8 mars: « Aucun développement n’est possible sans la libération de la femme » Capitaine Thomas Sankara

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Thomas Sankara, avec les célèbres artistes musiciens du Burkina et africains, lors d'un concert à Ouagadougou. C'était en 1986, au 3è anniversaire de la Révolution démocratique et populaire(RDP)

Souvenir souvenir fête de 8 Mars

Ceci est le Message du président Thomas SANKARA, prononcé le 8 mars 1987 que j’aime bien, car digne d’interêt. Lisez avec passion svp.

« II n’y a point d’homme fier tant qu’il n’y a point de femme à côté de lui. Tout homme fier, tout homme fort, puise ses énergies auprès d’une femme ; la source intarissable de la virilité, c’est la féminité. La source intarissable, la clé des victoires se trouvent toujours entre les mains de la femme.

C’est auprès de la femme, soeur ou compagne que chacun de nous retrouve le sursaut de l’honneur et de la dignité. C’est toujours auprès d’une femme que chacun de nous retourne pour chercher et rechercher la consolation, le courage, l’inspiration pour oser repartir au combat, pour recevoir le conseil qui tempérera des témérités, une irresponsabilité présomptueuse.

C’est toujours auprès d’une femme que nous redevenons des hommes, et chaque homme est un enfant pour chaque femme. Celui qui n’aime pas la femme, celui qui ne respecte pas la femme, celui qui n’honore pas la femme, a méprisé sa propre mère. Par conséquent, celui qui méprise la femme méprise et détruit le lieu focal d’où il est issu, c’est-à-dire qu’il se suicide lui-même parce qu’il estime n’avoir pas de raison d’exister, d’être sorti du sein généreux d’une femme.

Aucun développement n’est possible sans la libération de la femme. Notre lutte, notre révolution sera inachevée tant que nous comprendrons la libération comme celle essentiellement des hommes.

Après la libération du prolétaire, il reste la libération de la femme. Camarades, toute femme est la mère d’un homme. Je m’en voudrais en tant qu’homme, en tant que fils, de conseiller et d’indiquer la voie à une femme. La prétention serait de vouloir conseiller sa mère.

Mais nous savons aussi que l’indulgence et l’affection de la mère, c’est d’écouter son enfant, même dans les caprices de celui-ci, dans ses rêves, dans ses vanités. Et c’est ce qui me console et m’autorise à m’adresser à vous.>> Bonne fête à toutes les femmes du monde en général et à celles du Burkina Faso, pays des hommes intègres.

Capitaine Thomas Sankara

8 mars 1987

Burkina Faso

 

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