Tabaski 2024: les vendeuses de condiments sont dans le désarroi.

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À l’instar du mouton, les condiments semblent aussi être hors de portée. À  quelques heures de la Tabaski les légumes frais et autres condiments sont devenus presque inaccessibles sur le marché.

Au marché de Saabin, dans l’arrondissement quatre (4) de Ouagadougou sise côté Est de l’hôpital Schiphra. Difficile de se frayer un chemin chez les vendeuses de légumes et condiments à 72h de la célébration de l’Aïd El Kebir.

Déposés en tas au bord des allées pour certaines, dans des boîtes, petits plats et autres contenant pour d’autres.
Ail, poivrons, pommes de terre, oignons , piment bref tous ce qu’on désire pour une sauce délicieuse, mangeable y sont mais à des prix élevés.

Mme Mariam Sankara

Assise sous son hangar, Mariame Sankara dans un langage triste explique la cherté des légumes frais par le fait qu’ aujourd’hui nous traversons une période de début de l’hivernage où beaucoup de légumes ne se cultivent pas. Se sont des stocks des cultures de contre saison qui sont encore vendus. Ce qui crée une réduction drastique de leur présence sur le marché.

Les produits frais nous viennent de loin et vous savez qu’avec l’insécurité non seulement la production a connu une baisse et en plus pour convoyer dans les centres de consommation comme Ouagadougou, cela prend du temps.

Tas d’oignons

L’oignon condiment utilisé pour accompagner la viande du mouton connaît une véritable explosion.

Le sac de 50kg se négocie entre 25.000 à 30.000f. A la question de savoir si ce n’est pas cher madame Sankara nous répond,  » Si je vends le sac moins en dessous de ça je ne vais pas m’en sortir » se désole t-elle.

La tomate, se produit dans les années antérieures à pareil moment se trouvait un peu partout dans les yaars et différents points de vente de légumes du pays.

Cette année, elle est quasiment inexistante. Une tomate coûte 100f soit 05 à 500f.

« Je viens de payer les tomates à 2000f mais je suis sûr que cela ne va pas me suiffire » nous explique Nasiratou Sanfo une cliente, « je suis obligée de payer partout où j’irais les prix seront pareils et cela n’est pas facile, car il faut doubler voir même tripler les prix pour se procurer ces légumes désirés pour les mets de la fête « a-t-elle poursuivi.

Les femmes qui visiblement comprennent la hausse des prix des condiments conseillent néanmoins aux commerçantes d’être honnêtes et intègres et de ne pas profiter de ces moments difficiles pour profiter rehausser de façon vertigineuse les prix des légumes et condiments au détriment des consommateurs.

Pascal K.

FasoAmazone.net

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