes.

A l’écouter, les femmes et les jeunes filles doivent parler le même langage afin que leurs intérêts des femmes puissent être pris en compte dans le cadre du processus politique en cours au Burkina Faso.

Et de poursuivre que le document en cours d’adoption sera soumis aux nouvelles autorités comme contribution des femmes.

Jacques Kouala, représentant du SP/CONAP/genre

Pour le représentant du SP/CONAP/genre Jacques Kouala, l’objectif de cette rencontre est de contribuer à faire des femmes, des jeunes filles et des personnes vulnérables, des acteurs de leur propre développement. Toute chose, a-t-il estimé, dans la dynamique d’une gouvernance inclusive, dans le cadre du processus politique en cours au Burkina Faso.

Selon lui, les résultats de cette réunion constitueront à la fois un tournant décisif et un enjeu stratégique dans la promotion du genre dans notre pays.

Léonard Kaboré, président du Conseil régional des OSC du Centre

Le président du conseil régional des organisations de la société civile du Centre, Léonard Kaboré a félicité cette initiative qui est une occasion pour que les femmes puissent parler le même langage. Mieux, il a fait savoir que cela va leur permettre d’harmoniser  leurs points de vue afin d’élaborer un document qui reflète l’assentiment de la majorité.   « Toutes les composantes de la société civile seront sollicitées pour participer à des prises de décisions, et c’est l’occasion de vous préparer », a souligné M. Kaboré avant de préciser que les organisations de la société civile doivent regarder dans la même direction pour éviter les erreurs du passé.

A cet effet, M. Kouala  les a invité à une participation attentive et soutenue aux travaux en vue d’aboutir à un examen sans complaisance.

 

Jeanne Z. LAYA/www.fasoamazone.net

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