SOTRACO au Burkina Faso : 530 nouveaux bus, 5 milliards FCFA de capital et un réseau qui s’étend aux régions

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À Ouagadougou, des passagers attendent leur tour pour emprunter un bus SOTRACO.

Par la rédaction de FasoAmazone.net
OUAGADOUGOU —La SOTRACO entre dans une nouvelle phase de développement au Burkina Faso. Son capital social est passé de 800 millions à 5 milliards de FCFA, tandis que 530 nouveaux bus ont été acquis pour renforcer le transport public. Parallèlement, son réseau s’étend progressivement à plusieurs villes et communes, dont Banfora, Bobo-Dioulasso, Koudougou, Gaoua, Manga et Fada N’Gourma.

La Société de transport en commun (SOTRACO) connaît une nouvelle phase de développement au Burkina Faso. Renforcement du capital social, acquisition de centaines de nouveaux bus et extension progressive du réseau : l’entreprise publique de transport collectif voit ses capacités considérablement renforcées.

Au cœur de cette dynamique figurent deux chiffres majeurs : 5 milliards de francs CFA de capital social et 530 nouveaux bus acquis récemment.
De 800 millions à 5 milliards FCFA de capital
La transformation de la SOTRACO est d’abord financière.

Selon le ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité, l’État a procédé à une recapitalisation de la société, faisant passer son capital social de 800 millions à 5 milliards de francs CFA.
Cette opération représente une progression de 4,2 milliards de francs CFA, soit 525 % par rapport au capital initial. Le capital social est ainsi désormais 6,25 fois supérieur à son niveau antérieur.
Le ministère précise également que cette recapitalisation a permis de transformer la SOTRACO en Société d’économie mixte (SEM), avec une participation majoritaire de l’État à hauteur de 89,73 %.
Cette évolution vise notamment à donner à l’entreprise des capacités financières plus importantes pour accompagner le développement du transport collectif.

530 nouveaux bus acquis
Le deuxième changement majeur concerne le parc roulant.
Le 11 août 2025, un premier lot de 155 bus neufs a été officiellement remis à la SOTRACO. Le ministère indiquait alors que 125 de ces véhicules avaient été acquis dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité (IPEQ), tandis que 30 relevaient du Projet de mobilité urbaine du Grand Ouaga (PMUGO).

Quelques mois plus tard, le 27 janvier 2026, un second lot de 375 bus a été remis à la société.
Avec cette seconde livraison, la Primature a annoncé que le nombre total de bus acquis récemment dans le cadre de ces programmes atteignait 530 véhicules.
Il convient donc de préciser que les 530 bus correspondent aux nouveaux véhicules acquis, et non à l’affirmation selon laquelle la SOTRACO disposerait d’un parc total de seulement 530 bus.

Pour les autorités, cet investissement doit permettre de renforcer durablement le transport public, d’améliorer la mobilité des populations et de faciliter notamment les déplacements des élèves et des étudiants.
Du Grand Ouaga aux communes environnantes
L’extension du réseau constitue l’autre volet important de cette transformation.

Dans le Grand Ouaga, la SOTRACO exploite déjà plusieurs lignes intercommunales, notamment vers Koubri, Ziniaré, Pabré et d’autres localités. Le site officiel de la société détaille les itinéraires et les conditions tarifaires de ces différentes dessertes.

À l’intérieur d’un bus SOTRACO, des sièges flambant neufs pour un meilleur confort des passagers.

La liaison Ouagadougou-Ziniaré, par exemple, dessert plusieurs localités et points stratégiques avant de rejoindre le terminus Naba Koom à Ouagadougou.
Cette logique d’ouverture vers les communes périphériques est appelée à se poursuivre avec la multiplication des dessertes intercommunales.
La SOTRACO gagne progressivement les régions
L’une des évolutions les plus significatives est désormais l’implantation ou le renforcement du réseau dans plusieurs villes de l’intérieur du pays.

Le réseau officiel de la SOTRACO répertorie notamment Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Koudougou, Ouahigouya et Dédougou parmi les villes desservies.
À Bobo-Dioulasso
La SOTRACO dispose d’un réseau urbain dans la capitale économique du Burkina Faso, avec plusieurs lignes reliant différents quartiers et points stratégiques de la ville.
Le réseau comprend également des dessertes intercommunales, notamment vers Banakélédaga.
À Koudougou
La SOTRACO y dispose de plusieurs lignes urbaines et intercommunales.
Les dessertes intercommunales relient notamment Koudougou à Réo, Poa, Sabou, Ténado et Ramongo, permettant de connecter la ville à plusieurs localités environnantes.
À Ouahigouya et Dédougou
Le réseau de la SOTRACO est également présent à Ouahigouya et Dédougou, où la société propose notamment des services destinés aux élèves et étudiants.

