Burkina : Création d’emploi en faveur des jeunes et des femmes, Élie Zagré interpelle

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Photo OXFAM

Le 30 septembre 2022, le Burkina Faso a amorcé une nouvelle dynamique dans la gouvernance de l’Etat avec l’avènement au pouvoir des autorités du MPSRII. Le Capitaine Ibrahim Traoré renverse le Lieutenant-Colonel Paul Henri Sandaogo Damiba du pouvoir. Ce changement entrepris aux premières heures par les militaires s’est transformé en une insurrection populaire au regard de l’incapacité du pouvoir du MPSR I à juguler le terrorisme au Burkina Faso. Au cours des évènements, la population a servi de bouclier pour empêcher un affrontement entre des frères d’armes. Parmi les milliers de manifestants dans les rues des grandes villes, figure en bonne place la frange jeune.

La question de l’insécurité est brandie comme la raison fondamentale des différents remous. Cependant, le chômage des jeunes est non négligeable dans l’expression de la colère de la population burkinabè. Selon le dernier recensement de la population et de l’habitat, plus de 70% de la population est jeune. Ce 5e RGPH a estimé le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) à 7,1%. Aux concours directs de 2022 ,2106962 candidatures pour 6069 postes à pourvoir selon l’Agence générale de recrutement de l’Etat. Toutes ses données montrent que le pays est loin d’être stable. Ceux qui étaient dans les rues ne sont tous pas des chômeurs mais l’arbre ne doit pas cacher la forêt, la majorité n’a pas un emploi stable. La preuve, pendant les manifestations, l’administration a fonctionné normalement et bien d’autres services privés.

prise de pouvoir du Capitaine Ibrahim Traoré devrait être une victoire de la jeunesse qui a été longtemps utilisée pour servir d’électorat. La Transition du Capitaine Traoré est une transition de la jeunesse. Le Chef de l’Etat ,34 ans est un jeune. Sa réussite dans la conduite du pouvoir à bon termes brisera la perception de l’immaturité des jeunes et renforcera l’image de celle-ci dans son l’implication dans la gestion de la chose publique. Dans la formation du gouvernement de Me Kyelem I , la jeunesse a été représentée. Le ministre de la Communication et le patron du département de la Jeunesse sont de la frange jeune. A la prise de contact des membres du gouvernement, trois grands objectifs ont été annoncés notamment la sécurité, l’amélioration du système de gouvernance et l’amélioration de la qualité de vie.

Malheureusement la question de l’emploi des jeunes est tombée dans l’oubliette dans ce sens que cet objectif ne saurait se dissimiler dans le dernier objectif . La même erreur a été commise sous le pourvoir de Paul Henri Sandaogo Damiba. Aucune initiative d’employabilité efficace n’a été annoncée pendant les huit mois de règne de Damiba. Le pire, la direction générale de l’entrepreneuriat a été supprimé dans le dernier organigramme du ministère de la Jeunesse.

L’on se rappelle que sous la transition de Michel Kafando en 2015, des efforts ont été faits avec le lancement du Programme Socioéconomique d’Urgence de la Transition (PSUT) dont certaines infrastructures sont toujours visibles dans les CSPS ,l’UJKZ

terrorisme qui secoue le Burkina Faso, la pauvreté et le chômage ont été annoncés comme des causes fondamentales. La grande partie des terroristes et des délinquants qui sont présentés au quotidien dans les médias sont des jeunes. Le mal est profond. L’emploi des jeunes doit être inscrit comme une priorité dans la gestion de la Transition du Capitaine Traoré. Le ministère de la Jeunesse et de l’Emploi devrait être pendant le 21 mois de transition retenue, un grand porteur de projets et programmes de création d’emploi en faveur des jeunes et des femmes. Il est temps pour la jeunesse d’apporter sa contribution au rayonnement du Burkina Faso.

Elie Zagré Communicateur
Conseiller de Jeunesse et d’éducation permanente.

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