
Ouagadougou, 5 octobre 2026 – À l’instar de la communauté internationale, le Burkina Faso célèbre ce lundi 5 octobre 2026 la Journée mondiale de l’Habitat, placée cette année sous le thème « Un logement décent pour tous ». Dans son message, le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, appelle à une mobilisation collective pour améliorer l’accès au logement et construire des villes plus planifiées, inclusives et résilientes.
Pour le ministre, cette journée constitue une occasion de renouveler l’engagement national en faveur d’un habitat digne, sûr et adapté aux besoins des populations. Au Burkina Faso, la croissance rapide des villes, la pression sur le foncier, l’insuffisance de certains services urbains et les effets du changement climatique imposent, selon lui, de repenser les modes de planification, de construction et d’habitation.
Le logement, un enjeu de dignité et de cohésion sociale
Mikaïlou Sidibé considère le logement comme bien plus qu’un simple toit. Il représente à la fois un socle de dignité et de cohésion sociale, mais également un levier de développement économique, d’aménagement du territoire et de résilience.
Dans cette perspective, le Gouvernement entend renforcer l’offre de logements, restructurer les zones d’habitat spontané, optimiser la mobilisation du foncier et améliorer la planification et l’aménagement des villes.
Une attention particulière doit également être accordée aux ménages à revenus modestes et aux populations vulnérables, à travers la recherche de mécanismes de financement adaptés.
Accroître l’offre et mieux planifier les villes
Plusieurs programmes sont cités dans le message ministériel, notamment Burkina Faso Deenw Ka Soow, destiné à accroître l’offre de logements, ainsi que le PRO-REST-APUR, consacré à la restructuration de l’habitat spontané et à l’apurement du passif foncier.
Le Programme de développement urbain doit également contribuer à l’amélioration de l’aménagement et de l’équipement des villes.
Le ministre souligne par ailleurs l’importance du développement des villes secondaires, appelées à devenir davantage des pôles d’équilibre, de production et d’opportunités dans le cadre d’une approche territoriale intégrée associant logement, foncier sécurisé, infrastructures et services urbains.
Construire autrement, avec les compétences nationales
Face aux défis environnementaux et économiques, le Burkina Faso entend également promouvoir une autre manière de construire.
Les futurs logements et quartiers devront davantage intégrer les exigences liées à la résilience climatique, à l’efficacité énergétique et à la gestion durable des eaux pluviales.
Le ministre encourage également la valorisation des matériaux locaux, des savoir-faire des artisans ainsi que des compétences des professionnels et entreprises nationales.
Pour Mikaïlou Sidibé, construire avec les capacités et les ressources du pays doit contribuer à renforcer à la fois la souveraineté nationale et l’économie burkinabè.
Une meilleure gestion du foncier
La question foncière demeure au cœur de la politique de l’habitat. Le ministre appelle à une utilisation plus rationnelle du foncier, notamment à travers la mobilisation et l’optimisation du foncier public, ainsi que la promotion d’une densification maîtrisée et de formes urbaines moins consommatrices d’espace.
Cette orientation s’inscrit dans la continuité des réformes engagées dans le secteur de l’urbanisme et de la construction. En juin 2026, le Gouvernement avait notamment adopté des textes visant à simplifier certaines procédures liées aux actes de construction et aux agréments dans les domaines de l’urbanisme, de l’habitat et des infrastructures de transport.
Un appel à l’action collective
À l’occasion de cette Journée mondiale de l’Habitat, Mikaïlou Sidibé invite les collectivités territoriales, le secteur privé, les institutions financières, les entreprises, les artisans, les professionnels du bâtiment, les universités, les centres de recherche, les partenaires au développement et les communautés à prendre leur part dans cette ambition nationale.
« Construire la Patrie, c’est permettre à chaque Burkinabè d’accéder progressivement à un logement décent dans un cadre de vie planifié et résilient », rappelle en substance le ministre dans son message.
Pour le département en charge de la Construction de la Patrie, l’enjeu est désormais de faire du logement et des villes des leviers de dignité, de développement endogène et de souveraineté.
Horossi
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