Houndé: Ce qui s’est passé ce 29 septembre 2023 avec les Forces de sécurité et d’intervention privée(FSIP)

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Les responsables de la Force de  Sécurité et d’Intervention privée( FSIP), ont animé un point de presse à Ouagadougou, ce jour  10/10/2023 , pour expliquer les évènements malheureux qui se sont déroulés à Houndé en septembre dernier, et qui ont failli coûter la vie à des employés. Voici la lecture des faits, par monsieur  Ébénezer Dah, chef d’équipe d’intervention et d’escorte de la mission.

Selon les faits, leurs agents étaient en mission d’escorte à Banfora dans la région des Cascades du 26 au 29 septembre 2023 , ont été la cible de manifestants dans la ville de Houndé occasionnant un blessé et des dégâts matériels. En effet, la mission composée de trois personnes, ont quitté Ouagadougou dans la soirée du 26 septembre 2023 pour une mission d’escorte de Ouagadougou à Banfora.

Arrivé dans la ville de Houndé, la mission sera stoppée d’abord par un premier check point irrégulier mis en place par des populations civiles qui manifestaient pour disent-ils soutenir les autorités de la transition burkinabé.

Femmes et hommes de médias

L’équipe sera autorisée à poursuivre son trajet après échanges avec les manifestants au niveau de ce premier barrage. Notre mission d’escorte se heurtera à un deuxième check point toujours mis en place par les manifestants dans la ville de Houndé.

Après maintes explications, les manifestants refusent de nous céder le passage.
Notre équipe passera la nuit donc au niveau de ce deuxième barrage. Le lendemain 27 septembre aux environs de 3 h du matin, le chef de mission décide d’entrer en contact avec la gendarmerie nationale de la localité pour aider l’équipe à passer le deuxième barrage.

Ce fut une tentative infructueuse. Aux environs de 06 h du matin, l’équipe contactera cette fois la police nationale de la ville espérant que cette force républicaine pourrait raisonner les manifestants. Ce fut également un échec.

Le présiduim, monsieur Ébenezaire DA en bleu (2è à droite)

Il faut noter que ces autorités sécuritaires (gendarmerie et police) ont d’abord pris le soin de vérifier tous les documents concernant la mission notamment l’ordre de mission et les permis de port d’armes (deux pistolets automatiques et deux fusils à pompa de calibre 12 étaient dans le véhicule, gilets…) Tous les documents étaient bien évidemment au complet et en règles.

En réalité, ces manifestants pensaient avoir mis la main sur un groupe de mercenaires venant d’un pays voisin pour déstabiliser le régime de la transition.
N’ayant pas été convaincus par les arguents de la gendarmerie et de la police nationale, les manifestants ont procédé le 27 septembre dans la matinée au saccage de notre véhicule. Nos agents ont été également pris à parti. Certains pourchassés comme du gibier à abattre.

Un des nôtres a d’ailleurs été blessé. Nos agents ont eu la vie sauve grâce à l’intervention et au professionnalisme des forces de défense et de sécurité qui sont venues exfiltrer de justesse les sinistrés.

Les réseaux sociaux (Facebook, Whatsapp, tik tok…) notamment se sont ensuite enflammés après la diffusion de vidéos avec à l’appui d’anciens ordres de mission qui ont été soustraits des sacs qui éraient dans le véhicule mis à la disposition de l’équipe.

La Forces de sécurité et d’intervention privée (FSIP) dément toutes les accusations faisant de nos éléments des mercenaires qui tentaient de mener des actions de déstabilisation.

Cependant, nous souhaiterions rappeler que FSIP est une structure de droit burkinabé crédible et bien connue des autorités compétentes du Burkina Faso.

La presse

Elle est d’ailleurs reconnue légalement depuis 2011 et dispose de tous les documents pour mener à bien ses missions de sécurisation et de protection de ses partenaires.

Par conséquent nous tenons à saluer le professionnalisme de l’armée qui s’est déportée sur les lieux de l’incident, et qui a permis de sauver la vie de nos éléments.
Nous invitons les populations à plus de responsabilité et à se référer toujours aux autorités compétentes pour toutes situations conflictuelles.

Enfin FSIP salut l’humanisme et la promptitude de certaines personnes qui ont permis de sauver des innocentes vies lors de cette situation qui aurait pu tourner au drame, selon les  explications du chef d’intervention et d’escorte Ébénezaire Dah.

HJB

Alex S. stagiaire

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