Burkina : « À travers ses assises nationales nous avons rendez-vous avec l’histoire » dixit Émile Zerbo ministre de l’Administration territoriale.

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Les autorités mobilisées

Les Burkinabè sont convoqués du 25 au 26 mai 2024 à Ouagadougou pour évaluer, fixer un délai et surtout trouver une nouvelle feuille de route pour la transition dirigée depuis septembre 2022 par le capitaine Ibrahim Traoré. Des autorités coutumières, religieuses militaires, paramilitaires, les présidents d’institutions, les membres d’organisations politiques et sociétés civiles(OSC), bref sont  nombreux à répondre présent à ces assises nationales. Quarante huit heures (48h) soit du 25 au 26 mai 2024, ces conviés qui représentent les différentes couches de la nation évalueront le bilan de la transition, ses acquis,  de même les acteurs qui l’animent et bien entendu une éventuelle prolongation.

Emile Zerbo, MATDS, patron de la cérémonie.
Émile  Zerbo, MATDS,  patron de la cérémonie

A cette cérémonie d’ouverture des travaux de ces assises nationales tous les pouvoirs sont présents. À savoir le pouvoir législatif représenté par le patron de l’Assemblée législative de transition,  Docteur Ousmane Bougouma et une présence remarquable des députés. Le pouvoir judiciaire représenté par le président du Conseil constitutionnel, Me Barthélémy Kéré et le pouvoir Exécutif dont la délégation à été conduite par le ministre de l’Administration territoriale, Émile Zerbo.

La salle etait pleine à la cérémonie d’ouverture

Après l’hymne de la victoire exécuté à haute et intelligible voix, place aux discours, et le premier à se positionner sur la parloir est le président du comité d’organisation.

Coiffé de son béret chaussé de rangers dans son treillis militaire avec une voix enveloppante, le Colonel Moussa Diallo puisque c’est de lui qu’il s’agit a d’abord Félicité les participants pour leur sens du sacrifice en répondant présent à l’appel de la Mère partie, avant de les recommander à participer activement aux échanges dans le respect mutuel.
« Le succès d’un tel rendez-vous commande à chacun de vous les participants, à la discipline, de la mesure, de la courtoisie et surtout le strict respect des règles édictées. » A t-il souligné.

Madame Ouédraogo née Zoungrana Mamounata responsable des femmes OSC du Plateau central.

Conscient que l’homme est plein d’erreurs naturelles et ineffaçables et que toute œuvre humaine n’est jamais parfaite, le Président du Comité d’OrganisationPCO), s’excuse pour une éventuelle manquements, « j’ai conscience qu’en ce grand rendez-vous du genre, les manquements pourraient impactés négativement certains aspects de l’organisation, mais je sais compter sur votre sens élevé pour nous interpeller si besoin est, « a signalé et plaidé le Colonel major Moussa Diallo, PCO des Assises nationales.

À la suite du président du comité d’organisation, c’est le tour du patron de la cérémonie, le Magistrat Émile Zerbo ministre de l’Administration territoriale, de prendre la parole devant les milliers de conviés. Après avoir demandé à l’assistance une minute de silence pour la mémoire de toutes les victimes du terrorisme.

Le patron de la cérémonie à transmis les salutations fraternelles du chef de l’État le capitaine Ibrahim Traoré aux Forces vives de la nation.
Dans son discours celui-ci a d’abord relevé que le combat de la transition c’est de faire rayonner le Burkina Faso par une gouvernance vertueuse et une stabilité et de poursuivre que les conviés à ces assises nationales ont rendez-vous avec l’histoire.

« À ce jour, d’importantes actions sont perceptibles tant sur les théâtres d’opérations qu’au niveau des réformes institutionnelles », explique l’homme de droit qui rassure que les lignes bougent sur le volet sécuritaire, principal mal de la nation burkinabè.
« Les efforts consentis pour équiper conséquemment nos forces de défense et de sécurité ont produit des résultats probants qui rendent irréversibles la reconquête intégrale de notre territoire ». « vous aurez un temps de faire un point exausif des acquis engrangé », rassure le ministre Zerbo.

Certains Chefs de cantons des différentes régions étaient présentsAux participantes et participants, c’est sans langue de bois que les débats seront menés pour proposer des solutions idoines pour quitter notre pays du bourbier d’insécurité martèle Madame Ouédraogo née Zoungrana Mamounata responsable des femmes OSC du Plateau central.

Adja Awa Bikinga, participante

Comme solution rapide à l’insécurité le Chef de canton de Gaoua propose d’ores et déjà l’amour à la patrie de tous les burkinabè, mais aussi à la réconciliation nationale.

La transition pilotée le 30 septembre 2022 par le Capitaine Ibrahim Traoré devrait arriver à échéance le 30 juin 2024, et laisser la place à un régime constitutionnel normal celà n’étant pas possible, il lui faut une prolongation et sur cette question.

Adja Awa Bikinga et Adissa Ouandaogo toutes deux participant-e-s se veulent on ne peut plus clair il faut accorder un temps qui sied à la transition pour qu’elle puisse venir à bout de l’insécurité.

La tâche noire de ces assises nationales c’est la politique de « la chaise vide », qui s’est faite remarquée. Certaines composantes  de la société burkinabé, pas des moindres, ont brillé par leur absence et c’est le cas de l’ex APMP(l’Alliance des parties politique de la mouvance présidentielle). Une abscence qui n’a pas  démobilisée les soutiens inconditionnels de la transition, les « Wayignans », comme on les appelle affectueusement ont envahi le terrain de sport, sise côté Est de la Salle de conférences de Ouaga 2000, où se tiennent les assises nationales. Dans une ambiance, avec une atmosphère  surchauffée à bloc, tout en veillant au grain, ces derniers attendent impatiemment, avec grand intérêt, les conclusions de cette rencontre nationale.

Pascal K.

FasoAmazone.net

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