À Banfora : le transport SOTRACO est effectif
La dynamique touche également Banfora, dans la région des Cascades.
Le site officiel de la SOTRACO référence actuellement Banfora parmi ses implantations et propose des tarifs spécifiques pour les usagers de cette ville : le ticket à la course est affiché à 150 FCFA, avec également des formules d’abonnement.
Cette présence est également confirmée par l’observation de terrain de FasoAmazone.net : le service de transport SOTRACO est effectivement opérationnel à Banfora.
La ville de Banfora vient ainsi compléter le maillage progressif du réseau de transport public dans les régions.

De nouvelles lignes validées à Gaoua
La dynamique d’expansion se poursuit dans d’autres villes.
À Gaoua, un atelier de validation tenu le 1er avril 2026 a permis de retenir 9 lignes, dont 3 lignes ordinaires et 6 lignes intercommunales.
Les lignes intercommunales concernent notamment :
Gaoua-Kampti ;
Gaoua-Batié ;
Gaoua-Tiankoura ;
Diébougou-Dano ;
Diébougou-Bondigui ;
Diébougou-Tiankoura.
Selon la SOTRACO, ces dessertes doivent contribuer à améliorer la mobilité des populations de Gaoua et des communes environnantes.

Des bus SOTRACO flambants neufs stationnés, prêts à assurer les différentes dessertes.

Trois nouvelles lignes validées à Manga
À Manga, un atelier tenu le 17 mars 2026 a permis de valider 3 nouvelles lignes, dont une ligne ordinaire et deux lignes intercommunales.
La ligne ordinaire doit notamment relier le Centre hospitalier régional de Manga au CSPS du secteur n°5.
Cette extension s’inscrit dans la volonté affichée d’élargir progressivement le transport collectif aux grandes villes du pays.

Six lignes validées à Fada N’Gourma
À Fada N’Gourma, la SOTRACO a également validé un nouveau réseau comprenant 6 lignes, dont 5 lignes ordinaires et une ligne intercommunale.
La société avait annoncé que 15 bus devaient assurer les différentes dessertes de ce réseau.
Une transformation qui dépasse le nombre de bus
Au regard de ces évolutions, la transformation de la SOTRACO ne se limite donc pas à l’acquisition de nouveaux véhicules.

Elle repose sur trois leviers :
1. Le renforcement financier, avec un capital social porté à 5 milliards FCFA ;
2. Le renouvellement et l’augmentation des moyens roulants, avec 530 nouveaux bus acquis récemment ;
3. L’élargissement territorial, avec des réseaux urbains et intercommunaux qui se développent progressivement à Ouagadougou et dans plusieurs villes du pays.
La carte de la mobilité publique évolue ainsi progressivement, avec une présence qui s’étend de la capitale vers les grandes villes et leurs communes environnantes.
Des investissements qui devront se traduire dans le quotidien des usagers
Si les chiffres témoignent d’un effort d’investissement important, le véritable défi reste désormais celui de la qualité du service.

Un arrêt SOTRACO aménagé pour les usagers du transport collectif.

La disponibilité des bus, la régularité des rotations, l’entretien du parc, la couverture effective des lignes, l’accessibilité des tarifs et la sécurité des usagers seront autant d’indicateurs permettant d’apprécier concrètement l’impact de ces investissements.
La Primature a d’ailleurs appelé les responsables de la SOTRACO à une gestion rigoureuse, préventive et professionnelle des nouveaux équipements afin d’en assurer la pérennité.
Une nouvelle étape pour le transport public burkinabè
De 800 millions à 5 milliards de FCFA de capital social, 530 nouveaux bus acquis récemment, et un réseau qui s’étend progressivement à plusieurs villes et communes : la SOTRACO dispose aujourd’hui de moyens renforcés pour relever le défi de la mobilité collective.

De Ouagadougou à Bobo-Dioulasso, Koudougou, Ouahigouya, Dédougou et Banfora, jusqu’aux nouvelles dessertes validées à Gaoua, Manga et Fada N’Gourma, le transport public burkinabè connaît une phase d’expansion.

Au-delà des discours et des débats sur les politiques publiques, les investissements, les nouveaux équipements et l’extension du réseau constituent des éléments concrets permettant de mesurer cette évolution.

Pour les populations, l’attente est désormais claire : que ces moyens supplémentaires se traduisent durablement par des déplacements plus accessibles, plus réguliers et mieux adaptés aux besoins des usagers.
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Sources : Ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité (MATM) ; Primature du Burkina Faso ; Société de transport en commun (SOTRACO) — informations officielles consultées en août 2026.

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