Coup d’Etat au Burkina : la CEDEAO bienveillante vis-à-vis du MPSR

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3 février 2022

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a tenu le jeudi 3 février 2022 à Accra, un sommet extraordinaire. L’ordre du jour était de se pencher essentiellement sur la situation socio-politique du Burkina Faso ainsi que dans les deux autres pays en transition à savoir le Mali et la Guinée. Si le Mali a reçu de lourdes sanctions de la part de la CEDEAO, tel ne sera pas le cas pour le Burkina Faso.

En dehors de la suspension du pays des hommes intègres des instances de l’institution sous régionale, les Chefs d’Etat lors du sommet extraordinaire, ne prendront plus d’autres sanctions supplémentaires. La conférence s’est contentée de condamner le coup d’Etat et d’appeler à rétablir l’ordre constitutionnel.

Mieux, elle fait bien d’appeler la junte au pouvoir à mettre en place les organes de la transition.
Cette indulgence vis-à-vis de la Junte militaire burkinabè étonne plus d’un lorsqu’ on sait que le Mali en a fait les frais de lourdes sanctions de la part de la CEDEAO.

Alors, peut-on vraiment se réjouir ? Ou bien cette attitude est-elle faite par crainte de la réaction hostile des populations africaines contre les instances régionales ? Nul ne sait encore !

Sans doute que la junte militaire burkinabè n’a pas suffisamment attiré la colère des « Syndicats de chefs » pour mériter de lourdes sanctions. L’essentiel est de ne se leurrer que le sort qui a été réservé au pays de Modibo Keita ne pourrait s’abattre un jour sur le Faso qui subit déjà les affres de l’hydre terroriste.

En attirant l’attention du Lieutenant-colonel Damiba, président du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR), la CEDEAO entend brandir le fouet d’avertissement pour faire valoir les valeurs de la démocratie à des décisions d’éradiquer la montée des bidasses au pourvoir d’Etat.

A priori, la CEDEAO met en garde le Lieutenant-colonel Damiba, même si le coup de force a reçu l’assentiment de la population. Mais pour le moment, les carottes ne sont pas encore cuites : l’histoire et l’usure du temps nous le dira sur l’avenir du Burkina Faso.

Jeanne Z. LAYA

Faso amazone.net

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