
Ouagadougou, 21 juillet 2026
Le Gouvernement burkinabè vient d’annoncer une mesure qui marque un tournant pour la filière céréalière nationale. À travers un communiqué du ministère en charge du Commerce, les autorités ont officiellement levé la suspension de l’exportation de la farine de mil, de maïs et de sorgho, en vigueur depuis février 2022.
Cette décision, applicable dès la signature du nouveau communiqué ministériel, met fin aux restrictions instaurées il y a plus de quatre ans. Elle ouvre ainsi de nouvelles perspectives aux unités nationales de transformation, aux commerçants exportateurs et, plus largement, aux producteurs agricoles.
L’objectif affiché par les autorités est de faciliter l’écoulement des importants stocks de farines de céréales accumulés par les entreprises burkinabè de transformation, tout en stimulant la compétitivité de cette filière stratégique.
Cette annonce est perçue comme une excellente nouvelle pour les agriculteurs et les acteurs de l’agroalimentaire. En favorisant la commercialisation des produits transformés sur les marchés extérieurs, l’État entend soutenir la création de valeur ajoutée locale, renforcer les débouchés économiques et dynamiser les revenus des producteurs.
Toutefois, le Gouvernement précise que cette ouverture reste encadrée. Toute exportation de farine de mil, de maïs ou de sorgho demeure soumise à l’obtention préalable d’une Autorisation Spéciale d’Exportation (ASE), conformément à la réglementation en vigueur.
Le ministère invite les opérateurs économiques à respecter cette exigence, rappelant que toute infraction sera sanctionnée selon les dispositions prévues par les textes en vigueur.
Avec cette décision, l’État envoie un signal fort en faveur du développement de la transformation locale des céréales et du renforcement de la chaîne de valeur agricole au Burkina Faso.
Source : Ministère en charge du Commerce
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