Mamounata Belem/Ouedraogo » j’ai décidé de me retirer de la scène politique »

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Femme politique pour avoir été membre du bureau exécutif du Congrès pour la Démocratie et le Progrès(CDP), aussi Secrétaire nationale en charge des questions de l’eau et de l’assainissement, première femme ministre en charge de l’eau(2013, 2014)…Mamounata Belem nous décrit son parcours politique ce jour 5 mai à Ouagadougou.

Vous avez également été une femme politique pour avoir été membre du bureau exécutif du Congrès pour la Démocratie et le Progrès(CDP),  en tant que Secrétaire nationale en charge de l’eau et de l’assainissement. Qu’est-ce qui vous a conduite en politique ?

J’ai été membre de l’ODP/MT depuis sa création en 1990, mais en soutien d’abord à mon époux. En effet mon époux était un militant de la première heure et moi je le soutenais. Mais à l’époque, j’étais encore aux études et n’avais pas du temps à me consacrer trop à la politique. C’est avec l’avènement du CDP que j’ai été admise membre du bureau politique national en 1997, et membre du bureau national des femmes du CDP.

En 2015, j’ai intégré le bureau exécutif national, respectivement comme secrétaire adjoint à l’éducation et ensuite comme Secrétaire nationale en charge de l’eau et de l’assainissement .

Qu’en est-il de votre engagement politique aujourd’hui ?

Quand on est engagée en politique c’est pour de bon. Cet engagement a été motivé par une préoccupation que vous souhaitez voir résoudre. Alors tant que cette préoccupation n’est pas résolue l’engagement est toujours là. Mais c’est la manière de s’y prendre qui peut changer. On peut être dans la politique sans faire la politique politicienne. Avec l’avènement du MPSR qui a suspendu les activités politiques, j’ai décidé de me retirer de la scène politique pour travailler à faire passer mes idées et convictions autrement.

Avez-vous rencontré des difficultés dues au fait d’être femme ?

Oui. A la dernière législature de 2020, on a préféré un instituteur comme tête de liste à moi, Maître de recherche, simplement parce que je suis une femme. Malgré cela j’ai continué de battre la campagne car j’avais signé un engagement à poursuivre les activités de la campagne, même si ma candidature n’a pas été acceptée.

Par Claudine Ouedraogo

FasoAmazone.net

 

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