
L’hôpital Schiphra de Ouagadougou a accueilli, ce mercredi 3 juin 2026, la célébration de la Journée mondiale du pied bot sous le thème : « Dépister précocement, traiter tôt, marcher libre du pied bot ». Organisée par le Programme Pied Bot Burkina, cette cérémonie a réuni autorités sanitaires, partenaires techniques et financiers, personnels de santé ainsi que de nombreuses familles venues témoigner des résultats encourageants obtenus dans la prise en charge de cette malformation congénitale.

Présidée par le Directeur général de l’hôpital Schiphra, le docteur Jacob Sawadogo, la rencontre a été marquée par des messages d’espoir, des témoignages émouvants et des appels à une mobilisation accrue en faveur du dépistage précoce.

Dans son intervention, le manager du Programme Pied Bot Burkina, le docteur Faïcale Oubda, a rappelé que le pied bot est une malformation congénitale qui se développe dès les premiers mois de la grossesse. Il a insisté sur le fait que cette affection n’est ni une fatalité ni une malédiction, contrairement à certaines croyances encore répandues.

Chaque année, près de 1 000 enfants naissent avec un pied bot au Burkina Faso. Grâce à l’accompagnement de l’ONG Hope Walks et à l’application de la méthode de Ponseti, reconnue pour son efficacité, ces enfants peuvent aujourd’hui bénéficier d’un traitement entièrement gratuit au sein du programme.

Afin de rapprocher les soins des populations, le Programme Pied Bot Burkina a mis en place un dispositif de prise en charge dans plusieurs régions du pays.

Des équipes pluridisciplinaires composées de chirurgiens, médecins, attachés de santé et kinésithérapeutes travaillent aux côtés de conseillers parentaux qui accompagnent les familles tout au long du processus thérapeutique.

L’un des temps forts de cette célébration a été le soutien renouvelé des partenaires. Coris Banque Internationale a procédé à la remise d’un chèque de plus de 20 millions de francs CFA destiné à renforcer la prise en charge des enfants atteints de pied bot.

Un appui majeur lorsque l’on sait que le coût moyen du traitement d’un enfant est estimé à environ 250 000 francs CFA.

Pour les familles, les résultats sont visibles et porteurs d’espoir. Mme Ilboudo née Sebgo Judith, mère de la petite Aleatou, a exprimé sa gratitude : « Je suis très comblée. Aujourd’hui, ma fille marche très bien et je remercie toute l’équipe du programme pied bot. »

Le Directeur général de l’hôpital Schiphra, le docteur Jacob Sawadogo, a profité de l’occasion pour sensibiliser davantage les parents. Selon lui, le pied bot est une maladie qui peut être traitée efficacement lorsqu’elle est détectée tôt. Il a invité les familles à consulter rapidement les structures sanitaires dès l’apparition d’une anomalie au niveau des pieds d’un nouveau-né.

La cérémonie s’est achevée dans une ambiance festive avec la remise d’attestations de guérison et de nombreux cadeaux aux enfants ayant achevé avec succès leur traitement.

Ces distinctions symbolisent une nouvelle étape dans leur vie et illustrent les progrès accomplis dans la lutte contre le pied bot au Burkina Faso.

À travers cette célébration, le Programme Pied Bot Burkina a réaffirmé un message essentiel : dépisté précocement et traité à temps, le pied bot peut être totalement corrigé, offrant ainsi à chaque enfant la possibilité de marcher librement et de réaliser pleinement son potentiel.

Pascal K.














