Gbagbo à Duékoué, ville martyre

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Laurent G.

Laurent Gbagbo, l’ancien chef d’État de la Côte d’Ivoire,  a effectué une tournée depuis le dimanche 3 avril 2022, dans les régions du Cavally et du Guémon, dans l’ouest de la Côte d’ivoire,

Laurent GbagboJusqu’à dimanche, l’ex-chef de l’Etat ivoirien effectue une visite de compassion au peuple wê, à laquelle Soir Info consacre « sa manchette ». Dans les régions du Cavally et du Guémon, dans l’ouest de la Côte d’ivoire, Laurent Gbagbo a été « chaleureusement accueilli par (une) foule en liesse », signale ce quotidien indépendant.

Une région « sévèrement éprouvé lors de la crise post-électorale de 2010-2011 », souligne L’infodrome, en rappelant que Duékoué Carrefour est ce village tout proche du centre-ville de la capitale du Guémon « qui a enregistré près de 1000 morts, fin mars 2011, lors de l’offensive militaire menée par les hommes de Guillaume Soro, alors soutien d’Alassane Ouattara, lors de la tragique crise-post-électorale survenue au lendemain du second tour de l’élection présidentielle de 2010 »

.Elections locales, en ligne de mire pour Gbagbo

Pourquoi ce bain de sang ? « Pour punir ces populations (de) leur amour de Laurent Gbagbo », énonce le journal Le Temps, « A cause de (leur) soutien au Président Laurent Gbagbo, les populations des régions du Cavally et du Guémon et toute la partie ouest du pays ont subi des massacres en 2002, et entre 2011 et 2012 », complète ce quotidien proche d’un Laurent Gbagbo qui « n’abandonnera jamais le peuple Wê », lance Le Temps.

Lequel journal rend hommage à « Hubert Oulaye (président exécutif du PPACI – le parti, désormais, de Laurent Gbagbo), Tchéidé Jean Gervais (vice-président du Conseil stratégique et politique du PPACI), Emile Guiriéoulou et bien d’autres », tout en prédisant « la sanction électorale qui attend le Rhdp d’Alassane Ouattara, dans cette partie du pays », à quelques mois des élections régionales et municipales en Côte d’Ivoire.

Roch KABORÉ, le retour – maison.

Au Burkina Faso, l’ex-président Roch Marc Christian Kaboré est de retour dans sa résidence du quartier de la Patte d’oie, à Ouagadougou. Depuis le coup d’Etat du 24 janvier dernier, l’ex-chef de l’Etat du Faso était en résidence surveillée dans une maison d’Etat du quartier de Ouaga 2000. Mais Roch Marc Christian Kaboré n’a pas retrouvé sa liberté de mouvement.

En l’élargissant, on peut « avoir l’impression que (…) la transition veut amadouer la CEDEAO, remarque le quotidien le Pays. Mais cela est-il suffisant pour y parvenir », se demande aussitôt ce journal ougalais ? Selon lui, « cela est probable. Car, les nouvelles autorités du Burkina donnent l’impression de ne pas chercher à caresser à rebrousse-poil la CEDEAO. Et ce d’autant plus que depuis le coup d’Etat du 24 janvier, elles semblent bénéficier de la bienveillance de cette institution sous-régionale ».

Olivier DUBOIS, un an de solitude en captivité

Une marche de soutien à Olivier Dubois est organisée aujourd’hui à Metz (est de la France), un an après que le journaliste français Olivier Dubois ait été enlevé au Mali où il est retenu en otage. Kidnappé le 8 avril 2021 à Gao, il expliquait dans une vidéo être aux mains du Jnim, le Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans, dirigé par Iyad Ag Ghaly et lié à Al Qaeda au Maghreb islamique.

Dans une tribune publiée aujourd’hui par le quotidien  Libération, l’un des employeurs d’Olivier Dubois, les sociétés de journalistes de nombreux médias français demandent au futur président français de faire de la libération d’Olivier Dubois « une priorité » de son futur mandat. Car, selon les signataires de cette tribune (parmi lesquels, ça va de soi, la société des journalistes de RFI comme celle de France 24), la détention d’Olivier Dubois « n’est pas une fatalité ».

RFI

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