
Le gouvernement burkinabè intensifie sa lutte contre le proxénétisme en ligne et les réseaux de criminalité numérique. Par l’intermédiaire du Parquet du Tribunal de Grande Instance Ouaga II, les autorités ont annoncé une vaste opération ayant conduit au démantèlement de plusieurs réseaux utilisant principalement les plateformes numériques, notamment des groupes WhatsApp.
Selon les résultats de l’enquête, plus de 200 groupes en ligne auraient servi à organiser des activités illicites, parmi lesquelles le proxénétisme, le racolage, la traite des personnes, la pornographie impliquant des mineurs, le trafic de produits prohibés ainsi que des opérations présumées de blanchiment de capitaux.
Cette opération a permis l’interpellation de vingt-deux (22) personnes, désormais placées sous mandat de dépôt. Elles comparaîtront devant le Tribunal correctionnel le 1er juillet 2026 pour répondre des faits qui leur sont reprochés.
Les autorités annoncent également le démantèlement progressif des infrastructures servant à ces activités, avec notamment la mise sous scellés de certains établissements commerciaux et la saisie de biens.
Le Parquet rappelle que toute personne impliquée dans la création, la gestion, l’animation ou la participation à des réseaux de proxénétisme ou de commerce illicite sur les plateformes numériques s’expose à des poursuites judiciaires conformément aux lois en vigueur.
À travers cette action, le gouvernement réaffirme sa volonté de renforcer la lutte contre la cybercriminalité et toutes les formes d’exploitation criminelle utilisant les outils numériques.
NB : Les personnes interpellées bénéficient de la présomption d’innocence jusqu’à une décision de justice définitive.
Koudolba














