JMP 2022: réalisation du mieux-être des populations pour être au rendez-vous des ODD en 2030

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Le ministre de l’Économie, des Finances, et de la prospective, Seglaro Abel SOMÉ, a officiellement lancé, les activités entrant dans le cadre de la  commémoration de   la Journée mondiale de la population(JMP) 2022,  ce jour 19  juillet 2022,  à Ouagadougou.» Pour monsieur le ministre cette 32è Journée, est une invité à mener la reflexion autour du   thème « Huit milliards d’êtres humains sur Terre : vers un avenir résilient; Exploiter les possibilités et garantir les droits et les choix de toutes et tous ». Au programme l’organisation de 24 heures de débats sur la démographie, des communications médiatiques, des plaidoyers et des prestations de services de santé de la reproduction, etc.

Les participants(es)

Le capital humain constitue une richesse, une opportunité non négligeable, c’est une priorité stratégique pour le Burkina Faso. Pour le ministre, c’est l’ensemble des facultés, des capacités, des compétences, qui doivent être améliorées, promouvoir l’égalité des sexes, à un capital humain décent. Les jeunes  de moins de 15 ans constituent plus de 45% de la population,  d’où une opportunité pour le pays. à signifié le PM.

Pour lui, c’est de trouver des stratégies, autour des réflexions auxquelles nous sommes tous  confrontés et qui sont entre autre les changements climatiques, la pauvreté, la faim, la malnutrition, l’accès aux soins de santé,  la protection sociale, etc.

Il y a exactement onze (11) ans, soit en 2011, le monde célébrait l’atteinte de
7 milliards de personnes sur la terre. Aujourd’hui, nous constatons que les
tendances à l’accroissement de la population se sont maintenues. Cet
accroissement démographique au Burkina Faso est reflété par le passage de l’effectif de sa population de 46% entre 2006 et 2019 en 13 ans.

Monsieur e Réprésentant  résident assurant l’intérim de l’UNFPA, monsieur Cheick Mohamed Tidiane MBENGUÉ.

Cet accroissement est très certainement le fait de facteurs combinés, dont tout
naturellement l’amélioration des conditions générales de vie des populations, en témoigne l’incidence de la pauvreté qui est passée de 47,3% en 2006 à 36,2% en 2018. Ces progrès forts louables n’auraient pu être réalisés sans le fait de l’engagement politique national sur les questions de populations.à signifié le Réprésentant  résident assurant l’intérim de l’UNFPA, monsieur Cheick Mohamed TidianevMBENGUÉ

Le Burkina Faso en 2022 se trouve être un pays qui a la chance de disposer et de données de population actualisées, cela pour avoir conduit avec succès deux opérations majeures de production de statistiques, à l’échelle nationale que sont le 5eme Recensement Général de la Population et de l’Habitation (RGPH) et l’Enquête Démographique et de Santé (EDS V) aux quelles le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), a contribué pour un montant cumulé de 821.780 USD.

Les résultats de ces opérations permettront à tous au cours des années à venir de planifier les actions de développement sur la base d’évidences.

Les données issues de ces deux opérations nous renseignent évidemment sur la dynamique vers l’atteinte des ODD mais plus spécifiquement des trois résultats transformateurs de l’UNFPA que sont , zéro décès materne évitables;  zéro besoin non satisfait en planification familiale et violence basée sur le genre et les pratiques.

De nos jours les burkinabe vivent plus longtemps car l’espérance de vie
est passée de 56,7 ans (en 2006) à 61,9 ans (en 2019.   La mortalité maternelle est passée de 307 pour 100.000 naissances en 2006 à 223 en 2019 ; bien moins de femmes perdent la vie en voulant donner naissance, selon le répresentant de l’UNFPA.

la prévalence contraceptive est passée de 15% en 2010 à 32% en 2021
et seulement 16% des femmes en union ont affirmé avoir des besoins
non satisfaits (‘EDSV). Aussi cette demande en planification familiale
est satisfaite à hauteur de 69 % dont 64 % assurée par des méthodes
modernes. Ce résultat est particulièrement soutenu par la mesure de la
gratuité de la Planification Familiale au Burkina en vigueur depuis le 1er
juin 2019.

D’autres indicateurs nous permettre toutefois d’affirmer que les
conditions sanitaires de vie des femmes se sont améliorées. « C’est
notamment l’indice de fécondité qui est passé de 6,0 en 2010 à 4,4 en
2021 (selon EDSV) ». « Cette donnée nous explique que les femmes
subissent moins le poids de la maternité (portant en moyenne 4,4
enfants au lieu de 6 au cours de leur vie féconde) et peuvent dégager
plus de temps pour s’investir dans les activités génératrices de revenus
et contribuer à la création de richesse ».  a t’il déclaré.

Les étudiants étaient de la partie

Aussi, le taux d’accroissement naturel annuel de la population du Burkina est
passé de 3,1 % en 2006 à 2,9 %, ce qui signifie qu’il y a de moins en moins
d’enfants en bas âge, le pays pourra à terme investir de moins en moins dans
la création des services sociaux de base (éducation, santé, etc) et s’orienter
vers des investissements bien plus structurants de son économie. La
transition démographique inscrite dans l’axe 3 du PNDES Il qui constitue la
coralion première pour la capiure du dividende démographique est bien
engagée au Burkina Faso.

Le Secrétaire général du ministère de l’Économie, des finances, et de la prospective

Poursuivant ses plaidoiries,  » dans de nombreuses régions, les femmes se voient toujours refuser le droit fondamental ou même de participer à la prise des décisions concernant leur corps et leur avenir.
Au regard de toutes ces défis, l’heure est à l’action. C’est le lieu pour moi.
Monsieur le ministre, de vous adresser un fort plaidoyer ainsi qu’à l’ensemble
du gouvernement à poursuivre des politiques démographiques centrées sur
les personnes ainsi que sur la santé et les droits en matière de sexualité et
reproductive pour une gamme
d’opportunités et à garantir la pleine jouissance des droits et des choix pour toutes et tous. « Pour marquer ce passage au monde de 8 milliards d’habitants, les pays sont appelés à faire preuve de résilience démographique et envisager les actions indispensables pour la réalisation du mieux-être pour les populations, en construisant sur des évidences pour être au rendez-vous des ODD en 2030.

« Je puis vous rassurer que l’UNFPA travaillera avec vous, les partenaires et
les communautés pour tirer parti du potentiel de ces 8 milliards d’êtres
humains dans le monde, et des 20 millions d’habitants au Burkina Faso, dans la perspective de l’atteinte des ODD et des engagements de la CIPD
auxquels le Burkina Faso a adhéré » a t’il rassuré .

Pour clore ses propos , le Représentant résidant de l’UNFPA, a souhaité « que vive la coopération entre le Burkina Faso et l’UNFPA ».

Irène Soulama

fasoamazine.net

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