Festival féministe: « La femme doit apprendre à connaître son corps »(Ouedraogo Sakinatou)

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Le Talk-show du jeudi 30 mars 2023 est consacré autour du dialogue intergénérationnel, un dialogue ouvert entre générations. « Partir d’hier pour interroger aujourd’hui », c’est à dire partir de l’expérience des devancières servant de racines pour le prolongement des innovations sociales. Concernant ce dialogue intergénérationnel, FasoAmazone.net(FA) a rencontré Madame OUEDRAOGO Sakinatou, Aide ménagère, activiste féministe, présidente de « l’association de Défense des Droits des Aides ménagères et domestiques au Burkina Faso ». Elle s’exprime sur la connexion aînée et jeune génération.

FA: Quelles appréciations faites-vous de ce festival?

Madame OUEDRAOGO Sakinatou : Ce premier festival féministe au Burkina Faso, est un grand honneur pour nous les jeunes filles du Burkina Faso, d’où j’invite beaucoup de personnes à vraiment suivre ce festival parce que c’est une première et qui va beaucoup nous forger dans notre lutte.

En ce qui concerne le dialogue intergénérationnel, c’est vraiment d’inclure toutes les personnes que tu sois femme, ou jeune fille, tu mérites tous les droits de la femme et de la jeune fille.Tu es vraiment la bienvenue dans cette première édition.

FA : En cette deuxième journée qui parle de leadership de la jeune fille et de la femme, comment les mères, les ainées peuvent transmettre cela aux plus jeunes et comment cela devrait vraiment se faire ? Et également comment les jeunes peuvent prendre cette formation pour pouvoir être une relève pour nos mamans, être la fierté de ce qu’elles attendent de nous?

Madame OUEDRAOGO Sakinatou : Dans les diffèrents cabarets nous avons appris beaucoup de choses et nous avons appris que la femme doit être capable de contrôler son corps pour pouvoir dire à son corps ce qu’elle veut et de pouvoir appendre de son corps.

Nous avons vu également que beaucoup de personnes utilisent le corps de la femme, mais seulement la femme ne l’utilise pas.

Donc nous l’avons appris, et nous savons comment cela peut nous faire du bien juste tout en connaissant notre corps et comment on doit l’exploiter.
Et aussi, nous avons vu qu’il y a des opportunités que nous pouvons également embrasser.

Il y a les réseaux sociaux, comment nous pouvons utiliser nos réseaux sociaux pour pouvoir rendre visible nos actions, tout ce que nous faisons et également nous avons vu comment nous devrons travailler avec les autres organisations, enfin de pouvoir être plus fortes, et de pouvoir aller de l’avant dans la lutte et le bien-être de la femme, de la fille au niveau du Burkina Faso et en plus de la sous région.

Parce que nous avons rencontré des personnes qui sont venues du Sénégal, de la République Démocratique du Congo(RDC), du Mali, du Niger, du Togo, du Bénin, de la Côte d’Ivoire, et d’autres pays qui partagent avec nous leurs expériences. Elles nous montrent leurs connaissances comment la lutte se passe à leur niveau on apprend d’elles et elles aussi en retour.

Irène Soulama

FasoAmazone.net

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