🇸🇳 Macky Sall : l’Afrique de l’Ouest garde une voix dans la course

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Macky Sall, ancien président du Sénégal et candidat africain à la succession d’António Guterres à la tête des Nations unies.

Face à cette dynamique féminine, la candidature de Macky Sall constitue l’un des principaux profils africains de cette compétition internationale.

L’ancien président du Sénégal, candidat officiellement présenté par le Burundi en mars 2026, a obtenu lors du troisième vote 5 voix « encourager », 9 « décourager » et 1 « sans opinion ». Ce résultat ne met pas fin à sa candidature, mais traduit un niveau de soutien inférieur à celui enregistré par les deux candidates arrivées en tête.

Le profil de Macky Sall repose notamment sur une longue expérience de gouvernance nationale, régionale et continentale.

Président du Sénégal de 2012 à 2024, il a également présidé le NEPAD, la CEDEAO et l’Union africaine. Selon son dossier officiel de candidature, son parcours comprend notamment des responsabilités dans les domaines du développement, de la paix et de la sécurité, ainsi que dans les négociations internationales.

Lors du dialogue organisé par l’ONU avec les candidats, Macky Sall a lui-même mis en avant trois niveaux d’expérience : nationale, régionale et continentale. Il a notamment cité son expérience à la tête de la CEDEAO, de l’Union africaine et du NEPAD, ainsi que son rôle dans la campagne ayant conduit à l’entrée de l’Union africaine au G20.

Pour l’Afrique de l’Ouest, sa candidature porte donc une dimension particulière : celle d’un ancien chef d’État disposant d’une expérience directe des mécanismes de coopération régionale et continentale.

Rebeca Grynspan, candidate du Costa Rica à la succession d’António Guterres, arrive en tête du troisième vote indicatif du Conseil de sécurité de l’ONU.

🌍 Une compétition où l’Afrique et les femmes occupent une place particulière

La troisième consultation ne permet pas encore de désigner un vainqueur. Elle donne plutôt une photographie des rapports de force au sein du Conseil de sécurité.

Derrière Grynspan et Rodrigues Birkett, l’Argentin Rafael Grossi et l’Ougandais Olara Otunnu obtiennent chacun 5 voix « encourager ». Macky Sall obtient également 5 voix, tandis que María Fernanda Espinosa, Michelle Bachelet et Ivonne A-Baki enregistrent des scores plus faibles lors de ce troisième tour.

La procédure reste cependant ouverte. Les votes indicatifs sont non contraignants. Pour qu’un candidat soit finalement recommandé, il devra obtenir au moins 9 voix au Conseil de sécurité et ne pas être bloqué par l’un des cinq membres permanents : États-Unis, Chine, Russie, France et Royaume-Uni. La recommandation sera ensuite soumise à l’Assemblée générale des Nations unies pour la nomination formelle.

Carolyn Rodrigues-Birkett, candidate de la Guyana au poste de Secrétaire générale des Nations unies, figure parmi les deux candidatures féminines arrivées en tête du troisième vote indicatif.

Une page historique pourrait-elle s’écrire ?

Au-delà des chiffres, cette course porte une question historique : l’ONU est-elle à l’aube de sa première femme Secrétaire générale ?

Rebeca Grynspan et Carolyn Rodrigues Birkett sont aujourd’hui les deux candidatures féminines les mieux positionnées dans le troisième vote indicatif. Leur présence en tête place la question du leadership féminin au cœur de la succession d’António Guterres.

Mais la compétition reste ouverte.

Et au milieu de cette bataille diplomatique, la candidature de Macky Sall rappelle également la place des profils africains dans la recherche du prochain dirigeant de l’organisation mondiale.

Femmes en première ligne, candidature africaine toujours présente : la course à la tête de l’ONU entre désormais dans une phase où chaque voix, chaque dialogue et chaque consensus pourraient compter.

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Sources : Nations unies, Reuters, PassBlue,

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