Étude sur la stagnation de la fécondité dans la ville de Ouagadougou: L’ISSP partage les résultats avec L’AJC/PD)

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Le président de l'AJC/PD, Mr Boureima Sanga, reçoit le rapport de l'étude

l’Institut Supérieur des Sciences de la Population (L’ISSP), en partenariat avec l’Union internationale pour l’étude scientifique de la population (UIESP), a procedé à la présentation des résultats de la recherche sur les facteurs explicatifs de la stagnation de la fécondité dans la ville de Ouagadougou,  ce jeudi 25 mai 2023, au sein de L’ISSP à Ouagadougou, en présence de l’Association des journalistes et communicateurs en population et le developpement(L’AJC/PD).

Le présiduim de la restitution de l’étude

Depuis quelques années, la baisse de la fécondité à Ouagadougou connaît un ralentissement voire une stagnation.  Au même moment, la ville connaît une intensification de ses flux migratoires qui renouvelle permanemment le stock de nouveaux migrants.

Les membres de L’AJC/PD étaient mobilisés

Ce constat à ainsi amèner à s’interroger sur le rôle joué par l’immigration, notamment du milieu rural, dans la stagnation de la fécondité à Ouagadougou.

le président de l’AJC/PD, Monsieur Boureima Sanga à gauche avec les membres de l’étude

Pour répondre à cette interrogation, l’Institut Supérieur des Sciences de la Population (ISSP), en collaboration avec l’Union internationale pour l’étude scientifique de la population (UIESP), a conduit, entre février 2020 et mars 2022, une étude portant sur les facteurs explicatifs de la stagnation de la fécondité à Ouagadougou.

Le Directeur de L’ISSP, Mr Abdramane Soura

Cette étude a collecté des données primaires sur la question, mais a aussi exploité des données secondaires couvrant la zone de l’Observatoire de Population de Ouagadougou (OPO). Cet observatoire couvre cinq quartiers de la ville de Ouagadougou que sont Kilwin, Nioko2, Nonghin, Polesgo et Tanghin.

Photo de famille

Au terme de cette étude, l’ISSP dispose, ce jour de résultats tangibles qu’il a souhaité partager avec l’ association des Journalistes et Communicateurs en population et developpement(L’AJC/PD), qui est un partenaire stratégique de l’ISSP,  eu eugard à  l’expérience réussie de la collaboration dans la diffusion de plusieurs résultats de recherches, selon le directeur, monsieur Abdramane Soura.

Le coordonnateur des études, Docteur Moussa Bougma

L’étude a ciblé les femmes en âge de procréer (15 à 49 ans) résidant dans l’un des cinq quartiers de l’OPO entre 2010 et 2017. L’effectif des femmes incluses dans les analyses est de 40 057 individus dont 17 810 (soit 44,5 %) sont des immigrantes du milieu rural.

Quatre(04) types de facteurs sont liés à la stagnation des fécondités à Ouagadougou, selon le coordonnateur des études, Dr Moussa Bougma.

Le premier facteur est la contribution des femmes migrantes qui viennent de milieu rural et qui s’installent au niveau des zones périphériques.

Le second facteur est la recherche de la mixité des enfants. C’est-à-dire, le fait de vouloir à tout prix, avoir un garçon et une fille parmi ses enfants.

Le troisième est le fait de considérer l’enfant comme un capital de vieillesse et le quatrième est la faible implication des politiques territoriales.

À cet effet, le directeur de l’ISSP, Abdramane Soura  adresse ses  sincères remerciements  aux  Dr Moussa Bougma, le consultant Khalifa Loum et tous les assistants qui ont œuvré à l’atteinte de ces résultats. Sans oublier le  partenaire financier,  l’Union internationale pour l’étude scientifique de la population (UIESP), « pour ses efforts d’appui constant à nos actions pour le bien-être des populations », a remercier monsieur Soura.

« La stagnation de la fécondité n’est ni une menace, ni un atout pour les femmes ». « Les femmes doivent plutôt se poser la question de savoir si avec cette dynamique de la fécondité, il est possible de faire une bonne planification de la ville ». » Le constat est clair. Plus de la moitié de la population dit qu’elle vit à Ouaga. Mais, elle vit dans les zones périphériques « , a  t-il expliqué .

Monsieur Boureima Sanga, président de l’AJC/PD, avec les résultats de l’étude

Nourrissant l’espoir que ces résultats pourront aider à la prise de décision en matière de politique liée à la fécondité au Burkina Faso,  monsieur Soura, a  terminé  ses propos en  disant encore merci à tous  d’être des leurs pour la valorisation des résultats de cette étude combien bénéfique pour le Burkina Faso.

Boureima Sanga président de l’AJC/PD

Tout en félicitant  le travail abattu, le président de L’ AJC/PD, monsieur Boureima Sanga, a traduit toute sa reconnaissance à l’endroit de l’ ISSP pour leur fidelité et pour l’organisation réussie de cet atelier qui entre en droite ligne avec les objectifs de  l’association.

Notons que l’ISSP,  est une unité d’encadrement  sise au sein de l’Université Joseph KY Zerbo(UJKZ),  a pour missions entre autres de mèner à la fois des activités d’enseignement, de formation et des travaux de recherche, de développer les capacités nationales et régionales d’analyse des questions de population, etc…

Karen Ouedraogo

Images photos

Hamza Jean Baptiste

FasoAmazone.net

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