
Dans un contexte marqué par la multiplication des discours de haine et des fausses informations, une cinquantaine de professionnels des médias de Ouagadougou participent, depuis ce mardi 4 août 2026, à une session de formation consacrée à la lutte contre la désinformation, à la communication non violente et à la transformation des conflits. L’atelier, organisé au Centre Cardinal Paul Zoungrana, est une initiative de l’ONG ACRA Burkina Faso en partenariat avec le Secrétariat technique de la promotion de la Paix et du Vivre ensemble, dans le cadre du projet « PENSE LIBRE ».

Présidant la cérémonie d’ouverture, le président du Conseil supérieur de la communication (CSC), Wendingoudi Louis Modeste Ouédraogo, a salué une initiative qu’il juge essentielle dans le contexte actuel. Selon lui, les discours de haine et la désinformation constituent des freins à la paix, à la sécurité et au développement du Burkina Faso.
« Nous savons que nous ne pouvons pas réussir, en tout cas atteindre tous les objectifs prioritaires fixés par le camarade Président du Faso, si nous ne nous attaquons pas aux véritables facteurs limitants de notre paix et de notre développement, à savoir la désinformation et les discours de haine », a-t-il déclaré devant les participants.

Le coordonnateur pays de l’ONG ACRA Burkina Faso, Couldjim Malibé Poingar, a réaffirmé l’engagement de son organisation aux côtés de l’État burkinabè dans la promotion du développement, de la paix et du vivre-ensemble. Il a insisté sur la responsabilité de chaque citoyen, notamment des professionnels des médias, dans le traitement et la diffusion de l’information.
« Vous conviendrez avec moi qu’il y a des informations qui ne sont pas du tout bonnes à publier sur les réseaux sociaux. Cela dépend du comportement de tout un chacun et de l’objectif poursuivi. Nous devons choisir les canaux appropriés afin de ne pas contribuer à la propagation de ce type de contenus », a-t-il souligné.

Pendant deux jours, les participants renforceront leurs compétences sur la détection et la vérification des fake news, les mécanismes de propagation des discours de haine, les bonnes pratiques de communication non violente ainsi que les approches de transformation des conflits. Les échanges permettront également d’outiller les journalistes pour produire une information fiable, éthique et respectueuse des principes professionnels.

À travers le projet « PENSE LIBRE », les organisateurs entendent promouvoir une presse responsable, capable de contribuer à la prévention des tensions, au renforcement de la cohésion sociale et à la consolidation de la paix au Burkina Faso.

À l’issue de cette formation, les journalistes sont appelés à devenir de véritables ambassadeurs de la lutte contre la désinformation et les discours de haine au sein de leurs rédactions, afin de promouvoir une information crédible au service du vivre-ensemble et d’une société burkinabè plus résiliente.

Pascal K
L’Information au service du genre
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