
Depuis l’investiture du président béninois Romuald Wadagni, une femme attire particulièrement l’attention des médias et des réseaux sociaux : Nathalie Villette-Wadagni. Discrète jusque-là, la nouvelle Première dame du Bénin intrigue par son impressionnant parcours dans la finance internationale, entre Londres, Paris et plusieurs capitales africaines.
Banquière chevronnée, diplômée de prestigieuses institutions et engagée pour le leadership féminin, Nathalie Villette-Wadagni apparaît aujourd’hui comme l’une des Premières dames les plus expérimentées du continent sur les questions économiques et financières.
Une Franco-burkinabè devenue Première dame du Bénin
Née en 1975 d’un père français et d’une mère burkinabè, béninoise par alliance, Nathalie Villette-Wadagni possède des racines profondément liées au Burkina Faso, où elle aurait grandi avant de poursuivre ses études supérieures en France. Plusieurs médias la présentent ainsi comme « franco-burkinabè », tandis que d’autres évoquent une « béninoise par alliance » en raison de son mariage avec le président béninois.

Depuis la cérémonie d’investiture organisée à Cotonou le 24 mai 2026, elle est officiellement devenue la nouvelle Première dame du Bénin aux côtés de son époux.
Un parcours académique d’élite entre Paris, Harvard et Oxford
La nouvelle Première dame affiche un solide bagage académique dans les domaines de la banque et de la finance. Elle est diplômée de l’Université Paris-Dauphine en banque et finance, avant de compléter sa formation à l’Université Paris 13 dans la stratégie de financement.
Elle a également suivi des programmes exécutifs à la prestigieuse Harvard Business School ainsi qu’à la Saïd Business School d’Oxford, renforçant davantage son profil international.
Plus de vingt ans dans la haute finance internationale
Avant d’entrer sous les projecteurs politiques, Nathalie Villette-Wadagni a bâti une carrière remarquable dans le secteur bancaire mondial.
Entre 2000 et 2012, elle travaille à Londres au sein de la banque suisse UBS où elle intervient sur des opérations de financement complexes, des restructurations de dettes et des acquisitions internationales.
En 2013, elle rejoint ensuite Ecobank, où elle occupe plusieurs fonctions stratégiques, notamment en Tanzanie et à Londres. Elle supervisera par la suite des équipes réparties entre Londres, Dubaï, Pékin, Johannesburg et Paris, avec des responsabilités couvrant plusieurs dizaines de pays africains.
Sa démission d’Ecobank en 2025 avait été présentée comme une mesure visant à éviter tout conflit d’intérêts avant l’accession de son époux à la présidence béninoise.

Une Première dame engagée pour le leadership féminin
Au-delà du monde bancaire, Nathalie Villette-Wadagni s’est aussi investie dans plusieurs initiatives liées à l’autonomisation économique des femmes et au leadership féminin.
Elle a notamment collaboré avec Oxfam GB à travers des programmes soutenant l’entrepreneuriat féminin et l’inclusion économique.
Dans plusieurs forums économiques africains, elle s’est également illustrée par ses plaidoyers en faveur d’un meilleur accès des femmes au financement et aux instances de décision.
Une Première dame au profil solide en Afrique de l’Ouest
Avec son expertise en finance internationale, sa culture de gouvernance et son engagement social, Nathalie Villette-Wadagni pourrait incarner une nouvelle génération de Premières dames africaines, davantage tournées vers les enjeux économiques, le leadership féminin et la diplomatie financière.
Longtemps restée dans l’ombre du pouvoir, cette Franco-burkinabè au parcours atypique devient désormais l’un des nouveaux visages influents de la présidence béninoise.
Source: Actu du Bénin














